Corrigé — Agent de maîtrise 2025 : cas pratique accueil en maternelle

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Proposition de corrigé — non officielle. Session 2025. Interne — hygiène et accueil des enfants des écoles maternelles ou des classes enfantines. Durée : 2 heures ; coefficient 3.

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Le cas porte sur la prévention des risques des huit ATSEM de la collectivité et la préparation d’un livret d’accueil. Les trois questions appellent des propositions adaptées à leur travail ; il ne suffit pas d’énumérer des équipements de protection.

Question 1 — Risques professionnels et mesures de prévention

Le tableau peut constituer la partie « Prévention » du livret. Les documents 1 et 3 relient les risques aux tâches, au rangement et à l’organisation ; le document 2 insiste aussi sur les relations de travail.

Faites défiler le tableau horizontalement pour consulter toutes les colonnes.

Risque et situation d’expositionMesures à prévoir
Troubles musculosquelettiques : travail accroupi, tables et points d’eau trop bas, déplacement des lits, port d’enfants et seaux lourdsPrévoir un siège adulte adapté et mobile, des rangements accessibles et des aides au déplacement ; limiter les ports ; revoir l’installation du dortoir ; tester les équipements avec les agents. Compléter ces changements par une formation PRAP.
Chutes de plain-pied : jeux au sol, passage encombré, sol mouilléDégager les circulations, organiser le rangement avec les enfants et l’enseignant, traiter rapidement une souillure, nettoyer hors présence des enfants et signaler temporairement la zone humide.
Chutes de hauteur et d’objets : matériel empilé, récupération sur une chaiseMettre les objets usuels à portée, les charges lourdes dans la zone de préhension sans flexion importante ; éviter les empilements et employer un équipement d’accès adapté pour les besoins exceptionnels.
Risque chimique : préparation, utilisation et stockage des produits d’entretienLimiter les produits dangereux, respecter la dilution et la fiche de données de sécurité, ne jamais mélanger les produits, ventiler et stocker dans un local réservé et fermé. Choisir les protections selon le produit ; ne pas utiliser de bouteille alimentaire.
Risque infectieux : changes, toilettes, sécrétions, nettoyage des sanitairesOrganiser le lavage des mains, les circuits propre/sale, les protocoles de change et d’entretien ; prévoir les gants adaptés au geste, le matériel et la formation. Le port de gants ne remplace pas l’hygiène des mains.
Bruit et fatigue vocale : classe, motricité, cantineRéduire le bruit à la source : patins, chariots silencieux, traitement acoustique étudié, organisation des groupes. Former à l’usage de la voix. Éviter une solution qui empêcherait d’entendre les enfants et les alarmes.
Risques psychosociaux : consignes contradictoires, urgences successives, tensions avec adultes ou familles, faible reconnaissanceDéfinir qui décide sur chaque temps, tenir à jour les missions, prévoir les remplacements et des échanges sur le temps de travail ; donner un interlocuteur pour les difficultés. Associer ATSEM et enseignants aux choix d’aménagement.
Coupures, pincements, brûlures : outils, portes, matériel dégradé, repas chaudsRetirer le matériel abîmé, sécuriser les portes et les outils, organiser le service des repas et signaler les réparations nécessaires.
Incendie et évacuation : stockage combustible et accès obstruésMaintenir sorties et moyens de secours accessibles ; présenter les consignes, les moyens d’alerte et la répartition des rôles pour évacuer les enfants ; participer aux exercices.

Pour l’accueil d’un nouvel agent, j’ajoute une visite des locaux, les coordonnées du responsable, les consignes d’urgence et le moyen de signaler un danger. Je fais remonter les risques observés pour mettre à jour le document unique et le programme d’actions : un livret ne dispense pas d’améliorer les postes.

Les recommandations du Fonds national de prévention de la CNRACL confirment notamment l’importance des contraintes physiques, du bruit, du risque infectieux et de l’organisation du travail.

Question 2 — Aménager la classe : dix principes

Le sujet demande au moins huit principes. Ces dix propositions portent sur la circulation et la sécurité des enfants comme des adultes.

  1. Dégager un cheminement continu entre entrée, ateliers, sanitaires et sorties ; aucune pile de matériel dans les passages.
  2. Maintenir libres les issues, leur ouverture et l’accès aux moyens de secours. Ne pas utiliser ces espaces comme réserve.
  3. Prévoir la place de l’adulte autour des tables et des lits, pour accompagner un enfant sans escalader ni déplacer les meubles à chaque intervention.
  4. Ranger selon la fréquence d’utilisation : matériel courant à proximité du poste et à une hauteur accessible ; objets rarement utilisés dans un rangement distinct.
  5. Limiter les empilements et les charges en hauteur ; stabiliser les meubles et placer les objets lourds dans une zone de préhension adaptée.
  6. Attribuer une place identifiable au matériel, avec bacs stables et repères compréhensibles des enfants ; conserver seulement le stock nécessaire dans la classe.
  7. Séparer les produits et objets dangereux des fournitures accessibles aux enfants : produits d’entretien, outils coupants et petits éléments présentant un risque d’ingestion.
  8. Supprimer les obstacles au sol : câbles, tapis instables, cartons et jouets épars ; prévoir des sols en bon état et un entretien compatible avec leur usage.
  9. Sécuriser les meubles et les ouvertures : supprimer les éléments cassés ou saillants, signaler les risques de pincement et faire réaliser les protections adaptées.
  10. Organiser les zones d’activité et le rangement avec l’enseignant et l’ATSEM, puis observer les déplacements en situation réelle. Corriger un passage trop étroit ou une zone sans visibilité avant de généraliser l’aménagement.

Ces principes reprennent l’affiche de rangement du document 1 et les préconisations d’aménagement du document 3. Les « 80 cm » du document 1 concernent le local de stockage des produits, pas une largeur universelle à appliquer aux circulations de la classe.

Question 3 — Refus de travailler le mercredi

Je reçois l’agent individuellement, sans le mettre en cause devant les collègues. Je lui demande les raisons du refus : simple préférence, fatigue liée aux amplitudes, difficulté personnelle, restriction médicale ou incompréhension de son planning. J’écoute sans promettre une dispense que je n’ai pas le pouvoir d’accorder.

Je vérifie ensuite sa situation avec le service RH : temps de travail, cycle et annualisation, planning communiqué, éventuel temps partiel ou aménagement, missions et qualifications nécessaires à l’accueil collectif de mineurs. Le sujet ne permet pas d’affirmer que tout ATSEM doit automatiquement travailler chaque mercredi, ni que ce jour serait un repos de droit.

Si le mercredi fait bien partie de son service, je rappelle les horaires applicables et le besoin de continuité de l’accueil. Une préférence personnelle ne suffit pas à modifier unilatéralement le planning. Je recherche une solution compatible avec le fonctionnement du service et l’équité : échange de journée possible, adaptation validée ou orientation vers la médecine préventive si la santé est en cause.

Je formalise les décisions et les consignes. En cas de refus persistant d’une instruction régulière, j’en rends compte à ma hiérarchie et aux RH ; je ne prononce pas moi-même une sanction. Je veille entre-temps à la sécurité de l’accueil, sans reporter durablement la charge sur les autres ATSEM.

À éviter dans la copie : répondre seulement « j’impose » ou « j’accepte ». La réponse doit articuler écoute, vérification des règles applicables, organisation et suivi.