ATSEM 2019 Hauts-de-France : corrigé expliqué du QCM externe

Aller à un exercice ou une partie

Proposition de corrigé — non officielle. ATSEM principal de 2e classe, concours externe, session 2019, sujet régional des Hauts-de-France. Durée : 45 minutes. Coefficient : 1.

Ouvrir le sujet officiel du CDG59 · Retrouver les annales ATSEM

Les cases du sujet ne portent pas de lettres. Dans les réponses ci-dessous, elles sont numérotées de haut en bas à l’intérieur de chaque question. La question 10 demande les affirmations inexactes. Les règles sont replacées dans le contexte de 2019 ; plusieurs formulations appellent une réserve expliquée à l’endroit concerné.

1. Statut et missions — cases 1, 3 et 4

L’ATSEM est un agent de la fonction publique territoriale, nommé par le maire. Il assiste le personnel enseignant pour l’accueil et l’hygiène et participe à la propreté des locaux et du matériel destinés aux enfants. Il ne devient pas enseignant lors d’une absence. Une réponse du Gouvernement publiée le 14 janvier 2020 récapitule ces missions et les précisions apportées par le décret de mars 2018.

2. Énurésie — cases 2 et 4

L’énurésie concerne des émissions involontaires d’urine, donc la miction. Elle ne désigne pas une émission de selles. L’enfant doit être rassuré et accompagné avec discrétion ; une punition ou une humiliation ne traite pas ce trouble.

3. Conséquences de manquements — cases 1, 2 et 5

L’autorité territoriale peut engager une procédure disciplinaire. Une exclusion temporaire ou, pour les faits les plus graves et selon la procédure applicable, une révocation peut être prononcée. Le mot « définitive » du QCM renvoie ici à cette dernière, sans en être l’intitulé juridique. Des poursuites pénales sont possibles si les faits constituent une infraction ; elles ne sont pas automatiques. L’Éducation nationale n’est pas l’autorité disciplinaire de l’ATSEM. Voir l’article 89 du statut territorial alors applicable, reproduit par le CNFPT à la page 65.

4. Dilution — cases 1, 2 et 3 dans la convention retenue par le QCM

Les trois volumes proposés sont égaux : 30 cl = 0,3 l = 300 ml. Le calcul attendu est 10 × 3 / 100 = 0,3 litre.

L’énoncé dit toutefois que le seau est déjà entièrement rempli d’eau. Ajouter le produit le ferait déborder. Pour préparer réellement 10 litres de solution finale à 3 %, on mesure 300 ml de produit et on complète avec de l’eau jusqu’à 10 litres, soit environ 9,7 litres d’eau si les volumes sont additifs. La notice du fabricant reste la référence pour la convention de dosage. Cette maladresse de formulation ne change pas l’équivalence entre les trois cases.

5. Protection individuelle — cases 1, 3 et 4

EPI signifie « équipement de protection individuelle ». Des gants adaptés au produit et au travail peuvent constituer un EPI. La fiche de données de sécurité précise notamment les protections nécessaires ; porter n’importe quel gant ne garantit pas la protection. Voir la présentation de la FDS par l’INRS.

6. Activité du produit — case 1

Une activité contre les bactéries est bactéricide ; contre les champignons, fongicide. Elle ne démontre pas une activité contre les virus, les algues ou les spores. Chaque propriété annoncée doit correspondre aux usages et aux conditions prévus sur la fiche technique.

7. Grève — case 2

Le seuil de répartition entre État et commune est 25 % d’enseignants déclarés grévistes, et non 50 %. En dessous, l’État organise l’accueil ; à partir de 25 %, la commune assure le service d’accueil prévu par la loi. L’ATSEM ne remplace pas un professeur pour enseigner. Ce dispositif résulte de la circulaire du 26 août 2008, antérieure à l’épreuve.

8. Brûlure — cases 3 et 4

Il faut refroidir rapidement la zone brûlée sous une eau fraîche à tempérée, sans glace, puis alerter le directeur et appliquer le protocole de secours. La mention d’eau « froide » doit être comprise sans refroidissement extrême. Une pommade n’est pas le premier geste. Dans cette situation de brûlure de la main, il faut appeler le 15 ou le 112 et suivre les consignes du médecin régulateur. L’alerte au directeur ne doit pas retarder cet appel. Les repères de l’Assurance maladie précisent les critères de gravité.

9. PMI — cases 3, 4 et 5

La protection maternelle et infantile est un service départemental. Elle contribue à la prévention et au dépistage chez les enfants de moins de six ans et à leur orientation vers des professionnels ou structures adaptés. Ce n’est ni un service de l’Éducation nationale ni la « protection des maladies infantiles ». Ces compétences figurent notamment dans le rapport public sur la PMI de 2019, annexe 8, pages 157 et 158.

10. Affirmations inexactes — cases 2, 3, 4 et 5

L’ATSEM n’a pas automatiquement le calendrier de congés ni les horaires des enseignants. Son statut ne lui impose pas l’entretien de tous les locaux de la collectivité, sans rapport avec ses missions. Une sortie hors horaires ne devient pas obligatoire par la seule décision de l’enseignant : l’organisation municipale et le temps de travail doivent être pris en compte. Enfin, les désaccords professionnels ne se règlent pas en critiquant librement l’enseignant auprès des parents. La première proposition, relative à l’autorité territoriale pour la carrière et l’affectation, est exacte : elle ne doit pas être cochée.

11. Projet de santé — case 2

Il s’agit du PAI, projet d’accueil individualisé. Il organise les adaptations et les conduites à tenir pour un enfant présentant un trouble de santé. Les autres sigles désignent d’autres dispositifs ; un PPMS concerne la mise en sûreté face à des risques collectifs.

12. Vigipirate — cases 1, 3 et 4

Depuis la révision de 2016, le plan comporte trois niveaux : vigilance ; sécurité renforcée–risque attentat ; urgence attentat. Il associe les pouvoirs publics, collectivités, entreprises et citoyens à la vigilance et à la protection. Voir la présentation du ministère de l’Intérieur publiée le 1er décembre 2016.

13. Appel pendant le confinement — case 4 ; case 3 selon la répartition prévue

Le comptage doit être réalisé au moment où il peut l’être sans exposer les enfants, sous la responsabilité de l’enseignant et selon le PPMS. Les propositions imposant l’appel immédiatement au signal ou seulement après une évacuation ne conviennent pas à toutes les situations de confinement.

La quatrième case correspond au rôle habituel de l’enseignant. La troisième n’est pas intrinsèquement fausse si le protocole confie matériellement l’appel à l’ATSEM. Le sujet ne fournit pas ce protocole : il ne permet pas de départager sûrement ces deux cases à partir de cette seule phrase. Cette réserve n’est pas une réponse du jury. Le cadre de sécurité de 2017 impose justement une organisation préparée.

14. Vaccinations en 2019 — les quatre cases

Pour les enfants nés à compter du 1er janvier 2018, l’obligation a été étendue à onze vaccinations, dont rougeole et oreillons. La vaccination a une finalité préventive. Le maintien à l’école peut être refusé après le délai de régularisation applicable lorsque les obligations ne sont pas satisfaites, hors contre-indication médicalement reconnue ; cela n’autorise pas l’ATSEM à décider lui-même une exclusion immédiate. La réponse ministérielle du 16 juillet 2019 rappelle ce dispositif et l’admission provisoire.

15. Confidences graves — case 2

L’ATSEM écoute sans interroger de façon suggestive, relève les mots et faits utiles puis alerte l’enseignant et la chaîne de protection prévue. Il ne diffuse pas les confidences à tous les collègues et ne confronte pas de sa propre initiative l’enfant à ses parents. Un danger immédiat appelle une protection et une alerte urgentes : transmettre à l’enseignant n’épuise pas, à lui seul, toute la conduite à tenir.

16. Entretien — case 4 ; première proposition trop imprécise

La méthode Faubert utilise notamment deux seaux, pour la solution et le rinçage de la frange. Les produits ne sont pas mélangés. « Comburant » ne signifie pas corrosif : un comburant favorise la combustion.

La première proposition entretient une confusion : l’eau de Javel désinfecte, mais ne remplace pas le nettoyage détergent. Elle peut intervenir dans un protocole adapté après nettoyage et rinçage. Il serait donc excessif de dire qu’elle ne peut jamais être utilisée sur un sol, tout comme il serait faux d’en faire le produit ordinaire de lavage. La réponse 4 est certaine ; la validité de la case 1 dépend du sens donné à « laver ». Voir le protocole de bionettoyage du CPias, qui explicite cette distinction.

17. Vomissements — cases 2, 3 et 6 ; case 5 à préciser

Rassurer, aider les enfants à se nettoyer et prévenir le responsable sont adaptés. Ils doivent rester surveillés ; deux cas après un repas appellent une vigilance collective et le protocole d’alerte. Les reproches et l’inaction sont exclus.

La cinquième case ne précise ni l’état des enfants ni la quantité de boisson. Proposer de petites prises adaptées à un enfant conscient ne signifie pas le faire boire abondamment pendant des vomissements. On ne force ni boisson ni nourriture et on suit l’avis médical ou le protocole. Sans ces précisions, cette case ne constitue pas une consigne universelle et sa validation ne peut être affirmée comme une réponse officielle. Les repères médicaux sur la gastro-entérite de l’enfant distinguent notamment la réhydratation adaptée de la simple distribution d’eau.

18. Désaccord sur une activité — case 2

Un échange calme avec l’enseignant permet d’exposer les contraintes et de chercher une organisation adaptée. Le caractère salissant d’une activité ne justifie pas, à lui seul, le refus de participer ou de nettoyer. Les plaintes auprès des parents ne sont pas une voie de règlement professionnel.

19. Piscine — case 3

L’ATSEM peut accompagner la vie collective : transport, vestiaires, toilette et douche. Cette présence ne lui confère pas une qualification pour enseigner la natation ou assurer la surveillance du bassin. Il ne remplace pas un professionnel absent. La circulaire natation de 2017, applicable à cette session, distingue ces fonctions.

20. Récréation — case 3

L’ATSEM peut aider à la surveillance en présence d’un enseignant, selon l’organisation retenue. La responsabilité de surveillance du temps scolaire ne lui est pas transférée parce que le groupe serait petit ou parce qu’un enseignant est indisponible. Le règlement type des écoles, circulaire du 9 juillet 2014, section 1.4 répartit le service de surveillance entre les maîtres.