EPPCS : sport adapté et nouvelles technologies, juin 2025
Aller à un exercice ou une partie
Proposition de corrigé — non officielle. Baccalauréat 2025. Baccalauréat général — Métropole — 17 juin 2025.
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L’épreuve demande une dissertation, puis un seul des deux sujets d’étude de documents. Les deux options sont présentées ci-dessous pour permettre de travailler l’ensemble du sujet.
Dissertation — Sport adapté, inclusion et bien-être
Problématique proposée : à quelles conditions une pratique sportive adaptée permet-elle de participer à la vie sociale et d’éprouver du bien-être ? Une activité accessible peut ouvrir des possibilités, mais le seul fait d’organiser une séance ne garantit ni inclusion ni plaisir.
Donner une possibilité réelle de pratiquer
L’adaptation des règles, des espaces, du matériel et de l’encadrement permet de réduire des obstacles. Un exercice avec plusieurs distances de lancer ou un matériel plus facile à saisir peut rendre possible une réussite qui restait inaccessible. Le participant peut agir et progresser, au lieu d’occuper seulement une place symbolique dans un groupe.
Il faut distinguer le Sport Adapté, qui concerne notamment les personnes présentant un handicap mental ou psychique, du handisport, principalement associé aux handicaps moteurs ou sensoriels. Le sujet peut aussi être discuté dans le sens plus large d’une pratique adaptée aux besoins d’une personne ; il convient alors d’annoncer ce sens et de ne pas confondre les structures.
Favoriser des relations et une expérience positive
Une pratique collective peut créer des rencontres, des responsabilités et des occasions d’entraide. Le sentiment de compétence, la possibilité de choisir et la reconnaissance des partenaires contribuent au bien-être. Une réussite pertinente pour la personne vaut davantage qu’une comparaison systématique avec un niveau impossible à atteindre.
Le plaisir de pratiquer ne résulte pas seulement d’un bénéfice sanitaire annoncé. Il dépend du déroulement de la séance : consignes compréhensibles, difficulté progressive, partenaires accueillants et possibilité d’essayer sans humiliation. Les effets sur le bien-être sont donc à relier à une expérience concrète, plutôt qu’à une promesse universelle.
Reconnaître les limites de l’inclusion par le sport
Le coût, le transport, l’accessibilité du lieu et l’absence d’encadrants formés peuvent empêcher une inscription. Une séance dite inclusive peut également reproduire une mise à l’écart si certains participants ne reçoivent aucun rôle actif. Une pratique dans un groupe spécifique peut procurer sécurité et appartenance ; elle ne produit pas automatiquement des rencontres avec d’autres publics. À l’inverse, mélanger les publics sans adaptation peut créer de l’échec.
L’inclusion suppose donc d’associer les personnes au choix des activités et de vérifier leur participation réelle. Les adaptations doivent être révisables selon leurs besoins. Le sport peut favoriser inclusion et bien-être lorsqu’il ouvre une action et des relations choisies ; il ne remplace pas les autres conditions de participation à la société.
Étude de documents, sujet 1 — Encourager l’activité physique
Lecture du dossier. L’infographie présente différents risques associés à la sédentarité ; elle ne constitue pas une mesure individuelle permettant un diagnostic. Le texte sur le plaisir explique pourquoi un message sanitaire ne suffit pas à entretenir l’engagement. L’infographie de la grande cause nationale rappelle l’importance des obstacles et du temps passé assis : elle indique notamment que 95 % des adultes s’exposent à une détérioration de leur santé par manque d’activité ou excès de sédentarité, et que 80 % des 11-17 ans sont sous le niveau recommandé par l’OMS. Ces deux indicateurs ne mesurent pas exactement la même chose.
Proposition 1 : des pauses actives pour des adultes travaillant assis. Organiser de courtes marches volontaires et des déplacements actifs dans la journée permettrait d’interrompre les longues périodes assises. Une boucle accessible, plusieurs horaires et une alternative assise adaptée éviteraient de réserver la proposition aux personnes déjà sportives. Le lien social et le choix du parcours répondraient à l’importance du plaisir décrite dans le document 2. On mesurerait la participation, la régularité et la satisfaction, sans prétendre déduire un résultat médical d’une seule séance.
Proposition 2 : un cycle de découverte pour des adolescents peu engagés. Proposer plusieurs activités coopératives, avec prêt de matériel et inscription gratuite, réduirait les obstacles financiers et la peur de ne pas avoir le niveau. Les jeunes choisiraient ensuite une activité à poursuivre. Une difficulté progressive et des objectifs personnels permettraient des réussites visibles ; on suivrait le retour aux séances et le plaisir déclaré. Cette démarche relie l’alerte du document 1 à un motif positif d’engagement, plutôt qu’à la culpabilisation.
Dans les deux cas, il faut distinguer l’activité physique insuffisante du temps sédentaire : une personne peut faire une séance de sport et rester assise une grande partie du jour. Les propositions visent donc aussi l’organisation quotidienne.
Étude de documents, sujet 2 — Les technologies au service de la progression
Lecture du dossier. Le sondage autorise deux réponses : ses pourcentages ne doivent pas être additionnés comme des catégories exclusives. En 2023, l’usage d’une application est indiqué par 7 % des répondants, et la pratique suivant les instructions d’un vidéaste ou d’un tutoriel affiche 3 % en 2018 comme en 2023. La mention « +6 points » concerne le bloc regroupant plusieurs modalités ; elle ne peut pas être attribuée à la seule ligne des tutoriels. La photographie de l’INSEP illustre une préparation avec un dispositif immersif ; elle ne démontre pas à elle seule un gain de performance. Le texte sur le tir à l’arc montre, quant à lui, comment un matériel adapté rend des actions possibles à certains pratiquants.
Proposition 1 : associer vidéo et retour de l’entraîneur. Pour un groupe apprenant un geste, filmer quelques essais sous un angle constant permettrait de comparer des repères simples : placement, succession des actions ou orientation. L’entraîneur choisirait un seul point à travailler, puis filmerait un nouvel essai. La progression serait évaluée sur un critère observable, et non sur le caractère spectaculaire de l’image. L’accord des participants, la conservation limitée des vidéos et l’accès restreint préserveraient leur vie privée.
Proposition 2 : adapter le tir à l’arc à une capacité fonctionnelle précise. Une potence stabilisant l’arc ou un dispositif de déclenchement approprié peut permettre de viser et de tirer malgré une limitation motrice. Il faut choisir l’aide avec le pratiquant et un encadrant compétent, puis adapter les situations de réussite. On pourrait suivre la dispersion des impacts à distance constante et l’autonomie dans les étapes du tir. L’objectif est une progression personnelle, pas une comparaison immédiate avec un pratiquant utilisant un autre matériel.
La technologie fournit ainsi une information ou une possibilité d’action. Son utilité dépend de l’objectif, de l’encadrement et de son accessibilité. Une application utilisée sans retour pertinent, ou un dispositif trop coûteux, peut au contraire limiter l’engagement.