Corrigé — Agent de maîtrise 2025 : questionnaire bâtiment, TP et VRD

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Proposition de corrigé — non officielle. Session 2025. Interne et troisième concours — bâtiment, travaux publics, voirie et réseaux divers. Durée : 2 heures ; coefficient 2.

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1 — Document de sécurité d’un produit chimique

a) La fiche de données de sécurité (FDS), remise par le fournisseur, décrit les dangers et les mesures de prévention. Elle ne se confond pas avec la fiche technique d’utilisation.

b) Cinq rubriques parmi les seize : identification des dangers ; premiers secours ; mesures en cas de dispersion accidentelle ; manipulation et stockage ; contrôle de l’exposition et protection individuelle. Le CNRS présente la structure de la FDS.

2 — Unités

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GrandeurUnité
Tension électriqueVolt, V
Résistance à la pressionPascal, Pa, et souvent MPa pour la résistance mécanique des matériaux ; le bar sert aussi à exprimer une pression
Intensité électriqueAmpère, A
FréquenceHertz, Hz
Puissance électriqueWatt, W

3 — PGC et PPSPS

Le coordonnateur sécurité et protection de la santé (SPS) élabore le plan général de coordination. Chaque entreprise concernée, y compris sous-traitante, établit son plan particulier de sécurité et de protection de la santé, en tenant compte du chantier et du PGC.

4 — Accessibilité

PMR : personne à mobilité réduite. L’espace de manœuvre avec possibilité de demi-tour correspond à un cercle de 1,50 m de diamètre, libre des obstacles selon les règles applicables au sanitaire.

5 — Classement UPEC

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LettreSignificationSollicitations considérées
UUsureMarche, abrasion et sollicitations d’usage
PPoinçonnementCharges du mobilier et effets mécaniques, notamment des équipements roulants
EEauPrésence d’eau et entretien humide
CChimieProduits chimiques et taches

Le classement permet de comparer l’aptitude d’un revêtement aux contraintes du local. La phrase du sujet « tous les revêtements » est simplificatrice : il ne faut pas en déduire que tout produit possède nécessairement une certification UPEC.

6 — Dalle en béton : quantités et masse

Volume : 12 × 6 × 0,20 = 14,4 m³.

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ConstituantCalcul pour 14,4 m³Masse
Ciment14,4 × 3505 040 kg
Sable14,4 × 500 L × 1,6 kg/L11 520 kg
Gravier14,4 × 700 L × 1,7 kg/L17 136 kg
Eau14,4 × 175 L × 1 kg/L2 520 kg

Masse totale : 5 040 + 11 520 + 17 136 + 2 520 = 36 216 kg, soit 36,216 tonnes. Le treillis est exclu comme demandé. Les volumes des constituants secs ne s’additionnent pas pour obtenir le volume de béton fini.

7 — Conversions

a) 2 cm × 200 = 400 cm = 4 m.

b) 2 cm représentent 100 cm : 2/100 = 1/50.

c) 2 × 3 600 + 46 × 60 + 40 = 10 000 secondes.

d) 48 min = 0,8 h ; 80 × 0,8 = 64 km = 640 hectomètres.

8 — Pictogrammes, dans l’ordre du tableau

  1. Triangle avec éclair : danger électrique. La légende « fond orange » du sujet ne change pas le sens du symbole.
  2. Triangle avec silhouette et décharge au niveau du torse : danger d’arc électrique, dit « flash électrique » ; ce n’est pas le pictogramme de radioactivité.
  3. Masse sur un support qui fléchit, barrée en rouge : charges lourdes interdites.
  4. Rond bleu avec gants : protection des mains obligatoire.
  5. Bouteille dans un losange rouge : gaz sous pression.

9 — Matériau amianté dégradé

a) Retrait ou encapsulage, après évaluation et avec les entreprises et procédures adaptées. Une réparation improvisée par l’équipe d’entretien ne constitue pas une réponse acceptable.

b) Le plan de démolition, de retrait ou d’encapsulage est transmis un mois avant le démarrage dans le cas général. Le questionnaire attend couramment « 30 jours » ; juridiquement, le délai est exprimé en mois et comporte des exceptions encadrées. Voir la prévention du risque amiante, INRS.

10 — Matériaux biosourcés

a) Bâtiment : bois de construction et ouate de cellulose pour l’isolation.

b) Voirie : liants incorporant de la lignine et géotextiles en fibres végétales, par exemple lin ou coco, selon la fonction et les performances requises. Un matériau est biosourcé parce qu’il provient de biomasse, pas simplement parce qu’il est recyclable.

c) Stockage de carbone et préservation des ressources naturelles, notamment fossiles. Le bénéfice réel dépend aussi de la fabrication, de la durée d’usage et de la fin de vie.

11 — Coupe de chaussée

Les repères du dessin de la page 9 correspondent à : 1. assiette ; 2. fossé ; 3. couche de fondation ; 4. couches d’assise ; 5. couches de surface. L’assise regroupe ici les couches de base et de fondation ; la surface regroupe les couches de roulement et de liaison.

12 — Isolation intérieure et extérieure

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SolutionUn avantageUn inconvénient
IntérieureTravaux possibles sans modifier la façadeRéduit la surface intérieure et traite moins facilement certains ponts thermiques
ExtérieureContinuité de l’isolation, limitant les ponts thermiquesModifie l’aspect de façade et nécessite les vérifications et autorisations correspondantes

13 — Longueur de bordure

Le diamètre du demi-cercle vaut 20 − 10 = 10 m, donc son rayon est 5 m. La longueur de l’arc est la moitié de 2πr, soit 5π m.

Les deux tronçons verticaux à droite totalisent la hauteur de gauche, soit 10 m : connaître chacun séparément n’est pas nécessaire. Les segments droits mesurent 20 + 10 + 10 + 10 = 50 m. La longueur totale est 50 + 5π ≈ 65,71 m.

14 — Droit de retrait

L’agent qui a un motif raisonnable de penser que sa situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa vie ou sa santé alerte immédiatement son supérieur. Il peut se retirer de cette situation sans attendre une autorisation préalable. Le retrait ne doit pas créer un nouveau danger grave et imminent pour autrui. Un retrait légitime n’entraîne ni sanction ni retenue de rémunération ; il ne se confond pas avec un refus de toute tâche.

15 — Adjuvant d’enduit

a) Produit incorporé en faible quantité pour modifier une propriété du mélange frais ou durci : ouvrabilité, prise, résistance à l’eau, notamment. Il s’utilise au dosage prévu par le fabricant et après vérification de sa compatibilité ; il ne corrige pas à lui seul un support mal préparé.

b) Un plastifiant améliore l’ouvrabilité ; un hydrofuge de masse limite la pénétration d’eau dans le mortier. Ce dernier ne dispense pas de traiter fissures et points singuliers.

16 — Extincteurs

Dans les quatre blancs : eau avec additif ; A, B et C pour une poudre ABC ; dioxyde de carbone, CO₂ ; A et B. Il existe aussi des poudres BC : lire le marquage réel de l’appareil. L’origine électrique n’est plus une classe de feu « E » ; elle impose des précautions d’emploi spécifiques. On n’intervient sur un départ de feu que sans s’exposer, en conservant une issue, et en déclenchant l’alerte.

17 — Enrobés bitumineux

Rechercher l’amiante et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). Les résultats conditionnent les procédés, protections et filières de déchets ; l’aspect visuel ne suffit pas à conclure à leur absence.

18 — Température du chauffe-eau

Pour le stockage, un réglage usuel de 55 à 60 °C concilie la limitation du risque de légionelles et celle des pertes et de l’entartrage. Trop bas : développement bactérien favorisé. Trop haut : brûlures, consommation et entartrage accrus.

Ce repère ne donne pas une température unique à tous les robinets : l’arrêté du 30 novembre 2005 limite notamment à 50 °C les points de puisage des pièces de toilette et fixe des exigences particulières pour les stockages d’au moins 400 L. Il faut distinguer stockage, distribution et protection au point d’usage.

19 — Dégradations de chaussée

Quatre exemples : fissures, faïençage, nids-de-poule, orniérage. Le faïençage forme un réseau de fissures ; l’orniérage est une déformation suivant les passages de roues.

20 — Regard d’eaux pluviales

La surprofondeur forme une décantation, ou fosse de décantation : les matières lourdes s’y déposent au lieu de repartir immédiatement dans la canalisation. Elle doit rester accessible au curage.

21 — Travaux dans la salle

a) Avant intervention. Vérifier les diagnostics et repérages appropriés : présence possible d’amiante selon la date du bâtiment et les matériaux touchés, plomb selon les revêtements et le risque. Définir le périmètre réel des travaux avant ponçage, perçage ou retrait. Un ancien diagnostic général ne couvre pas nécessairement la zone et les matériaux concernés.

b) Peinture. Les murs représentent (12 + 6) × 2 × 2,4 = 86,4 m². On retire quatre fenêtres de 1,2 × 1,2 m, soit 5,76 m², une porte de 1,8 m² et le tableau de 6 m². Surface à peindre : 72,84 m².

Deux couches à 5 m²/L demandent 72,84 × 2 ÷ 5 = 29,136 L. Avec des pots de 5 L : 29,136 ÷ 5 = 5,8272, à arrondir au supérieur, soit 6 pots. Ne pas arrondir les litres à la baisse.

c) Sol. 12 × 6 = 72 m², hors marge de découpe éventuelle non demandée par le sujet.

22 — DOE

Dossier des ouvrages exécutés : plans conformes à ce qui a été réalisé, notices, caractéristiques des équipements et documents nécessaires à l’exploitation et à la maintenance. Ce n’est pas seulement le dossier des plans de projet.

23 — Procédés de soudage

Quatre procédés possibles : soudage à l’arc à l’électrode enrobée, MIG/MAG, TIG et soudage oxyacétylénique. « À plat » ou « en angle » désignent des positions ou assemblages, pas les procédés demandés.

24 — Ressaut accessible

Réponse de principe : 2 cm maximum. Pour la voirie et les espaces publics, un ressaut peut atteindre 4 cm lorsqu’il est aménagé en chanfrein à un pour trois : c’est l’exception prévue, pas la hauteur à retenir sans condition. Les bords sont arrondis ou chanfreinés.