Corrigé contrôleur des finances publiques interne 2026 : entretien professionnel et égalité

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Cette proposition de correction non officielle traite l’ensemble du sujet de la session 2026, voie interne. Elle s’appuie sur les données et les documents fournis dans cette épreuve.

Le sujet officiel comporte 16 pages. Retrouvez les autres épreuves dans le catalogue du concours.

Première partie — L’égalité professionnelle à la DGFiP

Une réponse d’une quinzaine de lignes peut s’articuler autour de trois actions. Mesurer et corriger les écarts : la DGFiP suit la place des femmes et des hommes dans les recrutements, les promotions, les fonctions de direction et les rémunérations, afin de repérer où des obstacles persistent. Ouvrir les parcours : elle développe le mentorat, le coaching, la formation et les échanges au sein du réseau Femmes de la DGFiP, lancé en 2022, pour favoriser l’accès aux responsabilités et la mixité des métiers. Améliorer le cadre de travail : elle agit sur l’articulation des temps de vie, sensibilise les encadrants aux stéréotypes et soutient les dispositifs de prévention et de signalement des comportements sexistes ou violents. Ces mesures doivent bénéficier à l’ensemble des agents. Le rapport d’activité 2024 de la DGFiP décrit notamment les ateliers et le mentorat du réseau ; il ne suffit pas d’annoncer un objectif de parité pour démontrer qu’il est atteint.

Seconde partie, question 1 — Fiche à diffuser aux agents

Entretien professionnel : repères pour la campagne 2024

Quand et pour quelle période ? La campagne ouverte au premier trimestre 2025 porte sur les services accomplis en 2024. Depuis cette campagne, son millésime est celui de l’année évaluée. L’administration doit proposer chaque année l’entretien aux agents entrant dans son champ ; l’agent peut refuser d’y participer, sans empêcher l’établissement et la communication du compte rendu. Il constitue normalement un échange sur le travail réalisé et les perspectives, puis donne lieu à un compte rendu écrit versé au dossier individuel.

Qui intervient ? L’agent prépare son bilan et peut exprimer ses observations et souhaits. L’évaluateur est son supérieur hiérarchique direct dans la structure où il travaille au début de la campagne : la fonction exercée au quotidien, et non le seul grade, détermine cette qualité. L’autorité hiérarchique, située au niveau immédiatement supérieur, vise le compte rendu et peut y ajouter une observation portant sur la valeur professionnelle. Chaque intervenant conserve ainsi un rôle distinct.

Que traite l’échange ? L’évaluateur et l’agent examinent les résultats obtenus au regard des objectifs et des conditions de fonctionnement du service, la manière de servir, les acquis de l’expérience et, s’il y a lieu, l’encadrement exercé. Ils fixent des objectifs pour l’année suivante, évoquent les besoins de formation, les possibilités d’amélioration, la carrière et la mobilité. L’entretien se déroule de manière confidentielle, sans tierce personne. Le compte rendu doit restituer une appréciation cohérente avec ces éléments. L’agent peut y faire figurer ses propres remarques ; signer la notification atteste la prise de connaissance et ne vaut pas accord avec toutes les appréciations.

Comment se déroule la procédure ? L’évaluateur propose par écrit, de manière concertée et au moins huit jours avant, une date et une heure. L’entretien se tient sur le lieu de travail pendant les heures de service ; chacun le prépare. L’évaluateur rédige et signe le compte rendu dans ESTEVE. Une fois le document communiqué, l’agent dispose de quinze jours pour en prendre connaissance, inscrire au besoin ses observations et le viser pour l’autorité hiérarchique. Après le visa de cette dernière, le compte rendu revient à l’agent pour notification définitive, à signer dans les huit jours. Le document achevé est classé dans son dossier numérique.

Cette fiche suit la limite demandée : elle présente la règle commune, sans développer les absences particulières ni les recours, que le sujet réserve à une autre question ou exclut expressément.

Seconde partie, question 2 — Six situations au 31 décembre 2024

Madame Alix. Déjà titulaire du grade de contrôleuse, elle a travaillé dans la division Secteur public local du 1er janvier au 31 août 2024 avant d’entrer en scolarité d’inspectrice à l’ENFiP le 1er septembre. Cette période dépasse 180 jours de services effectifs : la scolarité n’efface donc pas l’évaluation rétrospective de son travail dans son grade de contrôleuse. La direction de son affectation antérieure recueille l’appréciation de son ancien supérieur et établit le bilan de ces huit mois. Si la scolarité l’empêche de participer à l’entretien pendant la campagne, elle reste invitée selon la procédure applicable aux agents en formation ; le bilan peut être rédigé sans rencontre et doit lui être communiqué. Un entretien prospectif peut ensuite porter sur ses objectifs lors de sa reprise de fonctions, dans les délais prévus par le guide. Il ne remplace pas le bilan dû pour les services accomplis avant l’ENFiP.

Madame Claire. Son congé de maternité se poursuit jusqu’au 30 avril 2025 : elle est absente pendant toute la campagne ordinaire du premier trimestre. Il ne faut ni assimiler cette absence à une mauvaise manière de servir ni lui imposer un entretien pendant son congé. Le support pédagogique prévoit qu’un entretien prospectif peut lui être proposé dans les deux à trois semaines suivant sa reprise, ici après le 30 avril et avant le 1er juillet 2025, afin de fixer les objectifs. Si une appréciation des services effectivement accomplis en 2024 est requise, elle doit se fonder sur ces services et sur le seuil de 180 jours, que la date de début du congé, non fournie, ne permet pas de vérifier avec certitude.

Monsieur Louis. Agent C encore stagiaire dans les services, il a pris son poste le 1er août 2024. Du 1er août au 31 décembre, il n’a pas atteint 180 jours de services effectifs ; les deux motifs convergent pour exclure un compte rendu rétrospectif complet sur 2024. Son responsable lui propose uniquement la partie prospective : objectifs et accompagnement pour la suite de sa prise de poste.

Monsieur Xavier. Monsieur Martin, chef de service pendant 2024, part à la retraite le 1er janvier 2025. Il doit laisser une fiche préparatoire décrivant les résultats et la manière de servir observés en 2024. Madame Dominique, adjointe de catégorie A assurant effectivement l’intérim et dirigeant le travail quotidien, peut être la supérieure hiérarchique directe évaluatrice de Xavier pendant la campagne 2025. Elle conduit l’entretien et rédige le compte rendu en intégrant les éléments transmis par Martin. Le départ du chef n’efface pas l’année écoulée.

Monsieur Jean. Sa retraite certaine du 5 mars 2025 met fin à son activité pendant l’année de campagne. D’après le guide, il n’est pas évalué d’office, même s’il a travaillé toute l’année 2024 ; un entretien demeure possible sur sa demande expresse. Le guide signale notamment l’intérêt qu’une telle demande peut avoir pour le complément indemnitaire annuel, sans permettre de conclure automatiquement à un droit ou à un montant.

Madame Manon. Elle a changé de fonctions le 1er septembre 2024, après une période comme huissière à la DDFiP de Nord-Sud. Le supérieur direct de sa nouvelle division conduit l’entretien en 2025. L’ancien chef établit la fiche préparatoire pour janvier–août ; le nouveau apprécie septembre–décembre et fixe les objectifs à venir. Le compte rendu doit couvrir l’ensemble de 2024, en tenant compte de l’adaptation à ses nouvelles fonctions. Son grade et son échelon sont ceux détenus au 31 décembre 2024 : il ne faut ni effacer sa période antérieure ni évaluer toute l’année comme si elle avait déjà occupé son nouveau poste.