ATSEM 2026 : corrigé des questions du concours interne et de la troisième voie

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Proposition de corrigé — non officielle. Concours interne et troisième concours d’ATSEM principal de 2e classe, session 2026, région Auvergne-Rhône-Alpes. Les réponses suivent les quatre questions et les six documents du sujet officiel. Retrouver les annales d’ATSEM.

Question 1 — Canicule à l’école maternelle

a) Cinq tâches avant l’arrivée des enfants. L’ATSEM vérifie, avec l’enseignant, la salle qui sera la plus fraîche et prépare son utilisation ; baisse les stores ou ferme les volets des façades exposées ; aère brièvement lorsque l’air extérieur est encore plus frais, puis referme les fenêtres si la chaleur monte ; met à disposition de l’eau potable et des gobelets propres ; prépare un espace de repos à l’ombre et le matériel des activités calmes prévues par l’enseignant. Elle signale immédiatement toute panne de ventilation, de point d’eau ou de protection solaire.

b) Hygiène, sécurité et sorties. Pendant la journée, l’ATSEM propose régulièrement de l’eau, sans attendre que les jeunes enfants la réclament, aide ceux qui ne boivent pas seuls et surveille leur état. Elle privilégie les espaces frais, limite les efforts, évite les jeux d’eau sans surveillance et change un vêtement mouillé si nécessaire. Elle vérifie que l’eau et les aliments sont conservés dans de bonnes conditions, respecte les consignes particulières connues pour les enfants fragiles et relaie toute inquiétude à l’enseignant. Pour une sortie, elle participe à l’évaluation des conditions avec l’enseignant : horaire, chaleur, ombre, accès à l’eau et possibilité de rentrer ou de rejoindre un lieu frais. Si la sortie est maintenue, elle veille aux chapeaux, vêtements légers et couvrants, à l’hydratation et à la protection solaire prévue avec les familles. Une activité physique intense ou une sortie aux heures les plus chaudes doit être évitée ; la décision de maintenir ou d’annuler la sortie appartient aux responsables compétents.

c) Classement des activités du document 2.

Faites défiler le tableau horizontalement pour consulter toutes les colonnes.

Domaine d’apprentissageActivités correspondantes
Développement et structuration du langage oral et écrit5, relaxation avec lecture ; 9, écriture avec de l’eau, comme dans l’exemple du sujet
Explorer le monde2, découverte et dégustation de fruits frais ; 7, arrosage des plantes
Acquisition des premiers outils mathématiques6, compter les canards ; 10, transvaser jusqu’à un trait ou un chiffre indiqué
Agir, s’exprimer, comprendre à travers l’activité physique3, jeu de pulvérisation ; 4, transport d’eau entre deux bassines
Agir, s’exprimer, comprendre à travers les activités artistiques1, dessins éphémères à l’eau ; 8, bulles de savon

Une même activité peut servir plusieurs apprentissages : l’expérience de l’eau n’est pas limitée aux mathématiques. Le tableau classe chaque proposition selon l’objectif décrit le plus directement par la fiche.

d) Signes d’alerte et conduite à tenir. Une grande fatigue, une faiblesse inhabituelle, des étourdissements, des maux de tête, des nausées ou vomissements, des crampes, une température élevée ou un comportement confus doivent alerter. L’ATSEM interrompt l’activité, prévient sans délai l’enseignant et met l’enfant au frais sous surveillance. En cas de malaise important, de trouble de la conscience ou de suspicion de coup de chaleur, elle fait appeler immédiatement le 15 ou le 112, suit les consignes des secours, rafraîchit l’enfant et ne lui donne à boire que s’il est conscient et peut avaler. Elle ne le laisse pas seul.

Question 2 — Aménagement d’une classe de petite et moyenne sections

a) Trois objectifs. L’aménagement doit assurer la sécurité des enfants, permettre les apprentissages et les jeux adaptés à leur âge, et maintenir des conditions d’hygiène satisfaisantes.

b) Libre ou guidé. En fréquentation libre, l’enfant choisit le coin jeu et l’activité ; l’adulte observe dans le cadre de règles connues. En fréquentation guidée, l’adulte propose une tâche précise, accompagne le groupe et poursuit un objectif pédagogique. Dans une classe à deux niveaux, cette organisation permet à des enfants de petite section d’explorer un espace adapté pendant que l’enseignant conduit un atelier ciblé avec des élèves de moyenne section, puis d’inverser les groupes. Elle évite que tous les enfants demandent simultanément la même aide.

c) Trois espaces figurant sur le plan. Dans l’espace lecture, un enfant peut regarder un album librement, ou participer à une lecture guidée par l’adulte : les deux formes sont possibles. Dans l’espace de jeu symbolique, jouer à la maison ou à la cuisine relève d’une fréquentation libre ; l’enseignant peut aussi guider un jeu de rôles autour du vocabulaire. Dans l’espace de manipulation et de découverte, assembler et trier des objets peut être libre, tandis qu’un atelier de classement selon une consigne est guidé. Le plan comporte également des espaces graphique, artistique, moteur et de regroupement.

d) Améliorer la circulation et le rangement. L’ATSEM propose à l’enseignant de dégager un chemin continu entre l’entrée, le point d’eau, les tables et la sortie de secours ; les meubles instables ou encombrants seront déplacés sans obstruer l’évacuation. Des tapis, étagères basses et repères visuels peuvent délimiter les coins sans cacher les enfants. Le matériel courant sera rangé à leur hauteur dans des bacs identifiés par une photo ou un pictogramme ; le matériel dangereux restera hors de portée. Le nombre de jeux mis à disposition peut être réduit puis renouvelé, avec une place claire pour chaque objet. Une courte routine de rangement, accompagnée par l’adulte, permet aux enfants de remettre les jeux en place. Après essai, l’équipe observe la circulation réelle des deux groupes et ajuste la disposition.

Question 3 — Repas à la cantine

a) Cinq actions pour installer les enfants. L’ATSEM accueille et compte les enfants ; les accompagne aux toilettes si nécessaire ; veille au lavage des mains ; les conduit calmement vers les places prévues, en tenant compte des besoins particuliers ; vérifie que tables, sièges, couverts et eau sont prêts et adaptés à leur taille.

b) Aider à devenir autonome et à goûter. Elle montre comment tenir un couvert, découpe seulement ce que l’enfant ne peut pas faire sans risque, puis lui laisse essayer. Elle verse une petite quantité d’eau si besoin et l’encourage à se servir progressivement. Elle présente l’aliment, propose une très petite portion à découvrir et accepte qu’un enfant refuse ou n’aime pas ; elle ne force pas, ne menace pas et ne transforme pas la dégustation en récompense. Elle observe les difficultés et les transmet à l’équipe.

c) Quatre réactions professionnelles.

  1. Si l’enfant peine avec ses couverts, l’ATSEM lui montre le geste, adapte l’aide et le laisse recommencer à son rythme.
  2. Si la sauce tombe sur la table, elle éloigne ce qui peut glisser, essuie avec l’enfant si son âge le permet, puis reprend le repas sans reproche humiliant.
  3. Si l’enfant semble faire une fausse route, elle vérifie immédiatement s’il peut respirer et tousser, alerte un collègue et demande un avis au 15 ou au 112 même si la toux reste efficace ou si l’enfant paraît aller mieux : un corps étranger peut demeurer dans les voies respiratoires et nécessiter un bilan médical. Si la toux est efficace, elle l’encourage à tousser et le surveille sans pratiquer de manœuvre de désobstruction. Si l’obstruction est complète, elle fait appeler les secours en urgence et applique les gestes adaptés à l’âge, conformément à sa formation et aux instructions reçues. Elle ne donne ni eau ni aliment pour « faire passer ».
  4. Si un agent se moque d’un enfant, elle interrompt calmement la remarque, protège l’enfant et rappelle qu’il doit être traité avec respect. Elle signale ensuite le fait au responsable du temps de restauration selon la procédure du service.

d) Repas incompatible avec un PAI. L’enfant ne mange pas le plat servi tant que sa conformité au projet d’accueil individualisé n’est pas vérifiée, même s’il affirme l’avoir déjà toléré chez lui. L’ATSEM retire le plat sans dramatiser, prévient le responsable de restauration et consulte la fiche et les consignes du PAI avec les personnes habilitées. Un repas sûr ou le panier-repas prévu est recherché selon le protocole ; en cas d’incertitude, on contacte les responsables désignés. Le changement de régime relève d’une décision médicale et familiale formalisée, pas d’un accord oral de l’enfant. Si des symptômes apparaissent, le protocole d’urgence du PAI s’applique et les secours sont alertés.

e) Comportement inhabituel et discrétion. L’ATSEM met l’enfant en sécurité, l’écoute sans chercher à mener seule une enquête, note mentalement ou consigne des faits précis sans interprétation, puis les transmet rapidement au responsable et, selon l’organisation, à l’enseignant ou au directeur. Si elle craint un danger immédiat, elle fait déclencher la procédure d’urgence. La discrétion professionnelle lui interdit d’en parler aux autres familles, aux enfants ou à des collègues non concernés ; elle partage uniquement les informations utiles avec les personnes habilitées à protéger l’enfant.

Question 4 — Résoudre un conflit

a) Quatre attitudes. L’ATSEM intervient aussitôt pour faire cesser la poussée et prévenir une nouvelle blessure ; elle sépare les enfants avec calme, sans les humilier ; elle vérifie l’état de l’enfant poussé et le réconforte ; une fois chacun apaisé, elle écoute les deux enfants et les aide à trouver une solution juste pour le jouet. Elle informe l’enseignant si la situation le nécessite.

b) Des paroles possibles pour Louise et Adam.

  1. Exprimer les émotions : « Louise, raconte-moi ce qui s’est passé. Adam, je t’écouterai juste après. Vous vouliez tous les deux le camion et vous êtes fâchés. »
  2. Chercher ensemble : « Comment pouvons-nous jouer sans nous pousser ? Est-ce que vous voulez attendre chacun votre tour, ou construire ensemble ? »
  3. Appliquer : « Vous avez choisi de jouer chacun votre tour. Louise commence pendant ce petit temps, puis Adam prend le camion. Je reste près de vous pour vous aider. »
  4. Prévenir : « La prochaine fois, dites “je voudrais le camion après toi” et venez demander de l’aide avant de tirer dessus. »

c) Apprendre les règles de vie. La constance rend la règle prévisible : chaque fois qu’un enfant veut un jouet occupé, l’adulte rappelle qu’on le demande et qu’on attend une réponse, puis aide à tenir le tour convenu. Une formulation positive dit ce qu’il faut faire : « Nous marchons dans la classe » est plus claire pour un jeune enfant qu’une suite d’interdictions. Enfin, l’adulte montre le comportement attendu : l’ATSEM parle calmement, écoute sans couper et demande un objet avant de le prendre. L’enfant apprend ainsi par la parole et par l’exemple que la colère peut être exprimée, mais qu’elle ne justifie pas de pousser ou de blesser.