ATSEM 2021 : corrigé des cinq questions du troisième concours CDG 31

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Proposition de corrigé — non officielle. Troisième concours d’ATSEM principal de 2e classe, session 2021. Les cinq réponses suivent l’ordre du sujet officiel du CDG 31, qui comporte cinq documents et douze pages. Retrouver les annales d’ATSEM.

Question 1 — Pourquoi soigner l’accueil et la sortie en maternelle ?

L’arrivée à l’école marque une séparation avec la famille. Pour un enfant qui découvre la vie collective, elle peut être source d’inquiétude. Un accueil régulier, calme et personnalisé lui permet de se sentir reconnu, de retrouver ses repères et de se rendre progressivement disponible pour les activités. Les jeux ou situations proposés dès l’entrée lui montrent que l’école est un lieu d’apprentissage. L’enseignant organise ce temps ; l’ATSEM l’accompagne en aidant l’enfant à déposer ses affaires, à rejoindre une activité et à exprimer un besoin, sans remplacer l’accueil pédagogique de l’enseignant.

Ce moment sert aussi à transmettre les informations utiles entre la famille et l’équipe, dans le respect de la discrétion professionnelle. Les rituels, adaptés à l’âge des enfants, donnent un cadre prévisible à la journée et aident chacun à prendre sa place dans le groupe. Une arrivée précipitée ou indifférenciée peut au contraire prolonger l’insécurité d’un enfant et retarder son entrée dans les apprentissages.

La sortie mérite la même attention pour une raison de sécurité et de responsabilité. Les enfants doivent être remis, à l’horaire officiel, à leurs parents ou à la personne nommément désignée par écrit, sauf prise en charge prévue par un service périscolaire ou de transport. L’équipe vérifie que chaque enfant part avec la bonne personne et transmet les informations nécessaires. Faire sortir les élèves avant l’heure ou les laisser attendre sans surveillance expose à un risque d’accident et à une rupture de la continuité de prise en charge. Le respect de ce cadre rassure également les familles.

Question 2 — En quoi la sieste apprend-elle l’autonomie ?

La sieste répond d’abord au besoin de repos, variable selon les enfants. Le document montre qu’elle est aussi une suite de gestes que l’enfant apprend à accomplir. Il reconnaît sa place, va aux toilettes, se déshabille, pose ses vêtements de manière à les retrouver, puis se rhabille dans le bon ordre au réveil. Certains apprennent à s’endormir hors de chez eux et dans un espace partagé, avec un rituel rassurant. Lorsqu’ils se réveillent avant les autres, ils peuvent sortir du lit, choisir une activité calme et respecter le sommeil de leurs camarades. L’enfant acquiert ainsi des habitudes de soin de soi, d’organisation et de vie collective. L’adulte aide selon le besoin réel, sans faire systématiquement à sa place ni imposer la même durée de sommeil à tous.

Question 3 — Qu’est-ce qu’un objet transitionnel et à quoi sert-il ?

Un objet transitionnel est un objet familier, souvent une peluche ou un tissu, auquel un enfant s’attache et qu’il peut emporter entre la maison et l’école. Il porte des sensations et des souvenirs liés à son environnement familial. En période de séparation ou de fatigue, le doudou peut aider l’enfant à se rassurer, à s’apaiser et à rejoindre peu à peu le groupe. Il joue ainsi un rôle de passage entre le cadre privé et la vie scolaire.

Le document insiste sur deux nuances. Tous les enfants n’ont pas de doudou : l’absence d’un tel objet n’est pas un signe de difficulté affective. Et son usage évolue avec l’âge et les situations. L’équipe peut convenir avec la famille d’un endroit où le déposer, le rendre disponible au moment de la sieste ou d’un chagrin, puis aider l’enfant à s’en éloigner progressivement lorsqu’il est prêt. L’ATSEM respecte les règles élaborées avec l’enseignant tout en observant le besoin singulier de l’enfant. Elle ne retire pas brutalement le doudou et n’expose pas l’enfant aux moqueries. La progression vers l’autonomie ne doit pas dévaloriser les habitudes de réassurance de sa famille.

Question 4 — Quand et pourquoi modifier un PAI ?

Le projet d’accueil individualisé, ou PAI, est élaboré pour un enfant dont l’état de santé demande des adaptations durables de l’accueil scolaire. Il précise, selon le cas, un régime alimentaire, des aménagements d’activités ou d’horaires, des médicaments prescrits et la conduite à tenir en cas d’urgence. Il concerne les temps scolaires et peut aussi organiser les temps de restauration et les activités périscolaires avec les partenaires responsables.

Le document indique qu’il peut être révisé à tout moment lorsque la pathologie de l’enfant évolue, lorsque son environnement change ou lors d’un changement d’école ou d’établissement, à la demande de la famille. Les éléments nécessaires sont transmis à chaque rentrée. Une prescription ou une ordonnance qui change, un nouveau besoin pendant les sorties, ou une modification du régime alimentaire appellent une mise à jour concertée avec les responsables légaux et les professionnels de santé compétents. La modification est signalée au médecin de l’institution ou de la structure ; les adultes chargés d’appliquer le PAI reçoivent les consignes mises à jour. L’ATSEM ne modifie pas seule un traitement ou une éviction alimentaire sur la base d’un échange oral. Le PAI peut également être arrêté à la demande de la famille selon la procédure prévue.

Question 5 — Que développent les activités physiques à l’école maternelle ?

Les activités physiques et sportives donnent à l’enfant des occasions concrètes de courir, sauter, lancer, grimper, s’équilibrer, danser et se déplacer dans des espaces variés. En répétant et en ajustant ces mouvements, il développe sa coordination, sa motricité, sa perception du corps, sa latéralité et ses repères dans l’espace et dans le temps. Il découvre ses possibilités, prend confiance et apprend à gérer un effort adapté à son âge. Le plaisir de bouger participe à une éducation à la santé.

Ces expériences soutiennent aussi les apprentissages intellectuels et sensoriels. Suivre un parcours, mémoriser une consigne, comparer des distances ou tracer une forme avec tout son corps avant de la dessiner sur une feuille relie l’action à la représentation. Les jeux collectifs apprennent à attendre son tour, à respecter une règle, à coopérer, à accepter une opposition sans violence et à tenir compte des autres. La danse et les jeux d’expression permettent de communiquer des émotions et de créer. L’adulte veille à la participation de chaque enfant, sans réduire l’activité à une performance ni assigner des jeux différents aux filles et aux garçons. L’enseignant fixe les objectifs pédagogiques ; l’ATSEM prépare le matériel, sécurise l’espace et accompagne les enfants selon ses consignes.