CAPa 2012 : corrigé de français, remplacement

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Proposition de corrigé — non officielle. CAP agricole, toutes options, remplacement 2012, Métropole, expression française, code 2012-CAP31-RPL-ME. Questions et expression écrite traitées.

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Questions de compréhension et de langue

1. Titre possible

Le jour où mon père découvrit que je savais lire. Le titre restitue l’événement central, présenté comme un souvenir d’enfance.

2. La répétition du père

Le père est étonné par ce que son fils vient de faire. Il répète une invitation à vérifier parce qu’il n’avait pas remarqué cet apprentissage. Il veut s’assurer que l’enfant lit réellement et ne se contente pas de répéter une phrase entendue.

3. La réaction de la mère

La mère prend peur, plutôt que d’exprimer d’abord de la fierté. La concierge lui a fait croire que l’effort de lecture pouvait nuire au cerveau de l’enfant. Elle referme le livre et emporte son fils dans ses bras, puis continue à surveiller un éventuel mal de tête. Le père, au contraire, considère cette peur comme une superstition.

4. L’autorité paternelle

Le narrateur enfant voit son père comme un personnage très puissant. Celui-ci dirige la classe, écrit au tableau et apprend à lire aux élèves ; sa baguette peut aussi punir. L’admiration exprime donc la perception enfantine d’un adulte qui semble maîtriser les mots et les comportements. Elle ne signifie pas que le père disposerait réellement d’un pouvoir illimité.

5. Champ lexical de l’école

Quatre termes possibles sont « classe », « tableau », « abécédaire », « instituteurs ». Ils renvoient au lieu, au matériel et aux personnes de l’enseignement.

6. Temps et modes

  • affirma : passé simple de l’indicatif, troisième personne du singulier ; il raconte une prise de parole située dans le passé.
  • s’agissait : imparfait de l’indicatif, troisième personne du singulier ; il présente le contenu de cette affirmation.

Les deux verbes sont à l’indicatif. Le pronom « il » du second est impersonnel.

Expression écrite — Un événement qui surprend l’entourage

Le récit demandé est personnel. L’exemple fictif ci-dessous montre comment raconter l’événement puis différencier les réactions des proches. Il faut choisir, pour sa propre copie, un fait réellement vécu.

Pendant longtemps, ma famille m’avait entendu jouer quelques notes maladroites sur le vieux piano du salon. Dès que quelqu’un entrait, je refermais le cahier et je prétendais que j’avais terminé. En réalité, je préparais une petite surprise pour l’anniversaire de mon frère.

Le jour du repas, tout le monde discutait encore autour de la table lorsque je me suis installé devant le clavier. Mon frère a d’abord cru que j’allais produire le même morceau hésitant que d’habitude. J’ai pris une respiration et commencé la mélodie. Mes doigts tremblaient un peu, mais j’avais suffisamment répété pour aller jusqu’au bout.

Le silence est venu progressivement. Ma mère s’est tournée vers moi ; mon père a laissé son verre sur la table. Quand la dernière note a résonné, personne n’a parlé pendant quelques secondes. Puis mon frère s’est levé et m’a demandé depuis quand je savais jouer ce morceau.

J’étais fier, mais aussi soulagé. Ma famille avait découvert le résultat d’un travail qu’elle n’avait pas vraiment remarqué. Nous avons ensuite ri de mes répétitions secrètes. Ce qui m’a le plus surpris n’a pas été l’applaudissement, mais l’attention avec laquelle ils m’ont demandé de rejouer.

La narration distingue le contexte habituel, l’événement et les réactions. Le passage de l’imparfait au passé composé rend cette organisation lisible ; le passé simple peut aussi convenir dans un récit suivi.