Rédacteur 2025 : corrigé des questions d’action sociale

Proposition de corrigé — non officielle. Session 2025. Externe — action sanitaire et sociale. Durée : 3 heures. Coefficient : 1.

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Les réponses suivent les questions du PDF ci-dessus. Comparez votre raisonnement et vos calculs aux explications ; les réserves signalées font partie de la réponse proposée.

1. Le service public de la petite enfance — 4 points

Depuis le 1er janvier 2025, les communes sont les autorités organisatrices de l’accueil du jeune enfant. Elles recensent les besoins des familles et l’offre disponible, et informent et accompagnent les familles. Au-delà de 3 500 habitants s’ajoutent la planification du développement de l’offre et le soutien à sa qualité. Au-delà de 10 000 habitants, un schéma pluriannuel organise cette offre ; l’obligation de relais petite enfance prend effet au 1er janvier 2026. Ces compétences peuvent être transférées à un EPCI selon les règles applicables.

L’enjeu est de réduire les inégalités d’accès, de concilier vie familiale et professionnelle et d’assurer un accueil adapté au développement de l’enfant. La commune travaille avec la CAF, les gestionnaires de crèches, les assistants maternels et le département, dont la protection maternelle et infantile conserve ses compétences. Être autorité organisatrice ne signifie donc ni gérer directement toutes les places, ni garantir à chaque famille un droit opposable à une place en crèche.

2. La fracture numérique dans l’action sociale — 4 points

La fracture numérique recouvre l’absence de matériel ou de connexion, les difficultés à lire et comprendre une interface, le manque de compétences et les obstacles liés au handicap ou à la langue. Une personne équipée peut rester incapable de demander une prestation. La dématérialisation peut ainsi provoquer du non-recours, des interruptions de droits et une dépendance à l’entourage.

Il faut conserver des voies d’accès accompagnées : accueil physique, téléphone, rendez-vous et médiation numérique. Un CCAS peut proposer des ateliers, orienter vers France Services ou organiser une permanence avec un partenaire. L’accompagnement doit aider la personne à comprendre et agir, sans conserver inutilement ses identifiants ni décider à sa place. Des interfaces accessibles et des courriers intelligibles complètent ces dispositifs. L’évaluation porte sur les démarches effectivement abouties et les droits ouverts, pas seulement sur le nombre d’ordinateurs installés.

3. Politique de la ville — 2 points

Elle vise à réduire les écarts de développement et les inégalités entre les quartiers prioritaires et les autres territoires. Elle associe interventions sociales, emploi, éducation, sécurité, santé et cadre de vie. Les contrats de ville mobilisent l’État, l’intercommunalité, les communes, les autres collectivités, les organismes publics, les bailleurs et les associations. Les habitants participent à la définition et au suivi des actions. La rénovation urbaine en constitue un volet, sans résumer toute cette politique.

4. Contrats locaux de santé — 2 points

Le CLS est un outil de contractualisation, notamment entre l’agence régionale de santé et une collectivité ou un groupement. Un diagnostic partagé permet de programmer des actions de prévention, de promotion de la santé, d’accès aux soins et d’accompagnement social ou médico-social. Les partenaires, moyens et indicateurs doivent être identifiés. Il adapte les priorités de santé au territoire ; il n’est pas une assurance maladie locale.

5. MDPH — 2 points

La maison départementale des personnes handicapées est un groupement d’intérêt public placé sous la tutelle administrative et financière du département. Elle accueille, informe et accompagne les personnes et leurs familles, organise l’évaluation des besoins et la préparation des décisions de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées. Il faut distinguer l’instruction du dossier par la MDPH de la décision de la CDAPH et du versement effectif des prestations par les organismes compétents.

6. Deux accompagnements en protection de l’enfance — 2 points

L’aide éducative à domicile est une mesure administrative mise en place avec l’accord de la famille par le département : un professionnel intervient pour soutenir les parents et protéger l’enfant dans son milieu de vie. L’assistance éducative en milieu ouvert est ordonnée par le juge des enfants lorsque les conditions légales de danger sont réunies ; un service éducatif accompagne et rend compte au juge. Toutes deux peuvent maintenir l’enfant à domicile, mais leur fondement et le rôle du consentement diffèrent.

7. Les aidants — 2 points

Un proche aidant apporte régulièrement, à titre non professionnel, une aide à une personne en perte d’autonomie ou handicapée. Il peut aider pour les démarches, les déplacements ou les actes quotidiens. Une plateforme d’accompagnement et de répit peut proposer information, soutien psychologique et solutions de relais. L’objectif est de prévenir l’épuisement tout en respectant les choix de la personne accompagnée.

8. CCAS et seniors — 2 points

Le CCAS analyse les besoins, informe sur les droits et aide à constituer certains dossiers d’aide sociale. Selon l’organisation locale, il porte ou coordonne portage de repas, téléassistance, prévention de l’isolement, activités et aides facultatives. Il participe aux dispositifs d’alerte pour les personnes vulnérables, notamment en période de chaleur. Toutes ces prestations ne sont pas obligatoirement gérées par chaque CCAS : les missions du département, des caisses et des services de soins doivent être distinguées.

Repères officiels

  • Mise en œuvre du service public de la petite enfance.
  • Code de l’action sociale et des familles : articles L. 214-1-3, L. 123-5, L. 146-3 et L. 222-3 ; Code civil : article 375-2 ; Code de la santé publique : article L. 1434-10. Les seuils et échéances ci-dessus distinguent 2025 et 2026.