ATSEM 2021 : corrigé des questions du troisième concours dans l’Eure
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Proposition de corrigé — non officielle. Le sujet 2021 du troisième concours ATSEM principal de 2e classe du CDG 27 propose quatre questions à partir de cinq documents. Les réponses suivent le dossier sans supposer que l’organisation d’une commune citée vaut pour toutes les écoles. Retrouver les annales ATSEM.
Question 1 — Communiquer avec des interlocuteurs différents
L’ATSEM échange d’abord avec les enfants, pour les accueillir, les guider et comprendre leurs besoins. Il travaille avec l’enseignant de sa classe, puis avec le directeur de l’école et l’ensemble de l’équipe enseignante pour préparer les activités, organiser les transitions et transmettre les informations utiles à la sécurité. Il coordonne son action avec les autres ATSEM et avec les agents chargés de l’entretien, de la restauration et de l’animation périscolaire. Il peut également rencontrer le responsable de site, supérieur hiérarchique dans la charte locale reproduite par le sujet, et les parents à l’accueil ou au départ des enfants. La collectivité employeuse, représentée notamment par ses responsables, intervient pour l’organisation du poste et des moyens. La communication entre le directeur et le responsable de site est aussi essentielle, même si l’ATSEM n’en est pas toujours l’interlocuteur direct.
Cette diversité complique la circulation d’informations : l’ATSEM passe d’un temps scolaire à un temps périscolaire, avec des responsables et des horaires différents. Une consigne mal transmise peut perturber une activité ou compromettre la continuité de la surveillance. Les attentes de l’enseignant, de la collectivité et des parents peuvent aussi diverger. D’où l’intérêt, décrit dans la charte du dossier, de temps de dialogue prévus à l’avance, de rôles clarifiés, d’écrits accessibles à l’équipe et d’une transmission limitée aux informations nécessaires, dans le respect de la discrétion due aux enfants et aux familles.
Question 2 — Quatre étapes de l’évolution du métier
1883-1887 : apparition de la fonction communale. Le dossier situe l’émergence de la « femme de service » dans les écoles en 1883, puis l’installation de cette fonction dans chaque école et la nomination par la commune en 1887. Le rôle est alors surtout matériel, dans une école maternelle qui se structure progressivement.
1958 : reconnaissance des ASEM. La création de la catégorie des agents spécialisés des écoles maternelles reconnaît une mission d’entretien des locaux et d’hygiène des jeunes enfants. L’agent n’est plus seulement défini par le service matériel de l’établissement.
1985-1992 : place dans l’équipe éducative et cadre territorial. Le dossier indique la reconnaissance de l’ASEM comme membre de l’équipe éducative en 1985. En 1992, le cadre d’emplois des ATSEM précise l’assistance au personnel enseignant pour l’accueil, l’animation et l’hygiène des enfants, ainsi que la préparation et la propreté des locaux et du matériel destinés à ces derniers. La collaboration pédagogique devient plus explicite.
2018 : missions clarifiées et perspectives de carrière. La réforme statutaire présentée dans le document 3 précise les missions exercées et organise des voies d’accès à d’autres cadres d’emplois, notamment ceux d’agent de maîtrise et d’animateur territorial. Elle rend plus visible la diversité des tâches de l’ATSEM, du temps scolaire aux activités autour de l’école.
Question 3 — Cinq risques professionnels et leur prévention
Faites défiler le tableau horizontalement pour consulter toutes les colonnes.
| Risque pendant la journée | Mesure de prévention adaptée |
|---|---|
| Douleurs du dos et des articulations dues au port de matériel, aux gestes répétés et aux postures basses auprès des enfants | Aménager le mobilier et les rangements, utiliser une aide à la manutention quand elle existe et former les agents aux gestes et postures. |
| Chute ou glissade dans les circulations, les sanitaires ou pendant l’entretien | Garder les passages libres, signaler un sol humide et choisir des chaussures adaptées. |
| Infection lors des soins d’hygiène, du change ou du contact avec des surfaces souillées | Appliquer l’hygiène des mains, les protocoles de nettoyage et les protections prévues pour la tâche. |
| Exposition aux produits d’entretien par contact ou inhalation | Respecter les dosages et les notices, aérer, porter les équipements nécessaires et remplacer les produits dangereux lorsque c’est possible. |
| Stress et charge émotionnelle liés à la surveillance, aux relations avec les familles et à des consignes concurrentes | Clarifier les responsabilités, prévoir des temps d’échange d’équipe, répartir les tâches et signaler une surcharge au responsable. |
Le document 5 mentionne aussi le bruit : l’aménagement acoustique et l’alternance des tâches peuvent en réduire l’exposition. Les mesures doivent associer l’agent, l’équipe et la collectivité employeuse ; elles ne reposent pas seulement sur des précautions individuelles.
Question 4 — Trois savoirs, trois savoir-faire et trois savoir-être
Savoirs. L’ATSEM connaît les grandes étapes du développement du jeune enfant afin d’adapter son aide ; il connaît les règles d’hygiène et de sécurité applicables aux locaux, aux repas et aux soins ; il connaît la répartition des rôles entre enseignant, directeur et collectivité, ainsi que les consignes particulières nécessaires à l’accueil d’un enfant.
Savoir-faire. Il sait préparer le matériel d’un atelier selon les consignes de l’enseignant ; accompagner un enfant dans l’habillage, le repas ou le passage aux sanitaires en soutenant son autonomie ; nettoyer et remettre en état les espaces et le matériel avec les méthodes et produits prévus.
Savoir-être. Il fait preuve de patience avec les enfants, de discrétion envers les familles et de coopération avec les enseignants et les autres agents. Ces qualités permettent à la fois une relation rassurante avec les enfants et une transmission fiable des informations dans l’équipe.