Agent de maîtrise 2025 : corrigé espaces naturels et verts

Proposition de corrigé — non officielle. Session 2025. Interne et troisième concours — espaces naturels, espaces verts. Durée : 2 heures. Coefficient : 2.

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Les réponses suivent les questions du PDF ci-dessus. Comparez votre raisonnement et vos calculs aux explications ; les réserves signalées font partie de la réponse proposée.

1. Choisir les végétaux

Deux exemples par catégorie, pris dans la liste :

Sur petit écran, faites défiler le tableau horizontalement.

CatégorieRéponses proposées
InvasivesBuddleia, herbe de la pampa
ÉpineusesAubépine, berbéris
TraçantesBambous traçants, millepertuis traçant
Urticantes ou irritantesBerce du Caucase, rue
ToxiquesBelladone, ricin

Le nom générique ne suffit pas toujours : tous les bambous ne sont pas traçants. Le millepertuis couvre-sol Hypericum calycinum peut s’étendre par drageons. Berce du Caucase et rue peuvent provoquer une réaction cutanée aggravée par l’exposition au soleil ; il ne s’agit pas du même mécanisme que la piqûre d’une ortie.

2. Tondre en préservant la biodiversité

Quatre mesures : réduire la fréquence ; conserver des bandes refuges non tondues ; relever la hauteur de coupe ; organiser une fauche progressive et différenciée, à une période adaptée aux espèces présentes. Les cheminements et usages peuvent rester entretenus sans traiter uniformément toute la surface.

3. Protéger les arbres sur un chantier

Délimiter une zone protégée suffisamment large autour des arbres ; y interdire stockage et circulation d’engins ; éviter terrassement, compactage et sectionnement des racines ; protéger tronc et branches exposés. Un professionnel doit examiner les interventions proches des racines : une simple planche autour du tronc ne protège pas l’ensemble de l’arbre.

4. Définitions

Le sujet demande quatre définitions au choix ; les six sont données pour réviser.

  • Aubier : partie périphérique du bois, généralement conductrice de la sève brute, située sous l’écorce et le cambium.
  • Forêt équienne : peuplement dont les arbres ont approximativement le même âge.
  • Houppier : ensemble des branches et du feuillage au-dessus du tronc.
  • Plante mellifère : plante fournissant aux abeilles des ressources, notamment nectar et pollen.
  • Rémanents : résidus végétaux laissés après une coupe, tels que branches et cimes.
  • Ripisylve : végétation boisée des rives d’un cours d’eau.

5. Contrôle de la jussie : une incohérence dans le tableau

Les correspondances cohérentes sont :

  • 1A, mécanique : 2C — 3B — 4C. La coupe ou récolte mécanique peut disséminer des fragments capables de reprendre.
  • 1B, écologique : 3A — 4B. Modifier les conditions du milieu, ici la lumière, peut limiter la plante, avec un effet lent.
  • 1C, biologique : 2B ou 2D — 3D — 4D. Les deux définitions proposées décrivent l’emploi d’organismes vivants ; un auxiliaire introduit peut déséquilibrer le milieu.
  • 1D, chimique : 2A — 3C — 4A. Le tableau associe cette catégorie aux pesticides, à leur interdiction mentionnée pour ce milieu et à leurs effets sur l’écosystème.

Aucune définition distincte du contrôle écologique n’est proposée. Affecter obligatoirement chacune des lettres une seule fois fabriquerait une fausse distinction entre 2B et 2D. De plus, 3C est une restriction, pas un exemple d’action. Ce classement n’autorise ni introduction de poissons ni traitement phytopharmaceutique : la gestion réelle doit respecter la réglementation et les préconisations locales.

6. Réussir le compost

Mélanger matières humides riches en azote et matières sèches structurantes ; fragmenter les éléments grossiers ; aérer sans dessécher ; surveiller une humidité suffisante sans saturation. Les végétaux invasifs capables de repartir et les déchets contaminés demandent une filière adaptée : un compostage ordinaire ne neutralise pas tout.

7. Mycorhizes

Une mycorhize est une association entre les racines d’une plante et un champignon. La plante fournit des composés carbonés ; le réseau fongique peut améliorer l’accès à l’eau et aux éléments minéraux. Des plants déjà mycorhizés en pépinière peuvent mieux exploiter le sol et reprendre après transplantation à racines nues, si la symbiose est adaptée et préservée. Le bénéfice dépend de la plante, du champignon et du sol : ajouter un produit ne répare pas à lui seul un sol compacté ou une mauvaise plantation.

8. Taille des arbres

Adapter l’intervention à l’espèce et à son état ; éviter les tailles sévères sans justification ; respecter le col de la branche ; employer des outils entretenus et limiter la transmission des agents pathogènes. Vérifier la présence de nids et les contraintes de protection de la faune avant d’intervenir. Une taille systématique annuelle n’est pas une nécessité pour tous les arbres.

9. Document unique et responsabilités

Le DUERP recense et évalue les risques professionnels par unités de travail pour programmer la prévention. L’employeur en assure l’élaboration et l’actualisation, avec la participation des acteurs concernés. Il doit notamment être revu lorsqu’un aménagement important modifie les conditions de travail ou qu’une nouvelle information sur un risque apparaît ; une mise à jour au moins annuelle doit être organisée, ainsi qu’à chaque changement important ou information nouvelle, dans le cadre applicable à la collectivité. L’employeur fournit gratuitement les EPI adaptés, assure leur entretien, leur vérification et leur remplacement. L’agent les utilise selon les consignes, contrôle leur état avant usage et signale immédiatement un défaut ; il ne doit pas continuer à utiliser une protection défectueuse. Sa vigilance ne décharge pas l’employeur.

10. Conduite d’engins

Correspondances du sujet : minipelle : B, R482 ; nacelle : C, R486 ; grue auxiliaire : A, R490. Le CACES atteste une évaluation selon une recommandation ; il ne constitue pas à lui seul l’autorisation de conduite délivrée par l’employeur après les vérifications nécessaires.

11. Travail par forte chaleur

Mettre de l’eau à disposition ; adapter horaires et charge physique ; organiser des pauses à l’ombre ou au frais ; surveiller les agents et éviter l’isolement. Les protections contre d’autres risques restent nécessaires : on adapte le travail au lieu de les supprimer.

12. Arbre encroué

Réponses : A, B, D, E et F. L’arrêté du 24 janvier 2017 interdit notamment de passer sous un arbre encroué, de l’escalader ou d’abattre les arbres qui le soutiennent, ainsi que les autres manœuvres dangereuses énumérées dans ces propositions. Le dégagement doit relever d’une procédure sûre et de personnels formés ; il ne faut pas improviser une intervention sous une charge instable.

13. Effectifs d’arbres

Chênes : 200 × 42,5 / 100 = 85 ; hêtres : 200 × 22,5 / 100 = 45. Les conifères sont 26 + 17 + 3 = 46, soit 46 / 200 × 100 = 23 %. Pour les châtaigniers, la diminution de 24 à 17 est de 7 / 24 × 100 ≈ 29 % : le dénominateur est l’effectif initial, pas l’effectif final.

14. Remplir la cuve

Volume : 2,5 × 1,5 × 1,5 = 5,625 m³, soit 5 625 litres. Le débit est de 15 litres en 45 secondes, donc un litre en 3 secondes. Durée : 5 625 × 3 = 16 875 secondes, soit 4 h 41 min 15 s, à débit constant.

15. Passer une longueur en diagonale

Par Pythagore : √(4² + 2,3²) = √21,29 ≈ 4,61 m. La longueur de 4,55 m peut donc tenir sur cette diagonale dans le modèle géométrique du sujet. En situation réelle, l’épaisseur de l’objet et les possibilités de manœuvre doivent aussi être prises en compte.

16. Écartement sur un cercle

La circonférence vaut π × 64 ≈ 201,06 m. Avec 30 intervalles identiques sur un parcours fermé : 201,06 / 30 ≈ 6,70 m. On ne divise pas par 29 : le dernier emplacement rejoint le premier.

Repères officiels

Arrêté du 24 janvier 2017, article 3 : arbres encroués ; INRS : le CACES.