Corrigé secrétaire administratif classe normale 2025 : QRC, toutes les options

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Cette proposition de correction non officielle traite l’ensemble du sujet de la session 2025, voie externe. Elle s’appuie sur les données et les documents fournis dans cette épreuve.

Le sujet officiel comporte 23 pages. Retrouvez les autres épreuves dans le catalogue du concours.

Questions communes aux quatre options : budgétisation verte

Question 1 — Définition et mise en œuvre

La budgétisation verte consiste à examiner les recettes et surtout les dépenses d’un budget sous l’angle de leurs effets sur l’environnement, afin que les choix financiers soient cohérents avec les objectifs écologiques. Pour l’État, la méthode a été préparée par l’Inspection générale des finances et le Commissariat général au développement durable à partir de 2019. Le premier classement a accompagné le projet de loi de finances pour 2021. Il évalue chaque dépense selon six objectifs environnementaux et la classe comme favorable, défavorable, mixte, neutre ou non cotée lorsque les informations manquent. Depuis la préparation du budget 2024, le dossier indique que cette analyse intervient aussi pendant les arbitrages, et plus seulement dans un rapport après décision. Le Parlement reçoit le rapport annexé au projet de loi de finances (documents 1 et 2, p. 2–4).

Pour les collectivités concernées, l’annexe verte prévue par la loi de finances 2024 doit identifier les investissements à effet favorable ou défavorable. Une mise en œuvre utile commence par choisir une méthode commune, relier les lignes comptables aux projets réels, documenter leur effet, puis confronter le résultat aux priorités locales pendant l’élaboration et le vote. Elle se poursuit par un suivi de l’exécution. Le document 3 souligne que les anciennes nomenclatures peuvent masquer, par exemple, une rénovation énergétique dans une rubrique trop large ; enrichir la donnée et former les services sont donc nécessaires (p. 4–5).

Question 2 — Objectifs

Le budget vert doit rendre visibles les choix publics qui aident ou contrarient la transition, éclairer les élus et les parlementaires, réorienter au besoin des crédits et permettre une discussion sur l’écart avec les engagements climatiques et de biodiversité. Il aide aussi à comparer les efforts dans le temps et à mesurer la contribution des collectivités, qui portent une large part de l’investissement public. Une annexe ne remplace toutefois pas la décision : le véritable objectif est d’intégrer cette information aux arbitrages et de vérifier ensuite ce que les crédits financent effectivement (documents 1 et 3, p. 2–5).

Question 3 — Résultats et limites

Dans le projet de budget 2025 présenté dans le dossier, les dépenses de l’État classées favorables représentent 42,6 milliards d’euros, soit 2,1 milliards de plus que dans la comparaison 2024 ; les dépenses défavorables sont données à 8,1 milliards, en baisse de 1,5 milliard. Les crédits de planification écologique progressent de 7 milliards entre 2023 et 2024 dans les six grandes catégories du document 2, dont 1,4 milliard pour les mobilités et 1,2 milliard pour les ressources naturelles. Ces montants décrivent un projet et des classements ; ils ne mesurent pas directement la baisse des émissions ou l’état de la biodiversité. La baisse des dépenses défavorables tient en grande partie à la fin de soutiens exceptionnels liés à l’énergie : hors cet effet, le document ne donne qu’environ 600 millions de diminution (p. 3–4).

La portée du classement reste limitée : selon le document 1, environ 10 % des 575,5 milliards d’euros de dépenses budgétaires et fiscales sont jugés verts, bruns ou mixtes ; le reste est surtout neutre ou non classé. Une catégorie « non cotée » signale une insuffisance de données, pas une absence d’effet. Les documents demandent enfin de contrôler les dépenses réellement exécutées et leurs effets, et de ne pas s’en tenir au projet initial. Pour les collectivités, une méthode praticable et comparable est essentielle ; une annexe publiée trop tard n’éclairerait pas les choix (p. 3–5).

Option « Gestion des ressources humaines dans les organisations »

Question 1 — Pourquoi les compétences doivent évoluer

Les missions publiques, les outils numériques, le travail hybride et les attentes des usagers changent les tâches. Les départs à la retraite et les difficultés d’attractivité peuvent laisser des postes sans compétences immédiatement disponibles. L’employeur doit donc anticiper les métiers nécessaires, maintenir la qualité du service et accompagner les agents plutôt que de considérer leur employabilité comme une affaire individuelle. Pour l’agent, apprendre permet de maîtriser son poste actuel, de rester mobile et de préparer une progression ou une reconversion. Le document 1 relie explicitement besoins du service, fidélisation et parcours des personnels (p. 6–7).

Question 2 — Outils des organisations

Une gestion prévisionnelle des emplois et compétences repère les besoins futurs et les écarts avec les compétences présentes. Un plan de développement des compétences, tel que celui de la métropole Aix-Marseille-Provence dans le dossier, associe formation statutaire et continue, compétences techniques et transversales, parcours professionnels et projets de l’administration. L’apprentissage en situation de travail, le tutorat et l’expérimentation de nouvelles tâches permettent de pratiquer ce qui a été appris. L’entretien professionnel annuel, les bilans et les conseillers mobilité carrière repèrent les souhaits et construisent des étapes réalistes. Enfin, la mobilité entre services ou métiers expose à d’autres méthodes et complète la formation. La direction doit réserver du temps, rendre les formations accessibles et évaluer si les compétences servent effectivement le poste (documents 1 et 2, p. 6–8).

Question 3 — Moyens ouverts à l’agent

L’agent peut solliciter une formation d’adaptation ou de perfectionnement, utiliser son compte personnel de formation selon les règles applicables, demander un congé de formation professionnelle ou un bilan de compétences et préparer un concours ou examen professionnel. Il peut faire reconnaître l’expérience acquise par une validation des acquis de l’expérience, demander un conseil personnalisé et construire un projet de mobilité. Le choix dépend de la qualification recherchée, des besoins du service et des conditions propres à chaque dispositif ; aucun de ces moyens ne dispense de préparer concrètement la transition (documents 1, 3 et 4, p. 7–9).

Question 4 — Formes et intérêt de la mobilité

La mobilité peut être fonctionnelle lorsqu’on change de métier ou de politique publique, géographique lorsqu’on change de résidence administrative et d’environnement professionnel lorsqu’on passe, par exemple, d’une préfecture à un établissement public ou à une collectivité. Ces formes peuvent se combiner, au sein du même employeur, entre ministères ou entre versants. Selon la situation statutaire, elle s’opère notamment par mutation, position normale d’activité, mise à disposition ou détachement. L’agent peut y gagner une expertise nouvelle, des responsabilités, une meilleure adéquation entre poste et projet ou une localisation souhaitée. L’employeur y gagne une meilleure circulation des compétences ; l’accompagnement RH réduit le risque d’une mobilité mal préparée (document 5, p. 9–10).

Option « Comptabilité et finance »

Question 1 — Codification et journaux

La règle proposée, 411 suivi des trois premières lettres du nom, donnerait 411LAP pour « La Pérouse » et 411LAP pour « La Pergola » si l’article « La » est retenu ; en ne retenant que le nom principal, elle donnerait 411PER pour les deux. Elle ne distingue donc pas les deux restaurants. Une première solution consiste à attribuer un numéro client unique, par exemple 411001 La Pérouse et 411002 La Pergola ; une seconde à utiliser une abréviation distinctive, par exemple 411PERO La Pérouse et 411PERG La Pergola, avec contrôle d’unicité dans le logiciel. Tous ces comptes, comme 411PRO et 411PAR, commencent par 411 : c’est le suffixe individuel qui distingue chaque client ; les deux regroupements existants ne suffisent pas à les suivre un par un. Les noms exacts et une table de correspondance évitent qu’un changement de dénomination brouille l’historique (annexe 1, p. 11–13).

Un journal unique devient peu lisible lorsque ventes, achats, banque et immobilisations se multiplient. On peut ouvrir des journaux divisionnaires d’achats, ventes, banque, caisse et opérations diverses ; les immobilisations peuvent être suivies par un journal dédié ou par les achats et opérations diverses selon l’organisation choisie. Les écritures des journaux auxiliaires doivent être centralisées au moins une fois par mois sur le livre-journal et le grand livre ; elles restent chronologiques, appuyées par une pièce et un libellé. La division facilite le contrôle et le partage du travail ; elle n’autorise pas à enregistrer deux fois la même facture (p. 11–13).

Question 2 — Factures et incidence

La facture Fromagerie Seigneurial n° 5615 du 15 avril 2025 porte sur 147 € de fromage, diminués de 7,35 € de remise, plus 10 € de port : la dette est 159,33 € TTC. L’écriture « Facture Seigneurial 5615 » débite 607FRO Achats de fromages 139,65 € et 624100 Transports sur achats 10 €. Elle débite également 44566 TVA déductible sur autres biens et services 9,68 €, puis crédite 401-SEIG Fournisseur Seigneurial 159,33 €. La facture donne 9,68 € de TVA sans préciser les taux appliqués. On enregistre ce montant facturé sans déduire de la seule somme une taxation séparée du transport ; le sujet ne fournit pas les conditions qui permettraient de l’établir. À la date de la facture, achats et port diminuent le résultat avant variation de stock éventuelle, la TVA est une créance fiscale et le fournisseur une dette ; la banque ne change pas encore (annexe 2, p. 14).

La facture Chefook n° 184 du 18 avril 2025 concerne une vitrine de 1 434 €, moins 114,72 € de remise, avec 25 € de livraison : le coût d’acquisition est 1 344,28 € HT. La TVA est 268,86 € et le montant dû 1 613,14 €. L’écriture « Vitrine réfrigérée Chefook 184 » débite un compte créé de 218800 Autres immobilisations corporelles — vitrine réfrigérée de 1 344,28 €, ainsi que 445620 TVA déductible sur immobilisations 268,86 € ; elle crédite 404-CHEF Fournisseur d’immobilisations Chefook 1 613,14 €. La TVA calculée sur 1 344,28 € est 268,856 €, arrondie à 268,86 €. L’acquisition d’un actif n’est pas une charge immédiate du résultat ; les amortissements futurs le seront. La facture ne prouve pas un règlement à la même date (annexe 3, p. 14).

Question 3 — Vitrine financée et amortie

Une location avec option d’achat donne l’usage du matériel contre des loyers comptabilisés en charges pendant la location ; l’entreprise ne porte normalement pas le bien à l’actif avant la levée de l’option dans le cadre comptable utilisé ici. Un emprunt crée au contraire une dette financière et permet d’acquérir une immobilisation inscrite à l’actif ; ses remboursements de capital réduisent la dette, ses intérêts sont des charges financières et l’actif est amorti. Le sujet ne fournit pas les loyers ou le taux d’emprunt, donc il ne permet pas de comparer leur coût chiffré (p. 12).

Si l’emprunt total vise le prix HT de 2 430 € donné pour la nouvelle vitrine, l’écriture du 20 avril 2025, « Déblocage emprunt vitrine », débite 512100 Banque 2 430 € et crédite 164000 Emprunt auprès des établissements de crédit 2 430 €. La facture d’acquisition et sa TVA constituent des écritures distinctes ; le sujet ne précise pas si l’emprunt doit aussi financer la TVA, donc aucun montant TTC d’emprunt ne peut être affirmé. Il faut distinguer cette vitrine prévue de la vitrine Chefook à 1 344,28 € de la question précédente (p. 12 et 14).

La base amortissable annoncée est 2 430 € HT, sur quatre ans en linéaire, soit 607,50 € par an. En convention de mois de trente jours, du 20 avril au 31 décembre 2025 il reste 8 mois et 10 jours, soit 250/360 d’année : la première dotation vaut 421,88 € après arrondi. Le plan est 2025 : 421,88 € ; 2026, 2027 et 2028 : 607,50 € chacune ; 2029 : 185,62 €, dernière somme ajustée pour atteindre exactement 2 430 €. Les valeurs nettes successives sont 2 008,12 €, 1 400,62 €, 793,12 €, 185,62 € et 0 €. Le 31 décembre 2025, l’écriture « Dotation vitrine 2025 » débite 681120 Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles 421,88 € et crédite le compte d’amortissement de l’immobilisation, par exemple 281880 Amortissement des autres immobilisations corporelles si elle est portée en 218800. Un calcul en jours civils peut produire un prorata légèrement différent ; la convention doit être annoncée (p. 12–13).

Question 4 — Soldes et capacité d’autofinancement

Le coût d’achat des marchandises vendues est 200 000 + 400 = 200 400 €. La marge commerciale vaut 520 000 − 200 400 = 319 600 €. Comme aucune production propre n’est chiffrée dans ce compte, la valeur ajoutée brute est 319 600 − 60 000 = 259 600 €. L’excédent brut d’exploitation est 259 600 − 2 300 − 64 000 = 193 300 €. Les dotations d’exploitation de 10 000 € expliquent ensuite un résultat d’exploitation de 183 300 €. Le résultat financier est 350 − 525 = −175 € et l’exceptionnel 200 − 160 = +40 €, ce qui rejoint le bénéfice net du tableau : 183 165 € (annexe 4, p. 15).

Par la méthode additive, la capacité d’autofinancement est résultat net 183 165 € + dotations d’exploitation 10 000 € = 193 165 €. Le tableau ne montre ni reprise non encaissable ni cession d’immobilisation imposant un autre retraitement. Une CAF positive est une ressource interne potentielle pour rembourser des emprunts, financer des équipements et renforcer la trésorerie après les autres besoins de l’exploitation. Elle n’est pas égale au solde bancaire : stocks, créances, dettes et investissements peuvent absorber de la trésorerie malgré un résultat et une CAF positifs (p. 15).

Option « Problèmes économiques et sociaux »

Question 1 — PIB par habitant

Le PIB par habitant rapporte la valeur ajoutée produite dans un pays à sa population. Il donne une moyenne utile pour comparer la capacité économique des pays ; la conversion en parité de pouvoir d’achat corrige en partie les différences de prix entre eux. La figure du dossier, en milliers de dollars US pour 2022 et rattachée à un indicateur de PIB nominal, montre un écart marqué : 1 600 dollars à Madagascar, 3 500 au Sénégal, 21 500 en Chine, 26 000 au Costa Rica, 57 200 en France et 66 600 aux États-Unis. « Nominal » signifie à prix courants ; cela ne précise pas, à lui seul, si la conversion internationale utilise les taux de change ou une PPA courante. Ces valeurs ne prouvent pas que chacun reçoit ce montant, ni que les biens coûtent pareil dans tous les pays. Il faut conserver la date et l’unité du graphique sans lui attribuer un mode de conversion qu’il ne détaille pas (document 1, p. 16).

Question 2 — Évolution des groupes depuis 1960

Le dossier distingue deux périodes. De 1960 à 2000, la croissance par tête est en moyenne plus forte dans les groupes de pays riches : il n’y a pas de convergence générale. Parmi 38 pays pauvres en 1960, 29 le restent en 2000 ; parmi 93 pays intermédiaires, 13 deviennent riches mais 18 deviennent pauvres. De 2000 à 2016, le mouvement s’inverse en moyenne : 17 des 48 pays pauvres en 2000 rejoignent la catégorie intermédiaire, aucun ne passe directement à la catégorie riche, et 12 pays intermédiaires deviennent riches. Il reste 33 pays pauvres en 2016, contre 48 au début de cette seconde période, dans l’échantillon fixe de 156 pays. Une convergence moyenne entre pays ne signifie pas que les inégalités à l’intérieur de chacun ont baissé (document 2, p. 17).

Question 3 — IDH et disparités

L’indice de développement humain du PNUD associe santé (espérance de vie), éducation (durées moyenne et attendue de scolarisation) et niveau de vie (revenu par habitant ajusté au pouvoir d’achat dans la méthode internationale), dans un indice compris entre 0 et 1. Le tableau du sujet indique pour 2021 0,896 dans le groupe à développement humain très élevé contre 0,518 dans le groupe à faible développement ; l’espérance de vie correspondante est 79 contre 61 ans. Par région, il donne 0,796 pour l’Europe et l’Asie centrale, mais 0,547 pour l’Afrique subsaharienne et 0,632 pour l’Asie du Sud. La moyenne mondiale est 0,732. Ces différences montrent qu’un revenu moyen seul ne résume ni la santé ni l’éducation (document 3, p. 18).

Question 4 — Limites de l’IDH

L’IDH reste une moyenne nationale : il peut masquer les écarts de revenu, de santé et de scolarité entre régions, classes sociales ou sexes. Il ne décrit pas directement la pauvreté multidimensionnelle, la sécurité, les libertés, la qualité des services, ni les dommages environnementaux et la soutenabilité. Le document 4 présente pour cette raison l’IDH ajusté aux inégalités (IDHI), l’indice de développement de genre et l’indice de pauvreté multidimensionnelle. Il faut utiliser ces indicateurs en complément, selon la question étudiée, au lieu d’attendre d’un seul chiffre une description complète de la vie des personnes (p. 18–19).

Option « Enjeux de la France contemporaine et de l’Union européenne »

Question 1 — Raisons, acteurs et enjeux de la construction

Après 1945, les États européens veulent éviter une nouvelle guerre, reconstruire leurs économies et rendre durable la coopération franco-allemande. Jean Monnet propose une méthode progressive fondée sur des intérêts communs ; Robert Schuman annonce en 1950 la mise en commun du charbon et de l’acier, matière importante pour la reconstruction comme pour l’armement. La CECA puis la CEE réunissent progressivement d’autres États. Les gouvernements et institutions communautaires, puis le Parlement européen et la Commission, participent à cette construction. Les enjeux dépassent le commerce : paix, marché intérieur, influence collective, cohésion des régions et réponse commune à des défis que chaque État résout mal seul (documents 2 et 5, p. 21–23).

Question 2 — Élargissements et conditions pour trois candidats

La carte retrace les six fondateurs en 1957, puis les élargissements de 1973, 1981, 1986, 1995, la grande vague de 2004, puis 2007 et 2013. Elle montre aussi la sortie du Royaume-Uni en 2020, laissant 27 membres à la date du dossier. Les demandes de l’Ukraine, de la Moldavie et de la Géorgie datent de 2022. Le 14 décembre 2023, le Conseil européen a décidé d’ouvrir les négociations d’adhésion avec l’Ukraine et la Moldavie et d’accorder à la Géorgie le statut de candidate ; les négociations avec les deux premiers pays ont été formellement lancées le 25 juin 2024. Ce sont des étapes du processus, pas une adhésion acquise (documents 1 et 3, p. 20–22).

Pour adhérer, chacune doit satisfaire aux critères de Copenhague : institutions démocratiques stables, État de droit et protection des droits, économie de marché viable, capacité d’appliquer l’acquis de l’Union. Les négociations exigent l’accord des États membres et des réformes suivies dans la durée. Le dossier relève la guerre en Ukraine, des conflits territoriaux et des écarts économiques, ainsi que la question de l’accueil par les politiques agricoles et le budget de l’Union. Les mêmes règles d’adhésion s’appliquent, mais la situation de chaque pays demande une évaluation propre ; l’accord politique initial n’écarte pas ces conditions (document 1, p. 20–21).

Question 3 — Diversité des politiques européennes

La construction a développé des politiques de marché et de concurrence : suppression de droits de douane, libre circulation et normes communes. Elle mène aussi une politique agricole commune de soutien et d’orientation du secteur, une politique de cohésion pour les régions moins favorisées, et des programmes de mobilité éducative comme Erasmus. La coordination économique et budgétaire, l’environnement et l’égalité entre femmes et hommes montrent des domaines et des moyens différents. Le texte cite enfin Airbus et Ariane comme exemples de coopérations interétatiques : elles ne sont pas, à elles seules, des politiques financées ou dirigées par l’UE. Il mentionne également la Cour européenne des droits de l’homme, qui relève du Conseil de l’Europe, organisation distincte de l’UE (document 5, p. 22–23).

Question 4 — Chantiers, tensions et coopération nécessaire

Le dossier met en avant la transition climatique, la numérisation, le vieillissement démographique, la sécurité et l’élargissement dans un environnement géopolitique tendu. L’accueil de nouveaux membres demanderait des arbitrages sur les fonds, l’agriculture, les règles de décision et les écarts de développement. Les États peuvent aussi diverger sur les priorités budgétaires, énergétiques et extérieures. La France et l’Allemagne ont un rôle particulier : leur coopération a aidé à construire des compromis depuis la CECA et peut rapprocher des positions aujourd’hui différentes. Elle ne décide pas seule pour les 27 ; des accords avec l’ensemble des États membres et les institutions de l’Union demeurent nécessaires (documents 1, 2 et 4, p. 20–22).