Assistant de conservation 2025 : corrigé documentation
Proposition de corrigé — non officielle. Session 2025. Externe — documentation. Durée : 3 heures. Coefficient : 3.
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Les réponses suivent les questions du PDF ci-dessus. Comparez votre raisonnement et vos calculs aux explications ; les réserves signalées font partie de la réponse proposée.
1. Animations et jeux en documentation — 8 points
Une animation documentaire met les usagers en relation avec des ressources et des compétences de recherche. Elle peut présenter un fonds, aider à construire une veille ou permettre d’évaluer une information. Un jeu n’a donc pas pour seule fonction de distraire : il crée une situation où les participants doivent chercher, comparer, choisir et justifier.
Dans une collectivité, un parcours d’accueil peut faire découvrir aux nouveaux agents le catalogue, les abonnements et les modalités de demande. Un jeu d’enquête propose de retrouver un texte applicable à une date donnée, puis de distinguer ce texte d’un commentaire périmé. Un atelier de vérification d’images ou un quiz suivi d’une discussion développe d’autres savoir-faire. Ces formats doivent correspondre à des besoins identifiés ; transformer une formation obligatoire en compétition peut mettre certains agents en difficulté.
La préparation fixe les objectifs, le public, la durée, les ressources et les critères de réussite. Consignes accessibles, alternatives au numérique, travail en petits groupes et droit à l’erreur favorisent la participation. Le documentaliste vérifie les contenus et prévoit un temps de reprise : expliquer une démarche permet de transférer l’apprentissage à une situation professionnelle réelle.
L’évaluation porte sur la capacité à retrouver et utiliser une information, ainsi que sur les usages ultérieurs du service. Une fréquentation élevée ne prouve pas que les participants savent mieux chercher. Les retours permettent d’ajuster le scénario, sans confondre animation documentaire et promotion d’un outil particulier.
2. Désherber un centre de documentation — 4 points
Le désherbage améliore pertinence, lisibilité et fiabilité du fonds. Il permet de retirer doublons inutiles, références obsolètes ou documents matériellement dégradés, tout en conservant ce qui reste utile à l’histoire du service ou à ses missions. En documentation juridique, l’ancienne version d’un texte peut garder une valeur : elle doit être identifiée comme telle plutôt que servir de référence actuelle.
Une politique écrite définit critères, responsabilités et destinations. On analyse usages, disponibilité ailleurs et besoins futurs, puis on met à jour catalogue et inventaires. Les règles de propriété et de conservation doivent être respectées. Un document reçu par un service peut aussi constituer une archive publique : il ne faut pas éliminer un dossier de preuve comme s’il s’agissait d’un périodique courant.
3. Évaluer une information — 4 points
Identifier l’auteur, sa compétence, l’éditeur et l’objectif du document. Vérifier date de publication, mise à jour, contexte, méthode et références. Une donnée chiffrée demande notamment une population, une période et un mode de calcul. Retrouver la source primaire permet d’examiner ce qui a réellement été établi.
Il faut ensuite croiser avec des sources indépendantes et distinguer fait, interprétation, publicité et opinion. Plusieurs sites recopiant le même communiqué ne constituent pas plusieurs confirmations. Une présentation professionnelle, un nombre de partages ou une réponse convaincante d’un outil automatisé ne garantissent pas l’exactitude. La conclusion peut être provisoire lorsque les éléments manquent ; la pertinence pour la question posée reste distincte de la fiabilité générale du document.
4. Utiliser les flux RSS — 4 points
Un flux RSS diffuse les nouveautés d’un site dans un format structuré. Un agrégateur permet de suivre plusieurs producteurs sans consulter chaque page manuellement. Le service documentaire sélectionne les sources, organise les abonnements par thème, traite les doublons et transforme les éléments retenus en une veille utile aux destinataires.
Le titre et le résumé ne remplacent pas la lecture de l’article original. Il faut contrôler la date, le lien, la disponibilité du flux et l’évolution du périmètre de la source. Tous les sites ne proposent pas de RSS, et le flux peut ne contenir qu’un extrait. La diffusion interne d’une veille doit respecter droits d’auteur et licences : privilégier références, liens et synthèses propres plutôt que recopier systématiquement les textes.
Repère officiel
CLEMI : Médias et information, on apprend !, notamment sur l’évaluation des sources. Les exemples d’animations ci-dessus sont des propositions, non un corrigé du jury.