CAPa 2012 : corrigé de français, Métropole

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Proposition de corrigé — non officielle. CAP agricole, toutes options, session 2012, Métropole, expression française, code 2012-CAP31-NOR-ME. Questions et expression écrite traitées.

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Questions de compréhension et de langue

1. Titre proposé

Momo et Arthur, un duo pour survivre. Le titre associe le parapluie personnifié et le besoin de gagner de l’argent, tout en laissant apparaître le rôle affectif de l’objet.

2. L’activité de Momo

Momo donne un petit spectacle dans la rue. Il se déguise, danse et amuse les passants avec son parapluie habillé comme un personnage. Il recueille ainsi de l’argent. Le texte mentionne un gain pouvant atteindre vingt francs par jour : il s’agit du montant raconté dans l’extrait, pas d’un revenu actuel.

3. Les réactions des passants

Certains sont en colère parce qu’ils jugent anormal qu’un enfant soit réduit à cette activité ; d’autres éprouvent de la pitié. Momo ne comprend pas complètement ces réactions, car il présente son numéro comme un amusement. Le décalage révèle sa précarité, que les adultes perçoivent derrière le rire.

4. Le numéro sur le trottoir

L’expression désigne une prestation destinée à divertir les passants, avec danse et gestes comiques. « Numéro » ne désigne donc pas un chiffre dans ce contexte.

5. La voix enfantine

Deux indices possibles sont « faire gaffe » et « pognon », expressions familières dans une narration très orale. On peut aussi expliquer le raisonnement naïf par lequel Momo généralise la générosité d’un homme à tout un continent. Les mots familiers seuls ne caractérisent pas exclusivement l’enfance : ils participent ici à une voix dont le point de vue est aussi celui d’un enfant.

6. Temps et mode

Les verbes faisais, dandinais, dansais et ramassais sont à l’imparfait de l’indicatif. Ils décrivent des actions répétées ou habituelles dans le passé. Ils sont tous à la première personne du singulier.

7. Niveau de langue et réécriture

La phrase relève du registre familier, notamment par l’absence du premier élément de la négation. Réécriture en langue courante : Ce n’était pas permis de traiter un enfant de la sorte. L’ajout de « ne » rétablit la négation complète.

Expression écrite — Un objet auquel on tenait

Le sujet demande de décrire un objet, d’expliquer la relation avec lui et de dire ce qu’il est devenu. Cet exemple fictif donne une organisation possible ; les faits personnels restent à choisir dans son propre vécu.

Quand j’étais petit, je gardais toujours une petite voiture rouge dans la poche de mon manteau. Sa peinture était rayée et une de ses roues tournait moins bien que les autres. Mon père me l’avait donnée un soir où je l’attendais devant la porte, et je l’avais aussitôt préférée à mes jouets neufs.

Dans ma chambre, je construisais des routes avec des livres. Le canapé devenait une montagne et le bord du tapis, une rivière. La voiture transportait des voyageurs imaginaires que je faisais parler à voix basse. Je l’emportais aussi lorsque nous partions quelques jours, comme si elle pouvait rendre les endroits inconnus plus familiers.

En grandissant, j’ai commencé à la laisser dans un tiroir. Je ne l’avais pourtant jamais jetée. Un été, mon petit cousin l’a trouvée et m’a demandé s’il pouvait jouer avec. J’ai d’abord hésité, puis je la lui ai confiée en lui montrant la roue fragile.

Elle est maintenant chez lui. Quand je la revois, j’éprouve moins le besoin de la récupérer que le plaisir de savoir qu’elle continue ses voyages. Un objet usé peut conserver beaucoup de souvenirs, même lorsqu’on accepte de le laisser partir.