CAPa 2012 : corrigé de français, Polynésie
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Proposition de corrigé — non officielle. CAP agricole, toutes options, session 2012, Polynésie, expression française, code 2012-CAP31-NOR-PO. Questions et expression écrite traitées.
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Questions de compréhension et de langue
1. Un titre possible
Une purée au goût d’enfance. Ce titre associe la préparation culinaire et le souvenir enfantin qui apparaît à la fin. D’autres titres sont recevables s’ils rendent compte du texte, et pas seulement de la présence de pommes de terre.
2. La vraie purée
L’auteur oppose les petites portions décoratives du restaurant à une préparation domestique consistante. La purée qu’il apprécie occupe l’assiette, mobilise les gestes de préparation et constitue un plaisir en elle-même. Le qualificatif ne signifie pas que céleri ou carotte seraient de faux légumes : il exprime sa préférence pour une manière de préparer et de déguster.
3. La radio peu écoutée
La préparation demande une attention physique et mentale continue : surveiller la cuisson, vérifier la texture puis doser les ingrédients. Les nouvelles deviennent un fond sonore. L’auteur est absorbé par une activité agréable, plutôt que par le contenu de la radio.
4. Champ lexical dominant
Le champ lexical de la cuisine et de la préparation alimentaire domine. Quatre éléments possibles : « épluchage », « cuisson », « lait », « beurre ». Il faut nommer le champ lexical et lui associer des termes effectivement présents.
5. Temps, mode et transformation
Le verbe pourra est au futur simple de l’indicatif, troisième personne du singulier. La négation porte sur pouvoir ; les verbes qui suivent sont à l’infinitif.
À l’imparfait : On ne pouvait pas s’empêcher d’étaler. La personne et la négation sont conservées. Il ne faut pas conjuguer « étaler », qui reste un infinitif.
Expression écrite — Un souvenir culinaire
Le sujet demande un souvenir personnel : les personnages, le lieu et les faits doivent correspondre à ton expérience. Voici un exemple fictif montrant comment associer récit, sensations et sentiment final ; il ne remplace pas un souvenir réel.
Un mercredi de mon enfance, ma grand-mère m’avait proposé de préparer une tarte aux pommes. Dehors, la pluie frappait les vitres. Dans la cuisine, le four commençait à chauffer et je tirais une chaise près de la table pour atteindre le saladier.
Elle avait posé les pommes devant moi. Je devais ranger les quartiers sur la pâte pendant qu’elle vérifiait la cuisson du repas. J’avais voulu faire des cercles parfaits, mais mes morceaux n’avaient pas tous la même taille. Elle s’était approchée, avait déplacé deux quartiers et m’avait dit que notre tarte n’avait pas besoin de ressembler à celle d’une vitrine.
Quand elle était entrée dans le four, l’attente m’avait paru interminable. Une odeur chaude de fruit et de sucre avait peu à peu rempli la pièce. Je surveillais la couleur de la pâte derrière la porte vitrée. Nous avions ensuite laissé refroidir la tarte sur un torchon, puis partagé une part encore tiède.
Aujourd’hui, je ne me rappelle plus le temps exact de cuisson. Je revois surtout la table, les mains de ma grand-mère et la fierté d’avoir préparé quelque chose avec elle. L’odeur d’une tarte aux pommes me ramène toujours à ce mercredi pluvieux.
Le récit suit une progression : préparation, attente, dégustation puis souvenir conservé. L’imparfait décrit le cadre ; les plus-que-parfaits présentent les actions dans ce récit rétrospectif. Un autre choix cohérent de temps est possible.