Corrigé — Agent de maîtrise 2025 : questionnaire environnement et hygiène

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Proposition de corrigé — non officielle. Session 2025. Interne et troisième concours — environnement, hygiène. Durée : 2 heures ; coefficient 2.

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1. Hygiène des locaux

1a et 1b. FDS et fiche technique

FDS : fiche de données de sécurité. Le fournisseur y décrit les dangers, la composition utile à la prévention, les premiers secours, la conduite en cas d’incendie ou de déversement, les précautions de manipulation et de stockage, ainsi que les moyens de protection. Ce document aide à évaluer le risque chimique ; il ne se réduit pas au dosage du produit.

FT : fiche technique. Elle présente l’usage prévu, les surfaces compatibles, les performances, le mode d’emploi et les dilutions. Elle sert à choisir et utiliser le produit. La FT et la FDS sont complémentaires.

1c. Lire la fiche TANET neutral

  • Type : détergent multi-surfaces neutre.
  • Détergent : produit qui permet de décrocher et d’éliminer les salissures d’un support, notamment grâce à des agents tensioactifs. Nettoyer n’équivaut pas nécessairement à désinfecter.
  • Utilisation indiquée : lavage manuel des sols avec une serpillière propre et nettoyage des surfaces avec une lavette. La fiche vise les surfaces résistantes à l’eau : carrelage, pierres, surfaces modernes et plastiques. La dilution affichée est de 2,5 à 7,5 ml par litre.

1d. Calculer les trois dosages

La quantité de concentré est le volume final de solution multiplié par le dosage :

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Solution à préparerCalculConcentré nécessaire
8 litres, sol peu encrassé8 × 2,520 ml
5 litres, sol moyennement encrassé5 × 525 ml
10 litres, sol fortement encrassé10 × 7,575 ml

Pour obtenir exactement le volume demandé, compléter avec l’eau jusqu’au volume final : 20 ml de concentré et de l’eau jusqu’à 8 litres, par exemple.

1e. TMS et pré-imprégnation

TMS : troubles musculosquelettiques, qui touchent notamment les muscles, tendons et articulations sollicités par le travail.

Trois avantages de la pré-imprégnation : supprimer l’essorage manuel répétitif ; réduire le transport de seaux d’eau lourds ; disposer de franges dosées à l’avance sans replonger une frange sale dans une solution propre. Ces avantages supposent un matériel et une organisation adaptés, notamment un nombre suffisant de franges.

1f. Trois voies de pénétration

Respiratoire, par inhalation de vapeurs ou d’aérosols ; cutanée, par contact et passage à travers la peau selon le produit ; digestive, notamment par des mains contaminées portées à la bouche.

1g. Les quatre pictogrammes, de gauche à droite

  1. Point d’exclamation : produit pouvant notamment être irritant ou nocif ; la mention de danger précise le risque exact.
  2. Arbre et poisson morts : dangereux pour le milieu aquatique.
  3. Liquide attaquant une main et un métal : corrosif, avec notamment un risque de brûlure de la peau ou de lésion des yeux selon le classement.
  4. Flamme : inflammable ou présentant un danger d’inflammation relevant de ce pictogramme.

2. Sécurité au travail

2a. Trois obligations de chaque acteur

Employeur : évaluer les risques et organiser leur prévention ; informer et former les agents ; fournir des équipements et une organisation de travail adaptés, en privilégiant la protection collective.

Agent : respecter les consignes reçues ; utiliser correctement les équipements et protections ; signaler les dangers et anomalies à sa hiérarchie. Chaque agent prend soin de sa santé et de celle des autres dans les limites de sa formation et de ses possibilités. Cela ne décharge pas l’employeur de ses responsabilités.

2b. Le DUERP

Le document unique d’évaluation des risques professionnels consigne les résultats de l’évaluation par unité de travail. Il sert à hiérarchiser les risques et à préparer les actions de prévention.

Trois occasions de mise à jour : l’actualisation périodique annuelle applicable à la collectivité ; une décision d’aménagement important modifiant les conditions de santé, de sécurité ou de travail ; une information nouvelle sur un risque, par exemple révélée par un accident ou une nouvelle donnée sur un produit. L’actualisation ne doit pas attendre la fin de l’année lorsqu’un changement important intervient.

2c. Compléter le tableau

Faites défiler le tableau horizontalement pour consulter toutes les colonnes.

SituationRisque correspondantPrévention adaptée
Port de charges lourdesRisque lié à la manutention manuelle : atteinte du dos, TMS, accidentSupprimer ou réduire le port, employer une aide mécanique et organiser le déplacement.
Agression externeViolence externe, atteinte physique et psychologiquePrévoir un moyen d’alerte et un renfort, organiser l’accueil et former à la gestion des conflits.
Exposition aux virus et contaminationsRisque biologiqueRéduire l’exposition, appliquer l’hygiène des mains et les procédures de nettoyage, avec les protections adaptées au poste.

2d. EPI et EPC

EPI : équipement de protection individuelle, par exemple les gants adaptés au produit. EPC : équipement de protection collective, par exemple un garde-corps. La protection collective protège les personnes exposées sans dépendre du port d’un équipement par chacune.

3. Eau et assainissement

3a et 3b. Le bac à graisses

Le lycée prépare des repas : ses eaux de cuisine peuvent contenir des matières grasses et des résidus alimentaires. Le bac les sépare avant leur arrivée dans le réseau, afin de limiter les dépôts, les bouchages et les perturbations du traitement des eaux usées.

Il ralentit l’écoulement. Les matières les plus lourdes se déposent au fond ; les graisses, plus légères que l’eau, remontent et sont retenues en surface. L’eau prétraitée sort sous la couche de graisse. Le dispositif ne réalise pas à lui seul un traitement complet des eaux usées.

3c. Fréquence d’entretien

Prévoir une surveillance régulière et une vidange complète avant saturation, suivie du nettoyage et de la remise en eau. Pour donner un repère concret, le règlement d’assainissement de la Métropole de Lyon, applicable depuis juillet 2024, prévoit pour la restauration un entretien au moins une fois par mois, sauf prescriptions particulières.

Ce repère n’est pas une obligation nationale transposable à tous les lycées : dans le même règlement, les établissements d’enseignement font l’objet de prescriptions au cas par cas. Pour le lycée du sujet, je prévois donc un contrôle régulier et un planning de vidange défini avec le service d’assainissement et le fabricant, en tenant compte de la capacité du bac et du nombre de repas. Le sujet ne permet pas de fixer une périodicité exacte propre à cette installation.

3d. Les quatre repères du schéma

  1. Arrivée des eaux grasses de cuisine.
  2. Décantation des matières lourdes au fond du bac.
  3. Remontée et rétention des graisses en surface.
  4. Sortie de l’eau prétraitée vers le réseau d’assainissement.

3e et 3f. Chauffage et entretien d’une piscine

Deux moyens de chauffage : pompe à chaleur et échangeur alimenté par une chaudière, par exemple au gaz.

Trois familles de produits d’entretien possibles : un désinfectant chloré autorisé pour cet usage ; un correcteur de pH ; un floculant compatible avec l’installation. Ils remplissent des fonctions différentes. Ils ne doivent pas être mélangés entre eux : notamment, le contact d’un produit chloré et d’un acide peut dégager un gaz toxique.

3g. Volume du bassin

Volume = longueur × largeur × profondeur moyenne.

25 × 8 × 1,75 = 350 m³, soit 350 000 litres.

3h. Temps de remplissage

Débit = 25 ÷ 8 = 3,125 litres par seconde.

Temps = 350 000 ÷ 3,125 = 112 000 secondes.

Cela correspond à 31 heures, 6 minutes et 40 secondes, soit environ 31 h 07 à la minute la plus proche. Ce calcul suppose un débit constant et ne retranche aucun volume déjà présent dans le bassin.

4. Funéraire

4a. Le cercueil

Oui : avant l’inhumation ou la crémation, le corps est mis en bière. C’est la règle de l’article R. 2213-15 du code général des collectivités territoriales.

4b. Les deux modes d’obsèques

L’inhumation et la crémation. Une dispersion de cendres intervient après une crémation ; elle n’est pas un troisième mode de traitement du corps.

5. Tri et recyclage

5a. Deux définitions

Trier consiste à séparer les déchets selon leurs caractéristiques et les filières de collecte ou de traitement prévues.

Recycler consiste à retraiter une matière issue d’un déchet pour en faire de nouveau une matière ou un produit. Le recyclage n’est donc pas la simple séparation dans les bacs.

5b et 5c. Valoriser les déchets

Deux types : valorisation matière, dont le recyclage, et valorisation énergétique. Cette dernière utilise les déchets pour produire de l’énergie utile, par exemple de la chaleur ou de l’électricité. Elle ne transforme pas les déchets en matière recyclée.

5d. Les six logos, dans l’ordre du tableau

  1. Poubelle barrée : collecte séparée ; l’objet concerné ne doit pas être jeté avec les ordures ménagères ordinaires.
  2. Point vert accompagné de l’ancienne info-tri : le point vert renvoie à la contribution du metteur sur le marché au dispositif de gestion des emballages, pas à leur recyclabilité. Sur l’image du sujet, l’info-tri distingue barquette et film plastique « à jeter » et étui carton « à recycler » ; il s’agit de la consigne reproduite dans cette archive.
  3. Bouteille entourée de flèches : emballage en verre recyclable, à orienter vers la collecte du verre adaptée. Ce symbole ne prouve pas que la bouteille est consignée.
  4. Triman : produit ou emballage relevant d’un dispositif de tri ; les modalités sont données par l’information de tri associée.
  5. FSC : certification relative à l’origine et à la chaîne de contrôle des matières forestières, selon la mention exacte du label. Ce n’est pas un logo de recyclabilité.
  6. Boucle de Möbius : symbole du recyclage ; sa présence seule ne garantit pas la prise en charge de l’objet par toutes les collectes locales.

Les consignes de l’emballage reproduit dans le sujet sont historiques : pour un déchet à jeter aujourd’hui, l’info-tri actuelle et la consigne de la collectivité concernée priment.