CAP maritime 2026 : corrigé de français, Charlie et la chocolaterie

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Proposition de corrigé — non officielle. Certificat d’aptitude professionnelle, Bureau des Examens Maritimes, session 2026. Épreuve EG11 de français, durée deux heures : lecture sur 10 points et écriture sur 10 points.

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Compétences de lecture — 10 points

Question 1 — Deux éléments extraordinaires

La rivière n’est pas composée d’eau : elle transporte du chocolat fondu en quantité immense, que les tuyaux distribuent dans l’usine. La cascade sert à battre et à mélanger ce chocolat. Ces éléments transforment des formes naturelles en installations de fabrication presque impossibles dans le monde ordinaire.

On peut aussi choisir les arbres et les arbustes comestibles. Ils ressemblent à une végétation normale, mais Mr Wonka explique que chacun est fait d’une matière délicieuse. Il faut citer et décrire deux éléments, plutôt que se contenter d’affirmer que toute la salle est magique.

Question 2 — « Fascinant »

Fascinant signifie captivant, qui attire fortement l’attention et provoque une admiration ou un étonnement dont on a du mal à se détacher.

Question 3 — Figure de style

L’expression « formant un rideau compact » est une métaphore : l’eau qui tombe est présentée comme un rideau. Cette image fait voir une nappe dense, qui masque ce qui se trouve derrière elle. Le rideau n’est pas ici un véritable morceau de tissu.

La description comporte aussi une accumulation de mouvements et de sensations, ainsi qu’une amplification du spectacle. Selon le passage retenu, ces observations peuvent compléter l’analyse ; la métaphore du rideau constitue une réponse précise fondée sur une expression identifiable.

Question 4 — Réaction des visiteurs

4.1. Les visiteurs ressentent un émerveillement collectif mêlé de surprise. Ils entrent d’abord en se bousculant, puis s’arrêtent devant le paysage. Leur réaction est si forte qu’ils n’arrivent plus à parler : le contraste entre l’agitation de l’arrivée et l’immobilité finale souligne leur stupeur.

4.2. Les adjectifs « Stupéfaits. Ahuris. Éblouis. » expriment cet étonnement. L’expression « les yeux ronds, sans dire un mot » décrit ses signes physiques et son effet sur la parole. Les phrases très brèves donnent l’impression que les mots s’accumulent pour approcher une émotion difficile à dire.

Question 5 — Image et texte

5.1. L’image est un photogramme du film Charlie et la chocolaterie de Tim Burton, sorti en 2005, adapté du roman de Roald Dahl. Il s’agit d’une vue d’ensemble de la salle au chocolat. Au premier plan, la rivière et la chute occupent une grande place. Un pont arrondi la traverse ; les visiteurs y forment une file. À l’arrière-plan, une végétation dense et des plantes aux formes inhabituelles créent un paysage qui ressemble à un jardin merveilleux. Le document fourni est reproduit en noir et blanc : ses couleurs ne peuvent pas être décrites avec certitude.

5.2. Le texte et l’image montrent tous deux une rivière, une cascade et une végétation abondante à l’intérieur de la chocolaterie. Ils opposent la petite taille des visiteurs à l’ampleur du paysage. La scène mêle une apparence naturelle à un univers artificiel de confiserie. Le texte révèle explicitement que le liquide est du chocolat et que les plantes se mangent ; l’image seule ne permet pas de goûter ces matières. Le pont visible dans le photogramme n’est pas décrit dans l’extrait.

Compétences d’écriture — 10 points

Question 6 — Proposition de suite

Mr Wonka conduisit les visiteurs au-delà du pont. Une porte minuscule était cachée entre deux racines. Il la toucha du bout de sa canne ; elle grandit aussitôt, jusqu’à devenir assez haute pour laisser passer les adultes.

Ils débouchèrent dans une salle silencieuse, dont les murs étaient couverts de cadrans. Sous chacun reposait une assiette vide. Au centre, une machine aux bras de cuivre tournait lentement.

— Voici l’atelier des desserts ponctuels, annonça leur guide. Ils arrivent exactement au moment où l’on commence à les attendre.

Un enfant approcha son nez d’un cadran. Les aiguilles s’agitèrent. Une tarte apparut sur l’assiette, puis se mit à tourner sur elle-même. Les pommes glissèrent en rond, comme les sièges d’un manège. L’enfant tendit la main.

— Pas encore ! dit Mr Wonka.

La tarte disparut dans un claquement sec. Le cadran indiquait maintenant une heure impossible : vingt-six heures et soixante-trois minutes. Une pluie de miettes tomba sur les chaussures du visiteur impatient.

Les adultes reculèrent. Charlie, lui, observa une assiette placée tout au fond. Elle était plus petite que les autres, et personne ne semblait s’y intéresser. Il demanda ce qu’elle pouvait bien fabriquer.

— Ce que l’on offre à quelqu’un d’autre, répondit Mr Wonka.

Charlie pensa à son grand-père, qui avait partagé avec lui tant de moments difficiles. Le cadran s’éclaira. Sur l’assiette apparut un petit gâteau, accompagné de deux fourchettes en sucre. Une vapeur chaude s’en échappait, avec une odeur de pain frais et de noisette.

— Celui-ci n’a pas besoin d’attendre longtemps, murmura le guide.

Charlie prit l’assiette et la présenta à son grand-père. Les deux fourchettes produisirent une note claire en se touchant. Dans la salle, tous les cadrans s’arrêtèrent une seconde, comme pour écouter.

Puis la machine reprit son mouvement. Mr Wonka ouvrit une nouvelle porte. Derrière elle, on entendait le vent souffler, bien qu’aucune fenêtre ne donnât sur l’extérieur. Les visiteurs le suivirent avec prudence. Cette fois, personne ne se bousculait.

Ce qui donne sa cohérence à la suite

La visite continue avec le même guide et les mêmes visiteurs. Une nouvelle invention associe un objet ordinaire, une machine et une règle merveilleuse. Les actions s’enchaînent : découverte, imprudence, réaction de la machine, puis geste de partage. Les temps du récit, principalement l’imparfait et le passé simple, restent cohérents avec l’extrait.