Bac techno 2025 : corrigé de philosophie, Antilles AG3

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Proposition de corrigé — non officielle. Baccalauréat technologique, toutes séries, philosophie, session 2025, Antilles-Guyane, code 25-PHTEAG3. Les trois sujets sont traités ; pour le texte, les questions de l’option 1 sont expliquées.

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Sujet 1 — La liberté demande-t-elle un effort ?

Piste de plan commentée

La liberté peut être une possibilité de choisir ou une autonomie effectivement exercée. Certaines possibilités sont données ; savoir les utiliser peut demander apprentissage et résistance.

1. Se rendre autonome exige souvent un travail. Comprendre une information, dépasser une peur et reconnaître une habitude permet de choisir avec davantage de lucidité. La simple absence d’un ordre extérieur ne garantit pas qu’on ne suive pas une dépendance intérieure.

2. Tout effort ne produit pas une liberté. On peut consacrer beaucoup d’énergie à satisfaire une attente imposée. Certaines contraintes ne disparaissent pas par volonté individuelle. Présenter la liberté comme un pur mérite risquerait d’accuser ceux dont les possibilités sont limitées.

3. L’effort doit s’appuyer sur des conditions réelles. Former son jugement et soutenir des droits communs contribue à l’autonomie. L’aide d’autrui peut la rendre possible au lieu de l’annuler. La liberté demande souvent un effort pour être exercée ; elle dépend aussi de ressources et de relations que l’effort seul ne crée pas.

Sujet 2 — Doit-on juger la technique seulement à son efficacité ?

Piste de plan commentée

L’efficacité mesure la capacité d’atteindre une fin. Une technique qui fonctionne peut servir une fin injuste ou produire des effets indésirables. Il faut donc examiner le but autant que les moyens.

1. L’efficacité est un critère nécessaire pour un moyen. Un outil qui ne permet pas l’action recherchée manque sa fonction. Vérifier son résultat évite de confondre promesse et capacité réelle.

2. Elle ne suffit pas à établir la valeur de l’usage. Une surveillance peut être efficace et porter atteinte à une liberté. Un résultat rapide peut déplacer des coûts sur d’autres personnes. Le critère doit donc inclure les conséquences et les contraintes.

3. Le jugement doit articuler utilité, responsabilité et alternatives. Il faut demander pour qui la technique fonctionne, à quel coût et avec quels effets. L’efficacité reste importante, mais ne justifie pas tout. Elle doit être située dans un choix de fins défendables.

Sujet 3 — Hegel : réponses de l’option 1

A1. La certitude dans la foi

La certitude donne à la croyance sa force intérieure : le sujet ne se représente pas seulement une idée, il y adhère avec assurance. Cette intensité explique le maintien de la foi, sans établir encore la vérité du contenu.

A2. Distinguer certitude et vérité

Une proposition tenue pour certaine peut être fausse. Hegel utilise l’exemple astronomique puis celui de croyances religieuses différentes. La certitude décrit le rapport du sujet à l’idée ; la vérité ne dépend pas simplement de ce sentiment.

A3. Pourquoi ma certitude ne suffit pas

Tous les sujets peuvent affirmer leur propre assurance. Si elle certifiait chaque contenu, des propositions contradictoires seraient vraies du seul fait de leurs défenseurs. Mon privilège supposé ne dispose donc d’aucune justification tirée seulement de ma certitude.

B1. La question

La certitude intérieure peut-elle servir de critère de vérité ?

B2. La progression

Hegel définit la force de l’adhésion, distingue certitude et vérité par des exemples, généralise la possibilité d’affirmations certaines contradictoires, puis rejette la simple certitude comme critère.

B3. La thèse

Foi et savoir immédiat ne prouvent pas à eux seuls la vérité. L’extrait n’affirme pas que toute croyance serait fausse ; il montre l’insuffisance de la raison invoquée pour la tenir pour vraie.

C1. La diversité des croyances et la vérité

La diversité révèle des désaccords, pas l’impossibilité de tout jugement vrai. On peut comparer raisons, observations et cohérence. Des convictions contradictoires ne deviennent pas équivalentes parce qu’elles sont sincères. La difficulté de l’accord ne supprime pas l’exigence d’examen.

C2. Foi et recherche

Une foi peut donner une orientation ou une confiance, mais elle ne dispense pas de distinguer ses raisons et ses limites. Refuser toute objection transformerait la conviction en dogme. La recherche de vérité peut donc accompagner l’adhésion et en interroger le contenu, même lorsque certaines questions demeurent ouvertes.