Adjoint administratif territorial 2026 : corrigé de français, pair-aidance
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Proposition de corrigé — non officielle. Adjoint administratif territorial principal de 2e classe, session 2026. Français, sujet commun aux concours externe, interne et troisième concours. Durée : 1 h 30. Coefficient : 3.
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L’épreuve s’appuie sur un article du 6 juin 2025 consacré à l’entraide entre agents en situation de handicap à Paris. Les réponses de compréhension sont reformulées ; plusieurs rédactions peuvent exprimer correctement les mêmes idées.
1. Le développement du dispositif
Malgré les réticences de certaines directions, de nouveaux groupes apparaissent progressivement dans les services. Le dispositif ne s’étend pas rapidement, mais son implantation continue : les expériences existantes suscitent d’autres initiatives.
Le verbe « essaimer » est employé au sens figuré : l’idée ou le dispositif se diffuse en donnant naissance à de nouveaux groupes, comme une colonie d’abeilles peut former un nouvel essaim.
2. La pair-aidance et son fonctionnement
a) La notion
La pair-aidance est une entraide entre des personnes qui connaissent des situations ou difficultés comparables. Leur expérience vécue leur permet de comprendre les problèmes évoqués, d’échanger des solutions et de se soutenir. Elle repose sur une proximité d’expérience ; elle ne se réduit pas à une aide descendante apportée par un expert extérieur.
b) La mise en œuvre à Paris
Des agents se réunissent dans des groupes au sein de plusieurs directions ou services. Ils choisissent les sujets des rencontres mensuelles : relations avec l’équipe, mobilité, formation, connaissance des aides ou manière de parler du handicap. Le groupe est coanimé par un agent en situation de handicap et un référent handicap. Ce dernier peut apporter des réponses, orienter une situation individuelle ou transmettre à la DRH une difficulté commune.
Le texte cite quatre communautés, constituées progressivement entre février 2023 et avril 2025, dont un groupe d’agents sourds utilisant la langue des signes et un groupe d’agents en reconversion ou reclassés.
c) Les bénéfices au travail
Les échanges réduisent l’isolement et donnent aux agents le sentiment que leurs difficultés sont entendues. Ils facilitent la connaissance et l’usage de leurs droits, font apparaître des besoins d’adaptation et permettent des réponses concrètes. Ils sensibilisent aussi les collègues et les encadrants : les difficultés individuelles peuvent ainsi conduire à une amélioration collective des pratiques.
3. Les personnes concernées
Le dispositif concerne les agents confrontés au handicap dans leur vie professionnelle. Selon le groupe, il réunit des personnes ayant différents handicaps, des agents sourds signants ou des agents en reconversion et reclassés. Le texte ne limite donc pas la pair-aidance à un type unique de handicap ni aux seuls agents sourds.
Les référents handicap participent à l’animation et au relais des besoins ; les encadrants et les autres collègues bénéficient aussi des actions de sensibilisation issues des groupes, sans être pour autant les premiers destinataires de cette entraide.
4. Compensations et déclaration du handicap
a) Les compensations possibles
Une compensation vise à réduire les difficultés rencontrées du fait du handicap afin de permettre à l’agent d’accéder aux activités ou de les exercer dans de meilleures conditions. Le texte donne deux exemples précis : des formations en français écrit pour des agents dont la langue première est la langue des signes, et un recours systématique à des interprètes en langue des signes. L’adaptation répond ainsi à un besoin identifié ; elle ne consiste pas à proposer la même mesure à tous les agents.
b) Parler de son handicap
Le texte ne présente pas la déclaration du handicap comme une obligation générale. Il évoque au contraire une plaquette qui aide à réfléchir au choix d’en parler ou non. Il montre également qu’une meilleure connaissance des droits et des interlocuteurs peut faciliter l’accès aux compensations. Il ne faut pas confondre ce choix avec l’affirmation que toute aide serait accordée sans aucune démarche.
5. Les objectifs du jeu
Le jeu fait découvrir aux collègues des situations de travail réellement vécues par des agents en situation de handicap. Il cherche à améliorer leur compréhension, puis à leur donner des repères pour adopter des réactions plus inclusives. Il s’agit donc d’une sensibilisation par des situations concrètes, destinée à faire évoluer les comportements.
6. Nature et relations entre les mots
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| Mot demandé | Nature | Relation avec la proposition |
|---|---|---|
| Fuser | Verbe, à l’infinitif | « Jaillir » est un synonyme dans le contexte des échanges. |
| Dans | Préposition | « Dent » est un homonyme, plus précisément un homophone : les mots se prononcent de la même manière, mais s’écrivent différemment et n’ont pas le même sens. |
| Nouveaux | Adjectif qualificatif, masculin pluriel | « Expérimentés » est l’antonyme proposé dans l’exercice. |
« Nouveaux » désigne ici les agents qui arrivent. Le rapprochement avec « expérimentés » est contextuel : dans la réalité, un agent nouveau dans un service peut déjà avoir beaucoup d’expérience. Cette nuance n’empêche pas d’identifier la relation attendue parmi les trois catégories proposées.
7. Les mots à replacer
Dans l’ordre : désigner — centrales — publics — facile.
Le verbe à l’infinitif complète l’idée d’obligation ; « centrales » s’accorde avec « administrations », féminin pluriel ; « publics » avec « établissements », masculin pluriel ; « facile » qualifie l’accès, masculin singulier. Les quatre places doivent être remplies en respectant à la fois le sens et les accords.
8. La locution et la forme active
a) Un synonyme
De surcroît.
b) L’idée renforcée
La locution ajoute une difficulté du point de vue des directions réticentes : ces échanges libres se tiennent aussi pendant les heures de travail. Elle souligne ce motif supplémentaire d’incompréhension ou de refus, en plus de l’absence de contrôle sur ce qui est dit et sur les résultats des échanges.
c) La phrase à la forme active
Les directions ne comprennent pas toujours et n’acceptent pas toujours le fait de donner un espace de parole à des agents, sans contrôle de leurs échanges ni de ce qui en ressortira, de surcroît pendant le temps de travail.
Le complément d’agent « par les directions » devient le sujet de la phrase. Les deux verbes sont à la voix active et la réserve « pas toujours » est conservée : la phrase ne dit pas que toutes les directions refusent systématiquement le dispositif.
9. Les corrections orthographiques
Dans l’ordre du texte :
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| Forme fautive | Correction | Explication |
|---|---|---|
| analysé | analyser | Infinitif coordonné aux verbes exprimant ce que permet la posture intellectuelle. |
| évalué | évaluer | Même construction à l’infinitif. |
| aurons | auront | Le sujet est « plus de 1 800 jeunes », troisième personne du pluriel. |
| touts | tous | Le pronom désigne l’ensemble des personnes. |
| créé | créée | Le participe se rapporte à « formation », féminin singulier. |
| niveaus | niveaux | Le pluriel usuel de « niveau » prend un x. |
| sertification | certification | Le nom s’écrit avec un c initial. |
| apréhender | appréhender | Le verbe comporte deux p. |
Les huit formes suffisent à répondre à la consigne ; il n’est pas nécessaire de recopier tout le texte. « Divisée » est déjà correctement accordé avec la formation et n’appelle pas de modification.