Bac techno 2025 : corrigé de philosophie, centres étrangers

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Proposition de corrigé — non officielle. Baccalauréat technologique, toutes séries, philosophie, session 2025, centres étrangers groupe 1, code 25-PHTEG11. Les trois sujets sont traités ; pour le texte, les questions de l’option 1 sont expliquées.

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Sujet 1 — A-t-on besoin d’artistes ?

Piste de plan commentée

Le besoin peut être une nécessité vitale ou ce qui contribue à une existence riche. Les artistes ne fournissent pas tous un moyen matériel de subsistance, mais proposent des expériences et des formes que d’autres activités ne remplacent pas entièrement.

1. Ils rendent possibles des rencontres sensibles. Une œuvre peut exprimer un affect, conserver une mémoire et faire découvrir une perspective. L’art donne des formes partageables à ce qui resterait parfois difficile à dire.

2. Toute production artistique n’est pas utile à chacun. Les réactions diffèrent et certaines œuvres peuvent être indifférentes ou contestables. Une société ne doit pas imposer à tous une seule manière d’apprécier. Le besoin ne garantit pas la valeur de chaque objet.

3. Une vie commune peut avoir besoin de cette possibilité ouverte. Les artistes ne décident pas à notre place du sens de nos vies ; ils en élargissent les ressources. On peut donc avoir besoin d’artistes sans tenir chaque œuvre pour une nécessité vitale ni réduire leur rôle à une utilité immédiatement mesurable.

Sujet 2 — Pourquoi être juste ?

Piste de plan commentée

La justice peut être suivie pour éviter une sanction, obtenir une réputation ou reconnaître ce qui est dû à autrui. Ces motifs ne possèdent pas la même valeur et peuvent se séparer lorsqu’une action est cachée.

1. Des avantages extérieurs encouragent la justice. Règles et sanctions protègent une confiance commune. Mais une personne qui agit seulement sous surveillance pourrait choisir l’injustice si elle était certaine de ne pas être découverte.

2. Autrui possède une valeur qui ne dépend pas de notre intérêt. Une action juste respecte ses droits et refuse de réduire sa vie à un moyen. Ce motif peut obliger même lorsque l’avantage immédiat manque.

3. La justice construit aussi une relation et une cohérence de soi. Elle permet des engagements fiables et une responsabilité assumée. Être juste ne garantit pas toujours le succès, mais répond à des raisons que l’on peut défendre devant les personnes concernées. Ces raisons dépassent la peur de la peine ou le désir d’éloge.

Sujet 3 — Tchouang Tseu : réponses de l’option 1

A1. Le dressage des chevaux

Le texte oppose les capacités naturelles des chevaux aux contraintes du dressage. Entraves, faim, gestes imposés et menaces provoquent des morts dans le récit. Les chiffres sont ceux de l’exemple philosophique, pas une statistique actuelle. L’efficacité revendiquée par le dresseur masque ici une violence infligée à la nature de l’animal.

A2. Glaise, bois et instruments

La question met en doute l’idée que les formes imposées correspondraient d’elles-mêmes à la nature des matériaux. Compas, équerre et dispositifs de cintrage soumettent glaise et bois à un projet extérieur. L’exemple étend la critique du dressage à d’autres transformations.

A3. Le défaut des gouvernants

Ils prétendent organiser les personnes comme le dresseur ou l’artisan imposent une forme. Leur savoir revendiqué ne garantit pas qu’ils respectent les dispositions des êtres. Le passage critique une maîtrise autoritaire qui confond transformation et bon gouvernement.

B1. La question

Faut-il gouverner en imposant des formes ou en laissant vivre selon la constitution naturelle ?

B2. La progression

Le texte décrit la nature et le dressage des chevaux, compare les transformations de la matière, applique la critique aux gouvernants puis propose une liberté naturelle liée à des activités simples.

B3. La thèse

Le gouvernement véritable devrait respecter les dispositions naturelles plutôt que produire une uniformité par la contrainte. Tisser et labourer montrent que cette liberté n’est pas une absence de toute activité ou technique.

C1. La technique est-elle contre-nature ?

Elle transforme une matière mais utilise aussi ses propriétés. Une transformation ne devient pas injuste ou nuisible du seul fait d’être humaine. Il faut examiner si elle détruit des capacités et des conditions de vie. Le texte critique surtout une contrainte qui impose sans respecter ; son exemple ne démontre pas que toute technique serait mauvaise.

C2. Constitution naturelle et liberté

Respecter des besoins et des capacités peut protéger contre une domination artificielle. Mais toute impulsion ne fournit pas une règle juste, et une coexistence demande aussi du jugement. On peut défendre une liberté qui ne nie pas la nature sans identifier automatiquement le naturel et le bon. La question appelle donc une discussion de la limite du modèle proposé.