Bac techno 2026 : corrigé de philosophie, Polynésie
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Proposition de corrigé — non officielle. Baccalauréat technologique, toutes séries, philosophie, session 2026, Polynésie, code 26-PHTEPO1. Les trois sujets sont traités ; pour le texte, les questions de l’option 1 sont expliquées.
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Sujet 1 — L’art est-il accessible à tout le monde ?
L’accès peut être matériel, technique ou sensible. Pouvoir entrer dans un lieu ne suffit pas toujours à comprendre une œuvre ; l’absence d’expertise ne ferme pourtant pas toute expérience.
1. Une rencontre est possible sans savoir spécialisé complet. Une forme, un son ou un récit peut toucher un destinataire. L’expérience peut précéder une compréhension approfondie et donner envie d’apprendre. L’art ne concerne donc pas seulement les professionnels.
2. Des obstacles réels limitent cet accès. Coût, éloignement, habitudes culturelles ou difficultés d’interprétation peuvent empêcher la rencontre. Une œuvre disponible n’est pas automatiquement accessible de la même manière à chacun. Il faut distinguer possibilité de principe et conditions effectives.
3. L’accès peut se construire. Médiation, apprentissage et diversité des pratiques donnent plusieurs voies d’entrée. Elles ne doivent pas imposer une unique réaction correcte. L’art peut être accessible à tous comme possibilité à développer ; cette possibilité demande des conditions et ne signifie pas que toutes les œuvres seraient immédiatement comprises par tous.
Sujet 2 — Une bonne discussion mène-t-elle nécessairement à la vérité ?
Une bonne discussion est attentive, argumentée et respectueuse. Elle peut améliorer un jugement sans disposer de toutes les informations nécessaires pour conclure. Sa qualité est donc à distinguer du résultat vrai garanti.
1. La discussion corrige des erreurs. Expliquer un raisonnement permet de repérer une contradiction. Une objection révèle une donnée oubliée. Les participants peuvent progresser au-delà de leurs points de vue initiaux.
2. Elle ne crée pas les preuves absentes. Une question peut rester ouverte faute d’observation ou de document. Des interlocuteurs sincères peuvent partager une hypothèse fausse. Un accord bienveillant ne vaut pas démonstration.
3. Elle peut conduire à reconnaître une limite. Savoir précisément pourquoi on ne peut pas encore conclure est déjà un progrès. La bonne discussion favorise la vérité et évite une assurance injustifiée ; elle n’y conduit pas nécessairement dans tous les cas. Sa réussite peut consister à formuler une enquête plutôt qu’à produire immédiatement une réponse.
Sujet 3 — Hume : réponses de l’option 1
A1. Les avantages de la vie en société
La société compense les faiblesses individuelles et augmente les capacités de l’humain. Selon Hume, elle le met ainsi à égalité avec les autres créatures, voire lui donne une supériorité sur elles. Dans la thèse de Hume, ces capacités croissent plus que ses besoins supplémentaires, ce qui permet davantage de satisfaction que l’état solitaire décrit.
A2. Les trois limites du travail solitaire
La force est insuffisante pour de grands ouvrages. La dispersion entre tous les besoins empêche d’approfondir un savoir-faire. Les variations de force et de réussite rendent l’individu vulnérable au moindre accident. Il faut garder ces trois limites distinctes.
A3. Les trois remèdes
L’union des forces permet un travail plus important. La répartition des tâches favorise les compétences. L’assistance mutuelle apporte une sécurité face au hasard et aux accidents. Chaque remède répond à l’un des inconvénients précédents.
B1. La question
Pourquoi la société est-elle avantageuse pour des humains dont les moyens individuels sont limités ?
B2. Les étapes
Hume annonce les bénéfices de la société, décrit les trois difficultés de l’isolement, puis donne les trois réponses collectives. La conclusion rassemble force, compétence et sécurité.
B3. La thèse principale
Coopérer permet de dépasser certaines limites individuelles par la combinaison, la spécialisation et l’entraide. Le passage ne dit pas que toute société particulière distribue effectivement ces avantages de manière égale ; il explique une raison de la vie commune.
C1. Ce que l’on gagne à aider
On peut bénéficier d’une aide réciproque, d’une coopération plus efficace et d’une relation de confiance. L’aide peut aussi valoir par le respect d’autrui, sans retour immédiat. Il ne faut pas réduire toute solidarité à un calcul personnel, même si Hume montre son avantage commun.
C2. Société et contraintes naturelles
La coopération permet de produire, de se protéger et de développer des compétences au-delà des moyens d’un individu. Elle ne supprime pas les besoins ni toutes les limites physiques. La société transforme la manière d’y répondre et peut accroître notre pouvoir d’action ; elle ne nous place pas hors de la nature. Son organisation doit donc être jugée sur les possibilités réellement ouvertes aux personnes.