ATSEM 2023 : corrigé des questions du troisième concours dans l’Eure
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Proposition de corrigé — non officielle. Le sujet du troisième concours ATSEM principal de 2e classe 2023 du CDG 27 rassemble cinq questions et six documents. Les réponses se placent dans le cadre de cette session et de l’école fictive décrite par le sujet. Retrouver les annales ATSEM.
Question 1 — Double autorité de l’ATSEM
a. Deux temps de travail. L’ATSEM est un agent territorial de la commune. Pendant le temps scolaire dans l’école, le directeur organise son travail et l’enseignant guide les activités de sa classe. Pour la gestion de son emploi, son évaluation et les temps municipaux ou périscolaires, il relève de l’autorité territoriale représentée par le maire. Cette distinction évite de confondre direction pédagogique et employeur.
b. Responsable selon l’activité.
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| Situation demandée | Responsable de référence dans le dossier |
|---|---|
| Surveillance des repas à la restauration scolaire | Maire, dans le cadre du service municipal |
| Garderie périscolaire | Maire, dans le cadre du service périscolaire |
| Accompagnement dans les transports scolaires | Collectivité organisatrice ou employeuse, sous l’autorité territoriale ; ce n’est pas une activité de classe dirigée par l’enseignant |
| Surveillance de la récréation | Directeur et enseignants sur le temps scolaire ; l’ATSEM les assiste selon l’organisation de l’école |
| Sieste des enfants | Directeur et enseignant sur le temps scolaire ; l’ATSEM aide à l’installation et à la surveillance confiée |
| Évaluation annuelle de l’ATSEM | Autorité territoriale employeuse ; le directeur transmet les éléments utiles sur le service scolaire |
c. Statut. L’ATSEM principal de 2e classe n’est pas fonctionnaire d’État de l’Éducation nationale. Il appartient à la fonction publique territoriale, dans un cadre d’emplois de catégorie C. Le décret statutaire reproduit dans le dossier précise ses missions d’assistance et d’entretien, sous la responsabilité pédagogique des enseignants pour les activités de classe.
Question 2 — Accompagner le repas et connaître le PAI
a. Rôle et trois attentions. Avec les enfants de grande section, l’ATSEM veille à l’installation, à la sécurité et au calme du repas, aide ceux qui en ont besoin sans faire systématiquement à leur place, et favorise les gestes d’autonomie. Il porte une attention particulière aux allergies et régimes prévus par un PAI, à l’hygiène des mains et des aliments servis, et au comportement des enfants afin de prévenir une difficulté ou de la signaler rapidement au responsable. Le repas est aussi un temps d’échange respectueux, sans forcer ni humilier un enfant.
b. Sigle. PAI signifie projet d’accueil individualisé. Ce document écrit organise les adaptations nécessaires à l’accueil d’un enfant dont l’état de santé le demande, notamment un régime alimentaire, un traitement prescrit ou une conduite à tenir en urgence. Les adultes concernés doivent connaître les consignes utiles à leur rôle.
Question 3 — Accueillir des enfants de moins de trois ans
a. But du dispositif. Une scolarisation adaptée avant trois ans peut soutenir les premiers apprentissages, le langage, la socialisation et la familiarisation avec l’école. Le dossier souligne son intérêt lorsque la famille est éloignée de l’univers scolaire, à condition de respecter le développement et le rythme de l’enfant. Le cadre ministériel demande un projet pédagogique et éducatif propre à cet accueil.
b. Effets sur le travail de l’ATSEM. L’ATSEM prévoit davantage de temps pour l’accueil, les soins d’hygiène, l’habillage, les transitions et le repos. Il parle avec des mots simples, reste disponible, observe les signes de fatigue et travaille étroitement avec l’enseignant et les parents pour offrir des repères stables. Les espaces, les objets et la durée des activités doivent convenir à de très jeunes enfants ; la continuité avec les temps périscolaires mérite une attention particulière.
c. Deux adaptations concrètes. À l’arrivée, un enfant qui découvre la séparation peut avoir besoin d’un accueil progressif, d’un adulte de référence et d’un échange bref avec sa famille. Pour la sieste ou le passage aux toilettes, l’équipe peut aménager les horaires, rapprocher le matériel nécessaire et accompagner les gestes d’autonomie sans presser l’enfant.
Question 4 — Produits chimiques et prévention
a. Neuf pictogrammes. La liste numérotée du sujet correspond aux neuf symboles de danger décrits par l’INRS.
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| Numéro | Symbole | Sens principal |
|---|---|---|
| 1 | Bombe explosant | Produit explosif |
| 2 | Flamme | Produit inflammable |
| 3 | Flamme sur un cercle | Produit comburant, pouvant aggraver un incendie |
| 4 | Bouteille | Gaz sous pression |
| 5 | Liquide attaquant une main et un métal | Produit corrosif |
| 6 | Tête de mort | Toxicité aiguë grave |
| 7 | Point d’exclamation | Produit irritant ou nocif selon sa classification |
| 8 | Arbre et poisson morts | Danger pour le milieu aquatique |
| 9 | Silhouette avec marque sur la poitrine | Danger grave pour la santé, par exemple effet cancérogène ou atteinte d’un organe |
b. FDS. Le sigle signifie fiche de données de sécurité.
c. Utilité de la FDS. Elle renseigne sur les dangers du produit, ses conditions de stockage, les protections à porter et la conduite à tenir en cas d’exposition ou d’accident. La consulter avant l’entretien permet de choisir le bon geste et d’éviter notamment les mélanges dangereux de produits.
d. EPI et EPC. Un équipement de protection individuelle protège une personne qui le porte ; un équipement de protection collective agit pour plusieurs personnes à la fois, par exemple une ventilation ou un dispositif qui empêche l’accès à une zone dangereuse. Tous deux visent à réduire l’exposition au risque, mais la protection collective agit sur le lieu ou l’organisation, tandis que l’EPI protège l’agent équipé. Dans la fiche du sujet, l’entretien des locaux appelle une blouse de protection, des gants adaptés et des chaussures de sécurité. Leur choix concret dépend du produit et de la tâche indiqués dans la FDS.
Question 5 — Le conseil d’école d’Admiville
a. Rôle. Le conseil d’école vote le règlement intérieur, participe au projet d’école et donne des avis sur la vie et le fonctionnement de l’établissement : actions éducatives, accueil des élèves, activités périscolaires, restauration, hygiène et sécurité. Il réunit l’école, la commune et les parents pour examiner ces sujets ; il ne dirige pas chaque classe au quotidien.
b. Présidence. La directrice de l’école préside le conseil, même si elle bénéficie d’une décharge d’enseignement à mi-temps.
c. Membres obligatoires. D’après l’article D. 411-1 du Code de l’éducation, dans sa version en vigueur depuis août 2023, le conseil comprend la directrice, deux élus — le maire ou son représentant et un conseiller municipal désigné, ou le représentant de l’intercommunalité dans le cas prévu par le texte —, les six enseignants de l’école et le remplaçant de la directrice s’il exerce dans l’école au moment de la réunion, un enseignant du réseau d’aides spécialisées choisi selon la procédure prévue, six représentants élus des parents puisque l’école compte six classes, et le délégué départemental de l’Éducation nationale chargé de visiter l’école. L’inspecteur de la circonscription assiste de droit aux réunions ; cela ne le transforme pas en l’un des membres énumérés. L’infirmière scolaire n’entre pas non plus dans cette liste de membres permanents.
d. Place de l’ATSEM. Oui, un ATSEM peut assister au conseil pour les affaires qui l’intéressent, avec voix consultative. Il peut apporter des informations et un avis sur ses missions, notamment l’accueil, l’hygiène ou la vie périscolaire. Il ne siège pas comme membre de droit avec voix délibérative au seul titre de son poste, et les six ATSEM de l’école ne deviennent pas automatiquement six membres supplémentaires du conseil.