Agent de maîtrise 2025 : corrigé hygiène et accueil en maternelle

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Proposition de corrigé — non officielle. Session 2025. Interne — hygiène et accueil des enfants des écoles maternelles ou des classes enfantines. Durée : 2 heures. Coefficient : 2.

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Les réponses suivent les questions du sujet. Les explications permettent de comparer votre raisonnement et de reprendre les notions nécessaires.

1. Sigles de l’environnement scolaire

  • DDEN : délégué départemental de l’Éducation nationale.
  • SDJES : service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports.
  • PEDT : projet éducatif territorial.
  • DASEN : directeur académique des services de l’Éducation nationale.

2. Projet pédagogique périscolaire

Il traduit le projet éducatif de l’organisateur en une organisation concrète de l’accueil. Quatre informations à présenter sont : les objectifs éducatifs adaptés à l’âge des enfants ; les activités et leur articulation avec les temps de repos ; la répartition des rôles et le fonctionnement de l’équipe ; les modalités d’évaluation et de participation des enfants. L’accueil des besoins particuliers et la sécurité doivent traverser cette organisation. Le document ne se réduit pas à un planning d’activités.

3. Le programme pHARe

Ce programme organise la prévention, le repérage et le traitement du harcèlement scolaire : sensibilisation des élèves, formation d’adultes ressources, mobilisation des familles et protocole de réponse. L’agent transmet les faits observés aux responsables compétents, sans minimiser la parole de l’enfant ni conduire seul une enquête. La circulaire de rentrée 2023 prévoit son déploiement obligatoire dans les écoles, collèges et lycées.

4. Projet d’accueil individualisé

A. Situations concernées. Le PAI répond à un trouble de santé durable nécessitant des adaptations : allergie, diabète, asthme, par exemple. Il est préparé avec la famille et les professionnels concernés, avec les indications médicales nécessaires.

B. Contenu. Il indique les aménagements d’accueil, les traitements prescrits, les régimes alimentaires éventuels, les personnes à contacter et la conduite à tenir en urgence. Les personnels disposent des informations nécessaires à leur mission, dans le respect du secret médical.

C. Durée. Selon la circulaire du 10 février 2021, il vaut pour la scolarité dans le même établissement, sous réserve de la transmission des éléments requis à chaque rentrée. Il est révisable en cas d’évolution ; un changement d’établissement conduit à le réexaminer. Répondre simplement « un an » serait donc trop restrictif. Son application au périscolaire suppose l’implication et la signature de l’organisateur concerné.

5. Accueillir l’agent remplaçant

Je présente l’équipe, le responsable hiérarchique, les interlocuteurs de l’école et les locaux. Je remets horaires, tâches, priorités, protocole d’entretien et modalités de transmission. Une visite permet de repérer stockage, sanitaires, sorties, alarmes et zones interdites au public.

Je montre les équipements et leurs consignes, les dosages, étiquettes et fiches de données de sécurité des produits. Je précise le port des protections, l’interdiction des mélanges et la sécurisation des sols humides. J’explique enfin comment signaler incident ou absence, les règles de confidentialité et de fermeture. Une démonstration suivie d’une reformulation vérifie la compréhension ; un point en fin de première journée permet d’ajuster le travail.

6. Quatre qualités d’un ATSEM

Patience : accompagner l’habillage sans faire systématiquement à la place de l’enfant. Observation : signaler à l’enseignant un changement inhabituel de comportement. Coopération : préparer le matériel selon l’activité et se coordonner avec l’équipe. Discrétion professionnelle : transmettre une difficulté familiale aux seuls interlocuteurs concernés, sans en parler aux autres parents.

7. Équipements de protection individuelle

Un EPI protège la personne qui le porte contre un risque professionnel. Exemples : gants adaptés au produit pour limiter le contact cutané ; lunettes de protection contre les projections lors d’une dilution. Leur choix dépend de l’évaluation des risques et des indications du fabricant. Ils complètent les mesures collectives, comme éviter les projections et limiter la manipulation de produits dangereux.

8. Accident de l’agent

La priorité est de mettre la personne en sécurité et de faire organiser les soins adaptés. Le responsable ne lui demande pas de poursuivre le nettoyage avec un poignet douloureux. Il alerte les secours si la situation le nécessite, sécurise l’escalier et informe les ressources humaines.

L’agent signale immédiatement les circonstances et fait établir un certificat médical décrivant les lésions. Pour un fonctionnaire, la déclaration d’accident de service est en principe adressée sous quinze jours ; un arrêt est transmis sous quarante-huit heures suivant son établissement. Voir le formulaire officiel de déclaration. Des règles particulières peuvent affecter ces délais : elles sont traitées avec les RH.

Le supérieur consigne date, heure, lieu, activité, témoins et circonstances, transmet le dossier selon la procédure de la collectivité et organise une analyse de prévention. Il ne décide pas à lui seul de l’imputabilité au service. Si l’agent est contractuel, il faut appliquer le circuit d’accident du travail correspondant à son régime de sécurité sociale, et non lui imposer indistinctement la procédure du fonctionnaire. Le statut n’est pas précisé dans le sujet.

9. Prévenir les intrusions

Trois mesures : contrôler les entrées et l’identité des personnes attendues ; vérifier fermeture des accès et absence de porte maintenue ouverte sans surveillance ; connaître la procédure d’alerte et signaler immédiatement une présence inhabituelle. Les accès de secours doivent rester utilisables : sécuriser le bâtiment ne signifie pas enfermer ses occupants.

10. Détergent et désinfectant

Le détergent décolle et élimine les salissures. Le désinfectant réduit ou inactive des micro-organismes selon son spectre, sa concentration et son temps de contact. Un savon noir est un exemple de détergent d’origine naturelle ; cette origine ne prouve ni une capacité désinfectante ni une absence de risque. Le protocole distingue nettoyage et désinfection lorsqu’ils sont nécessaires.

11. Dilution et pH

A. Le pH exprime le caractère acide ou basique d’une solution aqueuse. Dans les conditions usuelles, 7 correspond à la neutralité ; une valeur plus faible est acide et une valeur plus élevée basique.

B. Un pH de 13 indique un produit fortement basique.

C. Le mélange comporte dix volumes au total, dont un de produit : 15 ÷ 10 = 1,5 L de détergent, avec 13,5 L d’eau. On ne verse pas 1,5 L dans 15 L d’eau, car le volume final serait alors incorrect.

D. La dilution à l’eau fait diminuer le pH de cette solution basique, qui se rapproche de la neutralité. Les données ne permettent pas de donner sa nouvelle valeur exacte : le pH n’est pas proportionnel au volume et la composition du produit n’est pas fournie. La manipulation suit l’étiquette et les protections prescrites.

12. Pictogrammes A à D

LettreDanger représenté
A, flammeProduit inflammable ou présentant un autre danger associé à l’inflammation.
B, flamme sur un cercleComburant : peut provoquer ou aggraver un incendie.
C, liquide attaquant une main et un métalCorrosif : lésions graves et/ou corrosion des métaux selon la classification.
D, tête de mortToxicité aiguë : peut être toxique ou mortel.

Ces symboles correspondent à SGH02, SGH03, SGH05 et SGH06. L’INRS explique l’étiquetage CLP : lire également les mentions de danger, car un pictogramme ne décrit pas à lui seul tous les risques.