ATSEM 2023 : corrigé des quatre questions du troisième concours CDG 31
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Proposition de corrigé — non officielle. Troisième concours d’ATSEM principal de 2e classe, session 2023. Les réponses suivent les quatre questions et les neuf documents du sujet officiel du CDG 31. Retrouver les annales d’ATSEM.
Question 1 — Organiser la sieste
1.1. Quelle durée prévoir ?
Pour la majorité des enfants jusqu’à quatre ans, le document 1 propose une sieste d’une heure trente à deux heures après le déjeuner. Cette durée correspond à un cycle de sommeil et permet de se sentir reposé. Elle constitue un repère d’organisation : l’ATSEM et l’enseignant tiennent aussi compte de l’âge et du besoin réel de chaque enfant. Les heures de coucher et de lever doivent rester aussi régulières que possible.
1.2. Quatre conditions favorables à l’endormissement
- Préparer un espace calme, propre et suffisamment assombri, où les enfants peuvent se reposer sans bruit inutile.
- Installer une routine reconnaissable : passage aux toilettes, déshabillage, place habituelle et accueil serein après le repas.
- Respecter les repères personnels de l’enfant, comme son doudou ou une parole rassurante, dans les règles convenues avec l’enseignant et la famille.
- Tenir compte du rythme individuel : laisser à chacun le temps de s’apaiser, sans exiger que tous s’endorment au même instant.
1.3. Quatre bienfaits du sommeil
Le sommeil permet à l’enfant de récupérer de la fatigue physique et psychique. Il soutient la maturation du cerveau et le développement de l’organisme. Il aide à consolider les connaissances et les expériences acquises. Enfin, un repos suffisant favorise l’attention, la disponibilité pour apprendre et un meilleur équilibre émotionnel. Les documents 1 et 2 relient explicitement le manque de sommeil aux difficultés de concentration et d’apprentissage.
Question 2 — Faire vivre le langage oral pendant le rangement
2.1. Six phrases adressées à un enfant de petite section
Pour désigner des lieux : « Nous rangeons les voitures dans la boîte jaune. » ; « Le tapis reste dans le coin des jeux. »
Pour nommer des objets : « Tu peux prendre le camion jaune. » ; « Voici la petite voiture rouge. »
Pour indiquer des positions : « Pose le camion à côté de la boîte. » ; « Mets la voiture devant la boîte jaune. »
Ces phrases se rapportent aux objets et à la boîte visibles dans la photographie du document 3. L’adulte montre l’objet ou le lieu dont il parle, laisse l’enfant agir et reprend ses mots dans une formulation correcte. Le rangement devient une conversation concrète, sans transformer chaque geste en interrogation scolaire.
2.2. Formulations correctes
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| Phrase proposée dans le sujet | Réponse |
|---|---|
| « C’est le papa à Maria » | Incorrecte : on dit « le papa de Maria ». |
| « C’est le papa de Maria » | Correcte. |
| « Si j’aurai su que Tom était malade, je lui aurais donné la main » | Incorrecte : pour cette hypothèse passée, on emploie le plus-que-parfait de l’indicatif après si : « Si j’avais su… ». |
| « Si j’avais su que Tom était malade, je lui aurais donné la main » | Correcte. |
| « Les enfants croient que le père Noël va venir à l’école » | Correcte : croient est la troisième personne du pluriel de croire. |
| « Les enfants croivent que le père Noël va venir à l’école » | Incorrecte. |
Question 3 — Une relation sécurisante et une école inclusive
3.1. Besoins, gestes et mots à la restauration et à l’accueil
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| Moment et besoin | Gestes et mots possibles de l’ATSEM |
|---|---|
| Restauration : se sentir en sécurité et respecté. | Accueillir l’enfant par son prénom, l’installer à sa place, annoncer ce qui va se passer et vérifier calmement qu’il peut manger dans les conditions prévues pour lui. « Je suis là si tu as besoin d’aide. » Ne pas forcer à manger ni faire de commentaire humiliant. |
| Restauration : gagner en autonomie et réussir. | Proposer de tenir son verre, d’utiliser ses couverts ou de goûter selon ses capacités ; aider seulement le geste qui résiste. « Tu as réussi à verser l’eau ; je t’aide pour finir. » Valoriser l’essai plutôt que la quantité mangée. |
| Accueil : être rassuré lors de la séparation. | Se mettre à hauteur de l’enfant, le saluer, nommer son émotion et rappeler les repères de la journée. « Tu es triste de quitter ton parent. Nous allons poser ton manteau, puis tu pourras rejoindre le jeu. » |
| Accueil : appartenir au groupe et être écouté. | Proposer un jeu connu, présenter un camarade, laisser du temps pour parler ou observer. « Tu peux venir avec nous ; je t’écoute si tu veux me raconter. » Transmettre à l’enseignant une difficulté qui persiste. |
Ces exemples répondent aux besoins d’alimentation, de sécurité, d’appartenance, d’écoute et d’autonomie représentés dans le document 5. Les transitions entre maison, classe et périscolaire gagnent à garder des repères stables, comme le souligne le document 6. L’ATSEM agit avec l’équipe et respecte les consignes particulières de l’enfant.
3.2. Deux missions qui favorisent l’inclusion
L’ATSEM assiste l’enseignant dans l’accueil et les activités d’enfants ayant des besoins éducatifs particuliers. Elle prépare ou adapte le matériel et accompagne la participation de l’enfant selon les consignes pédagogiques, sans se substituer à l’enseignant ni aux professionnels chargés d’un accompagnement spécifique.
Elle aide chaque enfant dans les gestes d’hygiène et dans l’accès au matériel et aux espaces de la classe. Une aide proportionnée, ajustée aux capacités de l’enfant, lui permet de participer avec les autres et de développer son autonomie. Ces deux missions figurent dans le rôle présenté par les documents 7 et 8.
3.3. Une compétence psychosociale à cultiver
La capacité d’écoute empathique, citée dans le document 9, mérite d’être renforcée tout au long de la carrière. Elle aide l’ATSEM à percevoir ce qu’un enfant exprime par ses mots ou son comportement, à répondre sans le juger et à échanger avec l’enseignant ou la famille avec justesse. Les besoins changent selon les enfants et les situations ; l’écoute permet donc d’ajuster l’aide au lieu d’appliquer une réponse identique à tous.
Question 4 — Produits d’entretien et balayage
4.1. Vrai ou faux ?
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| Affirmation du sujet | Réponse et raison |
|---|---|
| Augmenter le dosage rend toujours le nettoyage plus efficace. | Faux. La dilution prévue par le fabricant doit être respectée ; un surdosage peut laisser des résidus, accroître les risques et gaspiller le produit. |
| Aérer lors de l’utilisation des produits. | Vrai. L’aération limite l’exposition aux émanations, dans le respect des consignes de la fiche du produit. |
| Mélanger les produits améliore leur efficacité. | Faux. Un mélange peut produire des réactions dangereuses, notamment avec l’eau de Javel. |
| Il faut conserver un stock important de produits. | Faux. On stocke les quantités utiles dans un lieu adapté, fermé et inaccessible aux enfants, selon les règles de la collectivité. |
| Ne pas rincer ni essuyer le désinfectant, sauf sur une surface au contact direct des aliments. | Vrai dans le cadre de la consigne du sujet. Le temps de contact doit être respecté ; les surfaces alimentaires sont rincées lorsque la notice du produit le prescrit. La fiche technique détermine la procédure précise. |
4.2. Texte à trous
On commence par un dépoussiérage humide, puis par un balayage humide, avant de laver le sol avec un produit détergent ou désinfectant adapté au protocole. La proposition « produit décapant » est écartée dans cette première série : le décapage est une opération particulière, pas une étape ordinaire du lavage.
Un produit détergent enlève les graisses et les salissures. Un produit désinfectant tue ou inactive les micro-organismes sur les surfaces inertes, selon son spectre et ses conditions d’emploi. La proposition « produit décapant » est également écartée dans cette seconde série. Le balayage humide, pratiqué du fond de la pièce vers la sortie, évite de remettre les poussières en suspension comme le ferait un balayage à sec.