Bac pro agricole 2025 : corrigé d’histoire-géographie, remplacement
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Proposition de corrigé — non officielle. Baccalauréat professionnel agricole, remplacement 2025, Métropole, Antilles, Guyane, Réunion et Mayotte, E2 histoire-géographie, 120 minutes.
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Première partie : géographie
1. Les principaux types de migrations internationales
Une migration internationale est un changement de pays de résidence. Les départs peuvent répondre à un projet de travail ou d’études, permettre de rejoindre sa famille, ou être provoqués par une guerre, des persécutions ou une forte insécurité. Les catastrophes et la dégradation de l’environnement peuvent aussi contribuer à un départ. Ces motifs se combinent : chercher du travail et assurer la sécurité de sa famille ne sont pas nécessairement deux démarches séparées.
Il faut distinguer ces installations du tourisme et distinguer un déplacement international d’un déplacement interne. Un motif environnemental ne crée pas, à lui seul, un statut juridique universel de « réfugié climatique ».
2. Deux facteurs qui expliquent l’essor des flux
Les inégalités de conditions de vie et d’emploi poussent des personnes à chercher ailleurs des revenus, une formation ou de meilleures perspectives. La demande de main-d’œuvre et les réseaux de migrants déjà installés facilitent certains parcours. Les conflits et les persécutions obligent d’autres personnes à quitter leur pays pour se protéger. Les moyens de transport et de communication facilitent également la préparation d’un déplacement, mais les frontières et les coûts continuent à le contraindre.
3. Deux pays de départ
La Syrie, marquée par la guerre et les violences, et l’Afghanistan, marqué par les conflits, les persécutions et les restrictions de droits, constituent deux exemples recevables. Le rapport du HCR portant sur 2024, disponible avant la session de remplacement 2025, confirme l’importance de ces déplacements. Les retours observés n’effacent pas les exils ni les risques persistants.
4. Les conséquences pour les espaces de départ
Les sommes envoyées par les expatriés peuvent soutenir les familles, financer des logements et des activités. Les réseaux diasporiques entretiennent aussi des échanges économiques et culturels. À l’inverse, le départ de personnes formées peut entraîner des pénuries de professionnels ; celui de jeunes adultes peut accentuer le vieillissement de certains territoires. Les séparations familiales ont un coût humain. Un retour peut apporter des compétences, mais ses effets dépendent de la possibilité de retrouver un emploi et de vivre en sécurité.
Deuxième partie : histoire
1. Le contexte du discours du 11 septembre 1990
Le discours intervient après l’invasion du Koweït par l’Irak, le 2 août 1990. La guerre froide s’achève progressivement : le mur de Berlin est tombé en 1989 et les relations entre Washington et Moscou se détendent. L’URSS existe encore en septembre 1990 ; sa disparition n’intervient qu’en décembre 1991. George H. W. Bush envisage une coopération avec Mikhaïl Gorbatchev au sein de l’ONU pour faire face à l’agression irakienne.
La résolution 660 du Conseil de sécurité, adoptée dès le 2 août, condamne l’invasion et demande le retrait irakien. Il ne faut pas confondre les condamnations mentionnées dans le discours de septembre avec l’autorisation ultérieure d’utiliser la force.
2. Les arguments de Bush père
Bush présente l’intervention comme une défense de la souveraineté du Koweït et du droit international : un État puissant ne doit pas pouvoir annexer un voisin. Il invoque les décisions de l’ONU et la coopération soviéto-américaine pour donner une légitimité collective à l’action. Il espère un ordre international plus pacifique, dans lequel la confrontation des blocs laisserait place à la sécurité collective.
Il avance également un argument économique : éviter qu’une part importante des ressources pétrolières passe sous le contrôle de Saddam Hussein. Le chiffre de 20 % appartient au discours reproduit ; il ne constitue pas une estimation actuelle des réserves. L’argumentation associe donc valeurs politiques, droit international et intérêts stratégiques.
3. Le message de la photographie de mars 1991
La photographie place au premier plan un soldat américain armé et, à l’arrière-plan, des installations pétrolières en feu et une fumée épaisse. Elle rend visible la présence militaire américaine dans le Golfe et les destructions de guerre. Le contraste entre le soldat et l’incendie rappelle aussi l’importance du pétrole dans ce conflit. L’image illustre une capacité d’intervention ; elle ne suffit pas, à elle seule, à expliquer tous les objectifs de la coalition ni à attribuer chaque incendie.
4. La présentation de George W. Bush en chef de guerre
Bush fils est montré en tenue de pilote, au milieu de militaires portant des équipements de vol. Le porte-avions symbolise la projection mondiale de la puissance américaine. Sa proximité avec les soldats et son habillement construisent une image de commandant engagé et victorieux. Cette mise en scène relève de la communication politique : elle ne prouve pas que le président combat personnellement ni que la guerre est achevée.
La légende du sujet situe le navire « au large de l’Irak ». Pour la visite du 1er mai 2003, les archives photographiques de la Maison-Blanche situent l’USS Abraham Lincoln au large de San Diego. Cette imprécision ne change pas l’analyse de la mise en scène. Aucune banderole n’étant visible sur la photographie du sujet, elle ne doit pas être décrite comme un élément de cette image.
5. La puissance des États-Unis entre 1990 et 2003
Les États-Unis disposent d’une capacité militaire de projection exceptionnelle : forces armées, porte-avions et bases leur permettent d’intervenir loin de leur territoire. La victoire de la coalition en 1991 manifeste cette supériorité. Leur poids économique, leurs technologies et leur influence culturelle complètent cette puissance ; le pétrole du Golfe constitue un enjeu stratégique, sans être son unique fondement.
Après la disparition de l’URSS, leur position dominante favorise un monde souvent qualifié d’unipolaire. Leur manière d’agir évolue pourtant. En 1991, la libération du Koweït s’inscrit dans une coalition et dans le cadre des décisions de l’ONU. En 2003, l’invasion de l’Irak est lancée sans nouvelle autorisation explicite du Conseil de sécurité pour cette guerre, malgré l’opposition de plusieurs États. Les États-Unis montrent ainsi leur capacité à agir avec des alliés ou à privilégier leur propre décision.
Cette puissance n’est pas sans limites. Les attentats du 11 septembre 2001 révèlent leur vulnérabilité ; les interventions suscitent des contestations et la supériorité militaire ne garantit pas une stabilisation politique. Entre 1990 et 2003, les documents donnent donc à voir une puissance dominante, capable de peser sur l’ordre mondial, mais dont la légitimité et les résultats peuvent être discutés.