Corrigé — Agent de maîtrise 2025 : cas pratique environnement et hygiène

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Proposition de corrigé — non officielle. Session 2025. Externe, interne et troisième concours — environnement, hygiène. Durée : 2 heures ; coefficient 3.

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1. Huit formations pour les gardiens de déchèterie

Le plan de formation doit répondre aux missions des douze agents répartis sur quatre sites. Voici huit propositions distinctes :

  1. Identification et tri des déchets : reconnaître les flux acceptés, les refus et les erreurs d’orientation, puis expliquer les consignes aux usagers.
  2. Déchets dangereux et risque chimique : lire les étiquettes et FDS, séparer les incompatibles et traiter une fuite selon les procédures du site.
  3. Prévention incendie et première intervention : donner l’alarme, alerter les secours, évacuer et utiliser un moyen d’extinction adapté dans les limites de sa formation.
  4. Conduite des engins réellement utilisés : apprentissage de la conduite en sécurité et évaluation correspondant aux équipements. Le CACES, lorsqu’il est utilisé, ne remplace pas l’autorisation de conduite délivrée par l’employeur.
  5. Accueil et gestion des situations conflictuelles : expliquer un refus de dépôt, désamorcer une tension et solliciter un renfort sans s’exposer.
  6. Prévention des chutes et des risques de circulation : organiser la coactivité entre usagers, piétons, engins et véhicules d’enlèvement, notamment près des quais.
  7. Manutention et prévention des TMS : préparer le déplacement, utiliser les aides disponibles et limiter les manutentions manuelles.
  8. Secourisme au travail : protéger, donner l’alerte et effectuer les gestes correspondant à la formation suivie, par exemple une formation SST.

Les recyclages et formations à la prise de poste se programment sans laisser un site ouvert avec un effectif insuffisant pour son fonctionnement en sécurité.

2. Impacts environnementaux des dysfonctionnements

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RisqueDeux impacts possibles
IncendiePollution de l’air par les fumées et produits de combustion ; pollution des sols et des eaux par les résidus et les eaux d’extinction non confinées.
Fuite de déchets dangereuxContamination des sols, puis éventuellement des eaux souterraines ; pollution du réseau pluvial ou d’un cours d’eau, pouvant affecter les organismes aquatiques.

La propagation dépend du déchet, de la quantité et des possibilités de rétention. Il faut distinguer l’impact environnemental de la seule description de l’accident.

3. Deux affiches sur les ICPE

Affiche 1 — Une déchèterie classée : protéger les personnes et l’environnement

ICPE : installation classée pour la protection de l’environnement.

Une activité peut provoquer des accidents, des pollutions ou des nuisances : incendie, fuite, émissions, bruit ou odeurs. La réglementation ICPE encadre l’activité selon sa nature et son importance.

Trois régimes :

  • déclaration : activités présentant les risques les plus limités ; certaines relèvent d’un contrôle périodique ;
  • enregistrement : autorisation simplifiée pour des installations pouvant être encadrées par des prescriptions générales ;
  • autorisation : instruction plus approfondie pour les risques et impacts les plus importants.

Sur nos sites : respecter les déchets admis, les capacités autorisées, les conditions de stockage et les consignes de sécurité. Signaler une fuite, un début d’incendie ou un stockage anormal au responsable.

Notes de présentation : le régime ne dépend pas uniquement du nom « déchèterie ». La nomenclature distingue les activités et leurs seuils. Les démarches relèvent de l’exploitant et précèdent la mise en service ; les agents appliquent ensuite les prescriptions de leur installation.

Affiche 2 — TriVital : deux rubriques à respecter

Selon l’annexe 2 remise aux candidats en 2025 :

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RubriqueDéchets concernésSeuil indiqué pour le régime des sites TriVital
2710-1Déchets dangereux apportés par leur producteur initialAutorisation : quantité susceptible d’être présente d’au moins 7 tonnes.
2710-2Déchets non dangereux apportés par leur producteur initialEnregistrement : volume susceptible d’être présent d’au moins 300 m³.

En dessous de ces seuils, l’annexe prévoit aussi : déclaration avec contrôle périodique de 1 à moins de 7 tonnes pour les déchets dangereux ; de 100 à moins de 300 m³ pour les non-dangereux.

Notes de présentation : les quatre sites sont annoncés en autorisation pour 2710-1 et en enregistrement pour 2710-2. Ces seuils portent sur les déchets susceptibles d’être présents sur l’installation, pas sur le tonnage annuel collecté. Une même installation peut relever de plusieurs rubriques et régimes. L’affiche reprend la nomenclature fournie pour l’épreuve ; les limites d’exploitation propres à TriVital restent celles de ses prescriptions administratives.

4. Prévenir l’incendie et préparer l’intervention

4a. Six mesures de prévention

  1. Séparer les flux dangereux, notamment les batteries, aérosols et produits incompatibles ; leur réserver les contenants et zones prévus.
  2. Surveiller les capacités de stockage et organiser les enlèvements pour éviter les accumulations.
  3. Maintenir les installations électriques et équipements en état ; retirer du service un matériel défectueux et signaler l’anomalie.
  4. Maîtriser les sources d’inflammation : interdiction de fumer dans les zones concernées et encadrement des travaux par point chaud.
  5. Appliquer les règles de stockage et de suivi des déchets verts : limiter les accumulations et surveiller les signes d’échauffement selon les consignes du site.
  6. Garder les accès de secours, dégagements, moyens d’extinction et dispositifs de confinement accessibles, identifiés et entretenus.

Une batterie au lithium endommagée peut s’emballer thermiquement. Elle ne doit pas être remise dans une benne ordinaire ni manipulée sans la procédure adaptée.

4b. Trois systèmes ou équipements

  • Un moyen de donner l’alarme perceptible par les personnes présentes.
  • Un téléphone ou autre moyen fiable pour alerter les secours, avec l’adresse précise du site et les consignes d’appel.
  • Des extincteurs ou moyens de première intervention adaptés aux risques identifiés, accessibles et entretenus.

Les moyens de première intervention ne remplacent ni l’évacuation ni l’arrivée des secours.

4c. Trois actions attendues des gardiens

  1. Effectuer les contrôles visuels prévus à la prise de poste : présence, accessibilité et absence de dégradation apparente des moyens de secours.
  2. Maintenir libres les circulations et accès, et vérifier que les consignes et numéros d’appel sont disponibles.
  3. Signaler et tracer une anomalie, puis faire déclencher sa remise en état ; participer aux essais prévus dans les consignes.

Le gardien ne remplace pas le mainteneur compétent et ne déclenche pas un extincteur simplement pour le « tester ».

4d. Compléter l’organigramme de la page 8

Voici les textes à placer dans les cases, en suivant les branches du schéma :

  • Branche “Oui, maîtrisable en interne” : tenter une première intervention avec le moyen adapté, seulement si l’agent est formé, dispose d’une issue de repli et peut agir sans s’exposer aux fumées ni à une propagation rapide.
  • Case rouge atteinte par “Non” ou par l’échec de l’extinction : alerter immédiatement les secours, au 18 ou au 112, en précisant le site, la nature du feu, les déchets concernés et les personnes éventuellement menacées.
  • Case suivante : évacuer et interdire l’accès à la zone dangereuse ; guider les usagers sans prendre de risque.
  • Case accompagnée du pictogramme vert : rejoindre le point de rassemblement, recenser les personnes et signaler toute personne manquante aux secours.
  • Dernière case de la branche droite : accueillir les secours depuis un point sûr et leur transmettre les informations utiles, notamment les stockages dangereux.
  • Case finale commune, sous “Oui, feu éteint” : prévenir la hiérarchie et assurer la surveillance du site selon ses consignes, sans réouverture avant les vérifications nécessaires.

L’alarme et la mise en sécurité commencent dès la détection. Le dessin place l’appel aux secours sur la branche d’échec ; il ne faut pas l’interpréter comme une obligation d’attendre une tentative d’extinction avant d’alerter. Une personne peut donner l’alerte pendant qu’une autre assure une première intervention sûre.

4e. Deux actions pour faire appliquer la procédure

Former les agents sur leur site : faire repérer l’alarme, le moyen d’appel, les accès, les extincteurs et le point de rassemblement ; leur faire reformuler leurs rôles.

Organiser un exercice d’évacuation et un retour d’expérience : observer le déclenchement de l’alerte, le guidage des usagers et le recensement, puis corriger les difficultés et mettre à jour les consignes.