Assistant socio-éducatif : 20 cas corrigés pour préparer l’oral

Proposition de correction — non officielle. Ces vingt situations fictives sont des sujets originaux d’entraînement à l’entretien d’assistant territorial socio-éducatif. Elles couvrent des questions transversales et des situations liées aux spécialités assistant de service social, éducation spécialisée et conseil en économie sociale et familiale. Chaque cas indique son champ ; dans votre réponse, situez votre métier, vos missions et les limites de votre intervention.

L’entretien du concours dure 25 minutes, avec un exposé initial de 5 minutes au plus. Les cas ci-dessous servent à travailler les échanges avec le jury : ils ne remplacent pas cet exposé. La note nationale de cadrage de l’entretien présente les attentes de l’épreuve.

Pour chaque situation, préparez une réponse à voix haute avant de lire le corrigé. Les propositions expliquent un raisonnement possible : les informations complémentaires et l’organisation du service peuvent conduire à d’autres décisions argumentées.

Cas 01 — Un accueil sans rendez-vous à la fermeture

Champ : accueil social, transversal. À dix minutes de la fermeture d’un centre communal d’action sociale, une mère se présente avec deux enfants. Elle indique n’avoir rien à leur donner à manger le soir même. Elle n’a pas de dossier dans le service et son téléphone ne fonctionne plus. Les rendez-vous ordinaires sont complets pour la semaine.

Questions. Que faites-vous pendant les premières minutes ? Comment traitez-vous l’absence de dossier ? Quelle suite organisez-vous ?

Proposition de réponse

Je reçois la personne dans un espace préservant la confidentialité, avec une solution adaptée à la présence des enfants. Je distingue le besoin immédiat de la demande d’accompagnement : nourriture disponible pour ce soir, possibilité de rentrer ou d’être hébergés, autres difficultés urgentes. Je recueille les informations nécessaires pour comprendre la situation, sans conduire d’emblée un entretien administratif exhaustif.

L’absence de dossier ne suffit pas à reporter l’évaluation du besoin. Je contacte le responsable ou le professionnel habilité pour identifier une réponse réellement accessible : aide d’urgence de la collectivité selon ses règles, partenaire alimentaire encore ouvert ou relais social compétent. Je n’annonce ni versement ni distribution dont je n’ai pas la maîtrise. Si une orientation est retenue, je m’assure que le partenaire peut recevoir cette famille et j’explique concrètement où aller et comment.

Avant le départ, je conviens d’une suite : rendez-vous, personne référente et moyen de contact utilisable malgré le téléphone défaillant. La trace professionnelle distingue la demande déclarée, l’évaluation effectuée et l’aide proposée. Je n’assimile pas la précarité alimentaire à elle seule à une défaillance parentale.

Relance du jury : « Et si votre responsable est absent ? » J’utilise le circuit de continuité et les habilitations prévues par le service ; je n’engage pas seul une dépense que je ne peux autoriser.

Cas 02 — Une demande de domiciliation refusée au guichet

Champ : assistant de service social. Un homme hébergé quelques nuits chez différents proches demande une domiciliation. Un agent lui répond qu’il doit présenter une quittance de loyer de la commune. Il vous explique qu’un de ses enfants y est scolarisé et qu’il ne reçoit plus ses courriers administratifs.

Questions. Quelle difficulté identifiez-vous ? Quels éléments recueillez-vous ? Quelle réponse proposez-vous ?

Proposition de réponse

La demande concerne précisément une personne sans adresse suffisamment stable pour recevoir son courrier. Exiger systématiquement une quittance de loyer risque donc d’écarter le public auquel la domiciliation est destinée. L’hébergement temporaire par un tiers peut relever de ce dispositif. J’examine la stabilité réelle de l’adresse disponible et le lien avec la commune ; l’exercice de l’autorité parentale sur un enfant mineur qui y est scolarisé figure parmi les liens possibles.domiciliation

Je reprends les faits avec la personne : adresses successives, possibilités de recevoir le courrier de manière confidentielle, situation de l’enfant et démarches déjà engagées. Je propose que la demande soit examinée par l’organisme compétent selon la procédure de domiciliation, au lieu de confirmer un refus oral fondé sur cette seule pièce manquante.

J’explique la différence entre avoir une adresse administrative et obtenir un logement. Je prépare avec lui la réception et le retrait régulier du courrier, car une adresse inutilisée ne résoudrait pas ses difficultés. Si une décision défavorable est prise, je l’aide à comprendre ses motifs et les possibilités de contestation indiquées dans cette décision, sans annoncer à l’avance son annulation.

Erreur à éviter : délivrer soi-même une attestation de domiciliation sans compétence pour prendre cette décision.

Cas 03 — Un budget qui paraît laisser 557 euros

Champ : conseil en économie sociale et familiale. Un ménage dispose de 1 410 € de revenus et de 270 € d’aide au logement, cette aide étant versée sur son compte. Ses dépenses mensuelles connues sont : loyer 580 €, énergie 110 €, alimentation 280 €, transport 44 €, assurance 35 €, téléphone 29 €, remboursement d’une dette 45 €. Il demande si une mensualité de crédit de 150 € est supportable.

Questions. Calculez le solde apparent. Permet-il de répondre immédiatement oui ? Que cherchez-vous à préciser ?

Proposition de réponse

Les ressources annoncées sont de 1 680 €. Les dépenses connues totalisent 1 123 € : 580 + 110 + 280 + 44 + 35 + 29 + 45. Le solde apparent est donc 557 € par mois. Avec une mensualité supplémentaire de 150 €, il serait de 407 €.

Ce calcul ne suffit pas à conclure que le crédit est soutenable. Il manque notamment la composition du ménage, la régularité des revenus, les frais de santé, les vêtements, les charges annuelles, les éventuels frais bancaires et les dépenses exceptionnelles. Je reconstruis avec la famille un budget sur plusieurs mois et distingue les charges certaines des montants estimés. L’objectif n’est pas de lui imposer une norme de consommation, mais de mesurer ce qu’elle doit encore financer et la marge qu’elle souhaite conserver.

Je demande aussi l’objet du crédit, son coût total, sa durée et l’existence d’autres engagements. Une décision pourra alors être discutée à partir de scénarios concrets, dont le report de l’achat ou une autre solution adaptée. Je ne transforme pas le seul « reste » arithmétique en autorisation de souscrire.

Relance du jury : « Et si les 270 € étaient versés directement au bailleur ? » Il faudrait les retrancher du loyer à payer et ne pas les compter à nouveau comme une somme disponible : revenus 1 410 €, loyer résiduel 310 €, autres dépenses 543 €, soit le même solde de 557 €.

Cas 04 — Un impayé de loyer et une peur d’expulsion

Champ : service social et conseil en économie sociale et familiale. Une locataire présente un commandement de payer reçu la veille. Elle doit 1 860 € de loyers. Elle souhaite l’ignorer, car elle pense qu’aucune démarche n’est possible pendant la trêve hivernale. Sa situation d’aide au logement est incertaine.

Questions. Quelles priorités retenez-vous ? Quels interlocuteurs mobilisez-vous ? Que répondez-vous au sujet de la trêve ?

Proposition de réponse

Je lis avec elle l’acte : date de signification, montant et détail de la dette, échéances et mentions de la procédure. Je rassemble les justificatifs de loyers et de paiements pour rapprocher la somme réclamée des comptes disponibles. Je propose rapidement un appui de l’ADIL ou d’un professionnel du droit pour l’analyse de l’acte et des recours. La trêve hivernale ne justifie pas d’ignorer un commandement ou une procédure.expulsion

En parallèle, je reprends le budget courant et la situation auprès de la Caf ou de la MSA, avec la personne. Un échéancier n’est crédible que s’il tient compte de sa capacité réelle à payer le loyer courant et à rembourser la dette. Avec son accord et dans le cadre de ma mission, je facilite les échanges utiles avec le bailleur.

J’examine les aides mobilisables, notamment le FSL selon le règlement départemental. Il peut intervenir pour certaines difficultés liées au logement, mais je ne promets ni son attribution ni l’effacement de la dette.fsl Nous fixons les prochaines démarches, leur responsable et leur date. Les volets juridique et social avancent ensemble : constituer une demande d’aide ne suspend pas, à lui seul, les délais de l’acte reçu.

Erreur à éviter : conseiller de cesser de payer le loyer courant en attendant une éventuelle aide.

Cas 05 — Un ménage veut payer un intermédiaire pour son surendettement

Champ : conseil en économie sociale et familiale. Un couple ne parvient plus à payer ses crédits et ses charges courantes. Une société lui propose, pour 390 €, de « garantir l’effacement de toutes les dettes ». Le couple souhaite votre accord avant de signer.

Questions. Que pouvez-vous affirmer ? Comment préparez-vous l’accompagnement ? Quelle promesse refusez-vous de reprendre ?

Proposition de réponse

La procédure de surendettement mise en œuvre par la Banque de France est gratuite. Un travailleur social, un point conseil budget ou un CCAS peut aider à constituer le dossier. Aucune société ne peut garantir la décision de la commission ni l’effacement intégral des dettes.surendettement

Je propose de lire les documents présentés avant toute signature et de dresser un état précis des ressources, charges, dettes et échéances urgentes. Je distingue les montants déclarés des décomptes confirmés et repère les démarches déjà engagées. Le couple conserve la maîtrise des informations et de la décision de déposer un dossier ; je lui explique l’utilité des justificatifs et l’aide que je peux effectivement apporter.

Nous identifions le canal de dépôt adapté à sa situation et un accompagnement gratuit disponible. Je n’annonce pas qu’un simple contact avec la Banque de France suspend immédiatement tous les paiements et toutes les poursuites : les effets dépendent des étapes et décisions de la procédure. Si des actes de procédure sont en cours, j’organise également un relais juridique pour qu’ils soient examinés à temps.

Relance du jury : « Refusez-vous toute aide si le couple a déjà signé ? » Non : je poursuis l’accueil, clarifie l’engagement et l’oriente vers le conseil compétent pour apprécier le contrat.

Cas 06 — Des violences conjugales révélées en entretien

Champ : accueil social et protection, transversal. Une femme vous explique que son conjoint contrôle son argent et son téléphone, la menace et l’a frappée récemment. Deux enfants vivent au domicile. Elle ne souhaite pas déposer plainte aujourd’hui. Le conjoint l’attend à proximité du service.

Questions. Que recherchez-vous immédiatement ? Comment respectez-vous ses choix ? Quelles protections et quelles suites envisagez-vous ?

Proposition de réponse

Je m’assure d’abord que l’échange peut se dérouler hors de la présence et de l’écoute du conjoint. Je recherche un danger immédiat pour elle et les enfants : menaces actuelles, possibilité de quitter le lieu en sécurité, besoin de soins et exposition des enfants. Si une intervention urgente est nécessaire, le 17 ou le 112 permet de joindre les secours ; un SMS au 114 peut être utilisé lorsque parler est impossible.violences

Je reconnais les faits qu’elle rapporte sans les minimiser et sans la rendre responsable de la violence. Son refus de déposer plainte aujourd’hui ne doit pas entraîner un refus d’accompagnement. Je présente les possibilités de soutien spécialisé, de mise à l’abri et d’accès au droit, puis construis avec elle les démarches réalisables et un moyen de contact sûr. Je ne remets pas une documentation ou un message qui risquerait de la mettre davantage en danger.

La présence d’enfants exige une évaluation spécifique de leur sécurité et du besoin de protection ; je ne la traite pas comme un simple détail du dossier conjugal. Je mobilise le cadre et le circuit de protection adaptés, en expliquant les limites légales de la confidentialité. Une médiation avec l’auteur des violences n’est pas une réponse à improviser dans cette situation.

Relance du jury : « Appelez-vous le conjoint pour entendre sa version ? » Pas dans le cadre de cet accueil : une telle prise de contact pourrait aggraver le risque et ne répond pas à l’urgence de protection.

Cas 07 — Un enfant dit avoir peur de rentrer chez lui

Champ : protection de l’enfance, service social et éducation spécialisée. Lors d’un entretien dans un service accueillant des familles, un enfant de neuf ans raconte spontanément qu’un adulte du domicile le frappe. Il dit avoir peur du retour prévu dans l’heure et vous demande de ne rien dire. Vous n’avez encore parlé à aucun parent.

Questions. Comment accueillez-vous ses paroles ? Quelle priorité donnez-vous à sa sécurité ? Que transmettez-vous et à qui ?

Proposition de réponse

Je laisse l’enfant parler avec ses mots, sans multiplier les questions suggestives ni chercher à vérifier moi-même une infraction. Je lui explique simplement que j’ai entendu sa peur et que je dois chercher de l’aide pour le protéger. Je ne promets pas de garder le secret. Je note fidèlement ses propos, la date et les circonstances, en séparant ce qu’il a dit de mes observations.

La crainte d’un retour imminent auprès d’un auteur présumé impose d’apprécier sans délai la nécessité d’une protection immédiate. J’alerte le professionnel responsable et mobilise le circuit prévu pour le danger grave et immédiat : autorité judiciaire et, si nécessaire, secours. Une discussion interne ne doit pas retarder cette protection. Une transmission adaptée à la CRIP accompagne le circuit retenu ; je ne me contente pas de programmer un rendez-vous ultérieur.enfance

Je n’organise pas de confrontation avec l’adulte désigné et n’informe pas automatiquement cet adulte avant l’alerte si cela risque de nuire à l’enfant. J’explique au mineur, à son niveau de compréhension, ce qui va se passer dans l’immédiat. Je reste dans ma mission : accueillir, protéger, transmettre des éléments précis ; l’enquête relève des autorités compétentes.

Erreur à éviter : demander à l’enfant de répéter son récit devant plusieurs professionnels uniquement pour convaincre chacun de sa crédibilité.

Cas 08 — Des inquiétudes répétées autour d’un adolescent

Champ : protection de l’enfance, service social et éducation spécialisée. Une famille accompagnée cumule des rendez-vous manqués et une forte instabilité matérielle. L’adolescent de treize ans arrive souvent très fatigué et décrit des soirées où il garde seul ses jeunes frères. À ce stade, aucun danger immédiat n’est identifié, mais les observations se répètent.

Questions. Comment analysez-vous les faits ? Faut-il attendre une certitude de maltraitance ? Quelle place donnez-vous à la famille ?

Proposition de réponse

Je rassemble des éléments datés : propos de l’adolescent, fréquence et durée des situations, observations directes et informations attribuées à leur source. Je m’intéresse aussi aux appuis existants et aux possibilités d’aide. Des rendez-vous manqués ou la précarité ne suffisent pas, seuls, à conclure à une situation de danger ; leur articulation avec la fatigue et les responsabilités imposées au mineur mérite une évaluation.

Je confronte l’analyse avec les professionnels habilités, dans le cadre de leur mission. Une information préoccupante concerne un danger ou un risque de danger : il n’est pas nécessaire de disposer des preuves qu’exigerait une enquête pénale pour transmettre une inquiétude étayée à la CRIP. Je m’appuie sur le circuit départemental, sans attendre qu’un événement grave survienne.enfance

Je recherche le point de vue de l’adolescent et de ses responsables et leur explique les démarches et l’objectif de protection, sauf si cette information est contraire à l’intérêt de l’enfant. Le suivi social continue : une transmission n’est pas un désengagement. Si des éléments nouveaux révèlent une urgence, je réévalue immédiatement le circuit à mobiliser.

Relance du jury : « Les parents nient toute difficulté. Est-ce la fin de l’évaluation ? » Non : leur point de vue est un élément à prendre en compte, sans effacer les faits observés ni dispenser d’une évaluation du risque.

Cas 09 — Une réunion de partenaires demande le dossier complet

Champ : coordination, transversal. Une famille est suivie par un service social et un service éducatif. Lors d’une réunion organisée pour stabiliser la scolarité des enfants, un partenaire demande que chaque professionnel adresse à tous l’intégralité de son dossier, y compris les informations de santé des parents.

Questions. Que répondez-vous ? Quelles informations pourraient être utiles ? Comment organisez-vous les échanges ?

Proposition de réponse

Je propose de préciser l’objectif de la réunion, le rôle des participants et le cadre légal des échanges. L’existence d’un partenariat n’autorise pas à diffuser tout ce que chaque service connaît. Les conditions du partage dépendent notamment de la mission, des professionnels concernés et de la finalité poursuivie ; le seul accord général pour « travailler ensemble » ne remplace pas cette analyse.partage

Pour stabiliser la scolarité, il peut être utile de partager des éléments ciblés : difficultés de transport déjà identifiées, horaires d’un accompagnement, besoins exprimés par la famille, interlocuteur chargé d’une démarche. Le dossier médical détaillé d’un parent n’a pas à circuler par défaut. Je recherche pour chaque donnée son utilité dans l’action décidée et les personnes qui doivent réellement en avoir connaissance.

J’explique à la famille les échanges envisagés, leurs destinataires et leur finalité selon le cadre applicable. Je propose un relevé de décisions limité aux responsabilités, actions et échéances, plutôt qu’un compte rendu diffusant des confidences sans nécessité. La transmission utilise les moyens professionnels autorisés, avec des destinataires contrôlés. La continuité du suivi doit être organisée sans créer un fichier partagé ouvert à tous les partenaires.

Erreur à éviter : présenter le « secret partagé » comme une autorisation générale de tout échanger.

Cas 10 — Un élu réclame l’histoire complète d’une famille

Champ : déontologie et environnement territorial, transversal. Un élu demande par téléphone votre dossier sur une famille qu’il connaît personnellement. Il explique vouloir « savoir ce qui se passe » avant une réunion publique. Il ne formule ni décision à instruire ni compétence particulière nécessitant ces informations.

Questions. Comment répondez-vous sans rompre le dialogue institutionnel ? Tout échange avec un élu est-il interdit ? Quelle information pouvez-vous proposer ?

Proposition de réponse

Je précise la demande et sa finalité, puis explique que le dossier comporte des informations protégées. Dans la situation décrite, la connaissance personnelle de la famille et la préparation d’une réunion publique ne justifient pas l’accès à son histoire sociale. Je ne transmets pas le dossier et ne confirme pas de détails sensibles par téléphone.

Il serait toutefois inexact de répondre qu’aucune information ne peut jamais être communiquée à un élu. L’article L.121-6-2 du code de l’action sociale et des familles prévoit un cadre déterminé pour certaines transmissions au maire ou au président du conseil départemental, limitées à ce qui est strictement nécessaire à leurs compétences. Une demande informelle et générale ne remplit pas, à elle seule, ce cadre.coordination

Je propose de traiter la demande par le responsable du service et, si elle porte sur la politique sociale, de fournir des données d’activité réellement anonymisées ou des informations sur les dispositifs. Une suppression du nom ne suffit pas si les détails permettent de reconnaître cette famille. Je conserve une trace professionnelle de la demande et de la réponse apportée, sans transformer la situation en conflit personnel avec l’élu.

Relance du jury : « Et s’il insiste en invoquant son mandat ? » Je maintiens l’explication du cadre et sollicite l’appui de ma hiérarchie ; je ne divulgue pas le dossier sous la pression.

Cas 11 — Un mot de passe laissé pour finir une démarche

Champ : accompagnement numérique, transversal. Une personne peu à l’aise avec l’écrit vous donne ses identifiants administratifs sur un papier et vous demande de terminer sa démarche après son départ. Un collègue propose de conserver ces accès dans un tableau commun du service pour « gagner du temps la prochaine fois ».

Questions. Que faites-vous des identifiants ? Comment distinguez-vous aide en présence et intervention à la place de l’usager ? Quelle alternative proposez-vous ?

Proposition de réponse

Je commence par identifier ce que la personne peut faire elle-même avec une aide adaptée : lecture des consignes, navigation accompagnée, explication des documents demandés. En sa présence, je l’encourage à saisir ses accès et je limite les traces laissées sur le poste. À la fin, les comptes sont déconnectés et les identifiants ne sont pas enregistrés dans le navigateur.numerique

Finir une démarche en son absence change le cadre : il faut un mandat délimitant les démarches autorisées ou un autre cadre de représentation applicable, ainsi que les moyens sécurisés prévus par le service. Une simple habilitation professionnelle ne donne pas, à elle seule, le pouvoir de représenter l’usager. La remise spontanée d’un papier ne suffit pas à régler ces questions. Je clarifie la demande avant d’agir et peux proposer un autre rendez-vous ou un accompagnateur habilité lorsque le service n’a pas ce cadre.

Le tableau commun de mots de passe est écarté. Il exposerait les comptes à des accès non nécessaires et ne respecterait pas les recommandations de sécurité. Je reprends avec la personne ce qu’elle autorise effectivement et les modalités de suivi, sans conserver des secrets de connexion par commodité. Si des accès ont déjà circulé, j’applique le circuit du service pour faire traiter l’exposition et sécuriser les comptes concernés.

Erreur à éviter : demander le mot de passe par principe à toute personne sollicitant une aide numérique.

Cas 12 — Un adulte refuse une visite à domicile

Champ : éducation spécialisée, accompagnement par un service social ou médico-social. Dans un service d’accompagnement, un adulte refuse désormais les visites à domicile. Il souhaite continuer à rencontrer l’éducateur dans un lieu extérieur. L’équipe craint de perdre des informations utiles sur ses difficultés quotidiennes. Aucun péril immédiat ni mandat autorisant une entrée contrainte n’est indiqué.

Questions. Comment accueillez-vous ce refus ? La fin de l’accompagnement s’impose-t-elle ? Comment proposez-vous un cadre de travail ?

Proposition de réponse

Je recherche les raisons du refus : sentiment d’intrusion, fatigue, mauvaises expériences ou désaccord sur les objectifs. Je reconnais que le domicile est un espace privé. Dans le cadre d’un établissement ou service social et médico-social, le respect de la vie privée, le choix et la participation de la personne à son accompagnement sont des droits à prendre en compte.droits

Je ne conditionne pas automatiquement toute aide à l’acceptation de cette visite. J’examine avec elle des modalités compatibles avec la mission : rendez-vous au service, lieu extérieur préservant la confidentialité, rythme différent, travail sur une activité précisément choisie. J’explique ce qu’une visite permettrait d’observer et ce que son absence peut limiter, sans utiliser cet argument comme une menace.

Je partage avec l’équipe les éléments nécessaires pour adapter le projet. Des objectifs sont convenus et réévalués à une échéance précise. Si des obligations particulières résultent d’une décision ou d’un cadre de prise en charge, elles doivent être explicitées plutôt que supposées. Une aggravation ou un danger nouveau nécessiterait une autre analyse ; il n’est pas établi dans l’énoncé.

Relance du jury : « Vous ne pouvez donc plus observer son autonomie ? » Je peux travailler sur des situations concrètes choisies avec lui et croiser des observations autorisées ; une visite imposée n’est pas le seul moyen d’évaluation.

Cas 13 — Préparer la majorité sans rupture d’accompagnement

Champ : éducation spécialisée. Une jeune de dix-sept ans, accompagnée par l’aide sociale à l’enfance, prépare une formation. Elle craint de perdre logement, ressources et interlocuteurs à ses dix-huit ans. Elle vous demande de lui garantir que rien ne changera. Plusieurs démarches restent à engager avant sa majorité.

Questions. Que pouvez-vous lui promettre ? Quels domaines travaillez-vous avec elle ? Comment évitez-vous une succession de renvois entre services ?

Proposition de réponse

Je prends cette inquiétude au sérieux et distingue les décisions déjà prises des possibilités encore à instruire. Je ne garantis pas personnellement un hébergement ou une prestation. Je ne présente pas non plus la majorité comme l’arrêt automatique de tout soutien : les possibilités et obligations de poursuite de prise en charge doivent être examinées avec le service compétent à partir de sa situation. L’article L.222-5 prévoit notamment la prise en charge de jeunes de moins de 21 ans antérieurement confiés à l’ASE et sans ressources ou soutien familial suffisants, dans les conditions qu’il fixe.jeunes

Nous construisons un état des besoins et des démarches : solution de logement, ressources, formation, santé, papiers, transport et liens de confiance. Pour chaque point, nous précisons ce qu’elle sait déjà faire, l’aide nécessaire, le professionnel responsable et la prochaine échéance. Le projet respecte ses priorités ; il ne se résume pas à remplir à sa place tous les formulaires à la veille de son anniversaire.

J’organise les relais avec les partenaires compétents et recherche un passage concret : rendez-vous confirmé, présentation conjointe si elle est pertinente, transmission limitée aux informations nécessaires et accord sur le contact à reprendre en cas de difficulté. La jeune doit pouvoir expliquer son projet et savoir qui joindre ; un dossier transmis entre deux services ne garantit pas, à lui seul, la continuité de l’accompagnement.

Erreur à éviter : lui demander de devenir autonome immédiatement dans tous les domaines pour prouver qu’elle mérite d’être aidée.

Cas 14 — Un adolescent absent du collège et des parents en désaccord

Champ : éducation spécialisée et service social. Un adolescent de quatorze ans manque régulièrement le collège. Sa mère évoque des difficultés de transport ; son père parle de manque de volonté. Le jeune explique, lorsqu’il est seul avec vous, qu’il évite un groupe qui l’attend près de l’établissement. Les parents demandent une sanction immédiate.

Questions. Quelle hypothèse refusez-vous de tenir pour acquise ? Comment recueillez-vous les différents points de vue ? Quelle première action construisez-vous ?

Proposition de réponse

Je ne réduis pas les absences à une faute de motivation. Je distingue les éléments observables, les explications de chaque parent et la parole du jeune. Son évitement peut être lié à un risque de violences ou de harcèlement ; je recherche ce qui permet d’apprécier sa sécurité, sans mener moi-même une enquête scolaire ou pénale.

Je travaille avec le jeune et les responsables de l’établissement compétents pour définir une reprise sécurisée : personne à contacter à l’arrivée, modalités d’accueil et traitement des faits signalés selon le cadre scolaire. Avec les parents, je clarifie ce qui relève du transport, de l’organisation familiale et de la relation au collège. Les échanges sont limités aux informations utiles ; je ne diffuse pas le récit intime du jeune à tous les intervenants.

Le premier objectif peut être de permettre un retour effectif et sûr, puis d’observer l’assiduité à une échéance convenue. Je maintiens une place pour l’adolescent dans les décisions qui le concernent. Si l’évaluation révèle un danger ou un risque de danger nécessitant une protection, j’utilise le circuit approprié ; je ne traite pas tout absentéisme comme un simple problème de discipline.

Relance du jury : « Faut-il cacher les propos du jeune à ses parents ? » Je n’énonce pas une règle générale : j’examine ce qui peut être partagé, avec qui et avec quelles conséquences pour sa protection, puis lui explique les démarches.

Cas 15 — Une demande MDPH réduite à un diagnostic

Champ : service social et éducation spécialisée. Un adulte souhaite déposer une demande à la maison départementale des personnes handicapées. Il possède un certificat médical, mais sa demande ne décrit pas ses difficultés pour prendre les transports, préparer ses repas ou suivre une formation. Sa sœur répond à toutes les questions à sa place.

Questions. Sur quoi porte votre aide ? Quelle place donnez-vous au demandeur et à sa sœur ? Qui décide de l’attribution des droits ?

Proposition de réponse

J’aide la personne à décrire les conséquences concrètes de ses difficultés et ses besoins, dans ses propres mots ou avec un support accessible : déplacements, vie quotidienne, relations, études ou activité professionnelle. Je ne modifie pas le certificat et ne pose pas de diagnostic. Le formulaire de demande distingue précisément différents domaines de vie ; le certificat médical est une pièce nécessaire, mais ne remplace pas l’expression des besoins.mdph

Je m’adresse d’abord au demandeur. Je lui demande quelle aide il souhaite de sa sœur et je précise le rôle de celle-ci, notamment l’existence éventuelle d’une représentation légale. La présence d’un proche ne lui donne pas automatiquement le pouvoir de décider ou d’accéder à toute information. Son témoignage peut éclairer certaines difficultés sans faire disparaître les choix et les souhaits de l’adulte.

Je facilite la constitution et le suivi d’un dossier complet. La MDPH reçoit et instruit la demande ; l’équipe pluridisciplinaire évalue les besoins et prépare des propositions de compensation. La commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) prend les décisions ou rend les avis qui relèvent de sa compétence. Il faut également distinguer cette décision des conditions de versement vérifiées par l’organisme payeur concerné.mdph-traitement Je ne promets ni taux d’incapacité ni prestation particulière. Une réponse utile au jury montre le lien entre les difficultés vécues, le projet de la personne, les pièces nécessaires et le rôle de chaque professionnel.

Erreur à éviter : recopier un diagnostic dans toutes les rubriques au lieu de décrire les besoins de compensation et les attentes de la personne.

Cas 16 — Un relais de suivi avant votre départ

Champ : continuité de service, transversal. Vous quittez un service dans quinze jours. Une personne accompagnée depuis plusieurs mois craint de devoir raconter de nouveau toute son histoire. Votre successeur n’a pas encore été désigné. Deux rendez-vous importants sont prévus après votre départ.

Questions. Que préparez-vous ? Quel contenu transmettez-vous ? Que dites-vous à la personne sur la suite du suivi ?

Proposition de réponse

Je repère les échéances qui ne peuvent attendre, les démarches engagées et les risques de rupture. Avec le responsable, je fais déterminer qui assurera effectivement la continuité, même si un remplacement définitif n’est pas encore connu. Pour les deux rendez-vous, je précise les documents nécessaires, le professionnel à joindre et ce qui doit être fait avant leur date.

Je prépare une synthèse professionnelle utile au relais : demande actuelle, objectifs convenus, actions réalisées, décisions attendues et points d’attention nécessaires. Je sépare les faits confirmés des hypothèses et des propos rapportés. Le dossier est transmis selon les habilitations et moyens du service, sans copie sur un appareil ou une messagerie personnelle. La continuité ne nécessite pas que chaque nouvel intervenant lise toutes les confidences antérieures.partage

J’explique à la personne ce qui est organisé, ce qui reste incertain et qui elle peut contacter. Si une présentation avec le relais est possible, je la prépare avec elle. Je ne promets pas une disponibilité personnelle après mon départ. La personne repart avec des repères concrets pour les démarches urgentes, et non avec la seule formule « quelqu’un vous rappellera ».

Relance du jury : « Et si personne n’est nommé le dernier jour ? » J’alerte formellement le responsable sur les échéances et le besoin de continuité ; je n’invente pas un référent et ne transfère pas officieusement le suivi à mon adresse privée.

Cas 17 — Un propos discriminatoire à l’accueil

Champ : égalité d’accès au service public, transversal. À l’accueil, vous entendez un collègue dire à une personne que « les gens de son origine » ne devraient pas demander d’aide dans cette commune. Aucun critère du dispositif n’a été examiné. La personne s’apprête à repartir.

Questions. Que faites-vous immédiatement ? Comment traitez-vous les faits ensuite ? L’attribution d’une aide doit-elle être automatique pour réparer la situation ?

Proposition de réponse

Je rétablis un accueil respectueux et propose que la demande soit examinée selon les critères du dispositif, dans un espace adapté si nécessaire. Je ne laisse pas ce propos devenir une condition d’accès au service et je ne demande pas à la personne de justifier son origine. Un traitement défavorable fondé sur un critère protégé, dans un domaine couvert par la loi, peut relever d’une discrimination ; l’accès aux services publics entre dans ce champ.discrimination

Je rapporte des faits précis au responsable selon le circuit du service : propos entendus, contexte et conséquence sur l’accueil. Je distingue mon témoignage des éléments que je ne connais pas. Je veille à ce que la personne dispose des informations utiles pour faire examiner sa situation et, si elle le souhaite, solliciter un recours ou le Défenseur des droits.

La réponse ne consiste pas à attribuer arbitrairement une aide à laquelle elle ne remplirait pas les conditions. Elle consiste à rétablir une évaluation égale, réelle et respectueuse de sa demande, puis à faire traiter les faits signalés. L’échange professionnel avec le collègue ne remplace ni cette reprise de l’accueil ni le signalement à l’encadrement.

Erreur à éviter : présenter l’événement comme une simple maladresse de langage avant d’avoir pris en compte son effet sur l’accès au service.

Cas 18 — Des menaces pendant un entretien

Champ : sécurité de l’accueil, transversal. Un usager conteste une décision qui ne relève pas de vous. Il hausse la voix, bloque la sortie du bureau et vous menace personnellement. Deux autres personnes attendent dans le couloir. Votre collègue est dans le bureau voisin.

Questions. Quelle priorité retenez-vous ? Jusqu’où poursuivez-vous l’entretien ? Quelles suites professionnelles envisagez-vous ?

Proposition de réponse

La priorité est la sécurité des personnes présentes. Je garde une distance et une attitude permettant de ne pas aggraver la tension, puis j’active l’alerte prévue et sollicite le collègue ou le dispositif de sécurité. Le blocage de la sortie et les menaces ne sont pas un simple désaccord à résoudre en prolongeant l’entretien. En cas de danger immédiat, les secours sont sollicités.

Je n’annonce pas une aide ou une modification de décision pour obtenir le calme, car je ne peux ni la garantir ni la prendre sous la menace. Je ne cherche pas à maîtriser physiquement la personne par une initiative improvisée. Quand la sécurité le permet, j’indique que l’entretien est interrompu et que la contestation devra être reprise dans un cadre adapté.

Après l’événement, je consigne les faits et informe l’encadrement pour les suites de prévention, de soutien et de signalement. La protection fonctionnelle peut être demandée à l’administration dans les conditions applicables aux agressions liées aux fonctions.protection Le service doit aussi examiner l’organisation de l’accueil et les modalités d’un éventuel prochain rendez-vous. Une limite de sécurité n’autorise pas à inventer, seul, une exclusion définitive de l’accès aux droits.

Relance du jury : « Être empathique oblige-t-il à accepter des menaces ? » Non : comprendre la difficulté de l’usager et protéger les personnes sont deux exigences compatibles.

Cas 19 — Un atelier collectif que personne ne veut suivre

Champ : conseil en économie sociale et familiale. Votre service envisage un atelier de gestion du budget pour douze parents. Trois personnes seulement répondent à l’invitation. Plusieurs expliquent qu’elles connaissent déjà les conseils généraux proposés ; deux autres ne disposent pas d’un mode de garde le mercredi prévu.

Questions. Comment analysez-vous cette faible participation ? Que modifiez-vous avant de relancer l’atelier ? Comment évitez-vous de stigmatiser les participants ?

Proposition de réponse

Je ne conclus pas que les familles manquent d’intérêt ou de volonté. Le contenu paraît trop éloigné de certaines attentes et l’organisation empêche d’autres personnes de venir. Je recueille les besoins de façon concrète : comprendre une facture, préparer un achat, comparer des offres ou anticiper une charge annuelle. La participation des personnes à leur accompagnement suppose que leur point de vue puisse modifier le projet, et pas seulement remplir un questionnaire après coup.droits

Je propose un format plus précis et négocié : par exemple, une séance consacrée à la lecture d’une facture anonymisée, à un horaire compatible avec les contraintes identifiées. Je vérifie les moyens réellement disponibles, notamment une éventuelle solution de garde ou un autre créneau ; je ne les annonce pas avant qu’ils soient confirmés.

Les participants choisissent les éléments personnels qu’ils souhaitent exposer. Des supports fictifs peuvent être utilisés pour travailler sans révéler revenus, dettes ou difficultés familiales devant le groupe. J’explique l’objectif de l’atelier sans laisser entendre que les difficultés financières résultent toujours d’une mauvaise gestion. L’évaluation portera sur un apprentissage ou une démarche choisie, pas sur une comparaison publique des budgets des familles.

Erreur à éviter : remplacer la participation volontaire par une menace générale de suspension d’aide dépourvue de fondement dans le dispositif concerné.

Cas 20 — Un bilan d’action qui embellit les résultats

Champ : évaluation et travail en équipe, transversal. Dix-huit personnes ont commencé un parcours collectif. Douze l’ont suivi régulièrement et neuf des dix-huit ont atteint l’objectif annoncé. Le responsable vous demande d’écrire que « 75 % des participants ont réussi grâce au dispositif », car neuf représentent bien 75 % de douze.

Questions. Quels taux calculez-vous ? Que manque-t-il pour affirmer que le dispositif a causé la réussite ? Comment rédigez-vous un bilan utile ?

Proposition de réponse

Le taux de présence régulière est 12 ÷ 18 = 66,7 %, arrondi au dixième. La part des personnes ayant atteint l’objectif parmi tous les participants entrés dans le parcours est 9 ÷ 18 = 50 %. Le taux de 75 % correspondrait à neuf réussites parmi douze personnes : il ne décrit les assidus que si l’on sait que les neuf réussites concernent bien ce groupe. L’énoncé ne le précise pas. Je ne change donc pas de dénominateur pour améliorer le résultat.

Même un taux de réussite bien calculé ne démontre pas à lui seul un effet causal. Il faudrait connaître la définition de l’objectif, le mode d’évaluation, les situations de départ et les autres accompagnements ou événements intervenus. Je peux décrire une évolution observée sans l’attribuer entièrement au dispositif.

Je propose un bilan indiquant les effectifs, les règles de calcul et les limites, puis des enseignements pour l’action : motifs de sorties, obstacles de présence et utilité exprimée par les personnes. Les résultats transmis sont agrégés et suffisamment anonymisés pour éviter la reconnaissance des situations individuelles.partage Un indicateur transparent permet de discuter les améliorations ; un taux flatteur construit sur un groupe incertain ne le permet pas.

Relance du jury : « Votre responsable veut malgré tout garder 75 %. » Je lui présente le calcul et le périmètre exacts, puis propose une formulation fidèle aux données plutôt qu’une réussite de l’ensemble des participants qui n’est pas établie.

Préparer une réponse argumentée à l’entretien

Une réponse gagne en précision quand elle distingue les faits de l’énoncé, ce qui manque à l’évaluation, la première décision et les suites à organiser. Dans les situations de protection, expliquez l’urgence et le circuit retenu. Pour un partenariat, précisez qui a besoin de quelle information. Pour un budget ou un bilan, annoncez la base du calcul et ce que le résultat permet réellement de conclure.

Retrouver les documents officiels du concours d’assistant socio-éducatif.