Corrigé secrétaire administratif classe normale 2026 : QRC, toutes les options

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Cette proposition de correction non officielle traite l’ensemble du sujet de la session 2026, voie externe. Elle s’appuie sur les données et les documents fournis dans cette épreuve.

Le sujet officiel comporte 23 pages. Retrouvez les autres épreuves dans le catalogue du concours.

Questions communes aux quatre options : sécurité routière

Question 1 — Infractions et apports de la loi du 9 juillet 2025

L’homicide involontaire simple commis par le conducteur d’un véhicule terrestre à moteur résulte d’une maladresse, imprudence, inattention, négligence ou violation d’une obligation de prudence ayant causé un décès, sans la circonstance de conduite dangereuse particulière retenue par la loi. Le document du sujet indique une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 € d’amende. L’homicide routier désigne un décès causé par un conducteur avec au moins une des circonstances énumérées : alcool, stupéfiants, défaut de permis, vitesse dépassant d’au moins 30 km/h la limite, téléphone tenu en main, refus d’obtempérer, délit de fuite, rodéo motorisé, entre autres. Le maximum indiqué est sept ans et 100 000 € ; avec au moins deux circonstances, l’homicide routier aggravé peut être puni de dix ans et 150 000 €. Le mot « routier » exprime la gravité d’une prise de risque volontaire, sans prétendre que le décès lui-même a été voulu. Les blessures routières sont des blessures involontaires causées avec les circonstances prévues pour cette qualification ; leur régime dépend notamment de la durée de l’incapacité totale de travail (ITT). Il faut distinguer les blessures avec ITT de plus de trois mois de celles avec ITT de trois mois ou moins : pour ces dernières, l’article 221-20 énumère neuf circonstances, sans faire du refus d’obtempérer une circonstance autonome. La présentation générale du document ne dispense donc pas de vérifier la liste propre à chaque infraction (document 1, p. 2–3 ; loi n° 2025-622 du 9 juillet 2025).

La loi crée ces qualifications et élargit les circonstances retenues, abaisse à 30 km/h le seuil de vitesse aggravant en cas d’homicide ou de blessures, renforce la réponse aux conduites sous alcool ou stupéfiants et améliore l’information de la partie civile en appel. Elle permet aussi un contrôle médical de l’aptitude à conduire après certains accidents corporels et durcit la récidive. Ces mesures sont distinctes du nouveau délit autonome de dépassement d’au moins 50 km/h, entré en vigueur selon le dossier le 29 décembre 2025 : les deux seuils ne se substituent pas l’un à l’autre (documents 1 et 2, p. 2–4).

Question 2 — Très grands excès de vitesse

La vitesse excessive réduit le temps disponible pour détecter un danger et réagir, allonge la distance de freinage et augmente l’énergie dissipée lors d’un choc. Elle expose particulièrement les piétons, cyclistes et autres usagers peu protégés. Le document 2 indique 63 217 dépassements d’au moins 50 km/h relevés en 2024, soit 69 % de plus qu’en 2017 dans la série citée. Depuis le 29 décembre 2025, ce dépassement constitue un délit dès la première infraction, passible de trois mois d’emprisonnement et 3 750 € d’amende, avec inscription au casier judiciaire ; des peines complémentaires, dont suspension ou annulation du permis et confiscation possible du véhicule, peuvent s’y ajouter. Si un accident mortel survient, un excès d’au moins 30 km/h est déjà l’une des circonstances susceptibles de qualifier l’homicide routier. Il ne faut donc pas confondre l’infraction de vitesse en elle-même et la qualification de l’accident qu’elle a contribué à causer (p. 3–4).

Question 3 — Téléphone et prévention

Au volant, à moto, à vélo ou en trottinette, lire, écrire ou téléphoner détourne le regard, les mains et l’attention de la circulation : on repère plus tard un freinage, un piéton ou un changement de trajectoire. Un piéton absorbé par son écran peut traverser sans vérifier le trafic ou quitter le trottoir au mauvais moment. Le dossier rapporte qu’en 2023, un défaut d’attention, un téléphone ou un autre distracteur était relevé chez un conducteur dans 24 % des accidents corporels ; ce regroupement ne signifie pas que le téléphone seul a causé 24 % des accidents. Il cite aussi plus de 555 000 contraventions pour téléphone tenu en main par un conducteur cette année-là (documents 3 et 4, p. 5–6).

La prévention consiste à ranger ou mettre en mode silencieux le téléphone avant le trajet, s’arrêter en lieu sûr pour le consulter, ne pas traverser en regardant l’écran et sensibiliser tous les usagers, pas seulement les automobilistes. Les contrôles et sanctions complètent cette éducation ; les aménagements de voirie et une attention accrue aux usagers vulnérables réduisent aussi les conséquences d’une inattention. La loi cite le téléphone tenu en main parmi les circonstances aggravantes lorsqu’un conducteur cause un homicide ou des blessures routières (documents 1, 3 et 4).

Option « Gestion des ressources humaines dans les organisations »

Question 1 — Quand recourir à un contractuel ?

Le principe des emplois civils permanents occupés par des fonctionnaires demeure. Le code général de la fonction publique autorise néanmoins des contrats dans les cas prévus : absence de corps de fonctionnaires correspondant à certaines fonctions, besoin de compétences spécialisées ou nouvelles, impossibilité de pourvoir un poste avec l’expertise nécessaire, emploi ne nécessitant pas une formation statutaire, temps incomplet dans les conditions légales ou emplois d’établissements publics visés. Les employeurs peuvent également remplacer temporairement un agent absent, faire face à une vacance avant l’arrivée d’un fonctionnaire ou à un accroissement temporaire ou saisonnier d’activité. Le contrat de projet répond à une opération identifiée ; le document 2 indique une durée d’au moins un an, renouvelable dans la limite de six ans, sans titularisation ou CDI automatique à son terme. Des emplois de direction peuvent aussi être ouverts aux contractuels selon des règles propres. Chaque motif doit correspondre au besoin réel et au cadre applicable, plutôt que servir à éluder le recrutement statutaire (documents 1 à 3, p. 7–11).

Question 2 — Garantir l’égal accès

L’administration doit annoncer publiquement le poste sur le support requis, indiquer missions, qualifications, compétences, conditions d’exercice, pièces à fournir et date limite. Tous les candidats à un même emploi doivent connaître les mêmes règles et bénéficier d’une procédure comparable. La sélection se fonde sur compétences, aptitudes, qualifications, expérience, potentiel et capacité d’exercer les missions, sans discrimination liée notamment à l’origine, aux convictions, au sexe, à l’âge, au handicap ou à la situation familiale. Les critères et appréciations doivent pouvoir être retracés. Les aménagements nécessaires aux candidats concernés et une information claire rendent l’égalité réelle. Le fait qu’un emploi soit ouvert aux contractuels ne dispense donc ni de publicité ni d’un choix objectivé (document 1, p. 8).

Question 3 — Étapes du recrutement

L’employeur définit d’abord le besoin, sa durée et le fondement juridique du contrat, puis établit la fiche et l’avis de poste et publie l’offre. Il reçoit les candidatures, en accuse réception et vérifie leur recevabilité. Il présélectionne selon les critères annoncés, conduit au moins un entretien pour les personnes retenues à cette étape et les informe des obligations déontologiques. Il consigne ensuite les appréciations, compare les candidatures, décide selon les compétences attendues et informe les candidats non retenus. Enfin, il formalise le contrat, vérifie les conditions administratives et organise l’accueil et, si nécessaire, la formation. Le dossier précise que les modalités exactes peuvent varier selon le poste ; la trace écrite et la cohérence des critères permettent le contrôle de la procédure (document 1, p. 8–9).

Option « Comptabilité et finance »

Question 1 — Résultats et évolution

En 2024, le résultat d’exploitation de Sweetie Cassie est 289 500 − 106 500 − 36 800 − 95 000 − 4 500 − 9 200 − 3 100 = 34 400 €. Le résultat financier est 220 − 1 100 = −880 € ; aucun résultat exceptionnel n’est donné. Le résultat net ressort donc à 33 520 €. En 2023, le même calcul donne 23 200 € de résultat d’exploitation et 22 450 € de résultat net ; les résultats progressent en euros (annexe 1, p. 13).

Le chiffre d’affaires passe de 248 000 à 289 500 €, soit +16,7 % selon l’annexe. Les achats passent de 88 000 à 106 500 €, +21 %, plus vite que les ventes : leur part dans le chiffre d’affaires augmente, ce qui appelle une analyse de coût par produit. Les charges de personnel montent de 87 500 à 95 000 € ; les charges externes de 34 200 à 36 800 € ; les dotations de 8 100 à 9 200 €. La hausse des ventes de produits véganes et sans gluten peut ouvrir de nouveaux débouchés, mais ne prouve pas, sans marge par gamme, qu’ils sont les plus rentables. Deux leviers concrets sont recalculer les coûts et prix par recette, pour corriger les produits dont la marge est trop faible, et réduire pertes de matières et consommations d’énergie par la planification de la production et l’entretien des équipements. L’extrait du grand livre confirme le total des ventes, mais n’est pas un compte de résultat complet : ses seules charges externes ne reproduisent pas l’annexe 1 (annexes 1 et 2, p. 13).

Question 2 — Budget 2025

Le projet prévoit 315 000 € de chiffre d’affaires contre 112 000 + 40 000 + 100 000 + 25 000 + 4 700 + 10 000 + 1 200 = 292 900 € de charges listées, soit un solde prévisionnel de 22 100 €. Ce solde est inférieur au bénéfice 2024 de 33 520 €, malgré les ventes attendues en hausse. La masse « salaires + charges sociales » du budget est 125 000 €, contre 95 000 € pour le personnel en 2024 : la hausse de 31,6 % est bien plus rapide que les 8,8 % environ de chiffre d’affaires prévus. Les achats de matières et l’énergie restent sensibles aux prix. Le budget ne comporte pas de ligne “autres charges” alors que l’annexe 1 en comptait 3 100 € en 2024 ; si elles persistent, le solde tombe à 19 000 € avant autres écarts. Les dotations budgétées à 10 000 € dépassent celles de 2024 de 800 €, mais cet écart ne permet pas à lui seul de déclarer le budget erroné. En 2025, les quatre biens détaillés à l’annexe 3 généreraient, sur une année complète, 3 600 € pour le four, 2 000 € pour la chambre froide et 800 € pour l’informatique ; la vitrine, entièrement amortie fin 2024, ne génère plus de dotation. Leur total est 6 400 €, auquel le surgélateur ajouterait 2 400 € en année pleine, soit 8 800 €. Le compte de résultat 2024 porte 9 200 € de dotations, alors que les quatre biens du tableau n’expliquent que 7 840 € en année pleine : l’état fourni ne suffit donc pas à reconstituer sans écart toutes les charges d’amortissement. Les 1 200 € séparant 8 800 € du budget 2025 appellent une vérification des autres immobilisations et des dates de mise en service, mais ne prouvent pas que le calendrier du surgélateur doit être revu (annexes 1, 3, 4 et 5, p. 13–14).

Deux mesures sont prioritaires : établir une fiche de coût et de marge par gamme, négocier ou ajuster les achats et les prix sans perdre la clientèle ; puis étaler le recrutement et l’investissement selon les commandes et la trésorerie réellement constatées, en testant la rentabilité du surgélateur par les pertes évitées. Un suivi mensuel du chiffre d’affaires, des achats, de la masse salariale et du besoin de trésorerie permet de corriger le budget avant que le solde ne se dégrade. Ce ne sont pas des économies certaines : leurs effets doivent être chiffrés puis observés.

Question 3 — Immobilisations existantes

Le four pâtissier, acheté 18 000 € le 1er janvier 2022, est amorti linéairement sur cinq ans, soit 3 600 € par année pleine. Ses trois annuités 2022, 2023 et 2024 totalisent 10 800 €, ce qui confirme sa ligne dans l’annexe. Les amortissements cumulés de toutes les immobilisations au 31 décembre 2024 sont 10 800 + 8 000 + 7 200 + 800 = 26 800 €. Leur valeur brute totale est 18 000 + 12 000 + 7 200 + 2 400 = 39 600 €, donc la valeur nette comptable totale est 12 800 € ; le total des valeurs nettes imprimées, 7 200 + 4 000 + 0 + 1 600, confirme ce résultat (annexe 3, p. 13).

La ligne du matériel informatique appelle toutefois une réserve de lecture : une acquisition le 1er juin 2023 pour 2 400 € amortie linéairement sur trois ans ne conduit normalement pas à seulement 800 € d’amortissements cumulés fin 2024. Sans mouvement supplémentaire indiqué, les dates et le cumul de cette ligne ne concordent pas. Les totaux demandés ci-dessus reprennent les montants effectivement fournis par l’annexe, sans inventer d’écriture de correction.

Question 4 — Surgélateur projeté

Sur une base de 12 000 € HT et cinq ans en linéaire, la dotation est de 2 400 € par année complète ; l’année de mise en service exigerait un prorata si la date était précisée. La TVA de 2 400 € est récupérable selon le courriel, tandis que le paiement au fournisseur serait de 14 400 € TTC. À l’achat, l’entreprise immobilise le bien et réduit sa trésorerie si elle paie immédiatement ; elle ne déduit pas d’un coup 12 000 € de son résultat. Chaque dotation annuelle de 2 400 € diminue ensuite le résultat comptable sans nouveau paiement. Le gain attendu — moins de pertes de produits — n’est pas chiffré dans le dossier et doit être comparé au coût et à l’entretien de l’appareil (annexe 5, p. 14).

Un prêt bancaire étalerait les sorties de trésorerie mais créerait une dette et des intérêts ; le courriel évoque 3,5 % sur trois ans, sans échéancier ni frais. Une location financière éviterait un achat immédiat important et ferait naître des loyers, mais leur montant et les conditions de fin de contrat manquent. Pour choisir, il faut comparer coût total après impôt, dépôts et loyers, besoin de trésorerie et souplesse. Avec ces seules données, le prêt peut convenir si l’entreprise veut détenir durablement le surgélateur et peut supporter les échéances ; la location peut convenir si elle doit préserver sa trésorerie. Aucune des deux n’est démontrée moins chère par l’énoncé.

Question 5 — Courrier à Madame Jones

Chambre des métiers et de l’artisanat
Objet : situation 2024 et décisions de gestion pour 2025

Madame,

L’activité de Sweetie Cassie a progressé en 2024 : votre chiffre d’affaires atteint 289 500 €, contre 248 000 € en 2023. Le résultat d’exploitation s’élève à 34 400 € et le bénéfice net à 33 520 €. Cette progression ne doit pas masquer la hausse plus rapide des achats, 21 %, et la nécessité de suivre séparément le coût et la marge de vos pâtisseries traditionnelles et de votre nouvelle gamme.

Votre budget 2025 prévoit 315 000 € de ventes et 292 900 € de charges inscrites, soit un solde indicatif de 22 100 €. Il est inférieur au bénéfice 2024 et ne reprend pas certaines « autres charges » constatées l’an passé. La dépense de personnel prévue atteint 125 000 € avec les charges sociales ; vérifiez que l’activité supplémentaire attendue couvre ce coût. Je vous propose un tableau mensuel par gamme réunissant ventes, matières, pertes et énergie, puis un ajustement des prix et approvisionnements pour préserver les marges. Réexaminez chaque trimestre le calendrier du recrutement et les postes omis du budget.

Le surgélateur de 12 000 € HT peut réduire les pertes, mais ce gain doit être mesuré avant l’engagement. Son amortissement serait de 2 400 € par an en année pleine, tandis que l’achat représente 14 400 € TTC avant récupération de TVA. Demandez à la banque un échéancier complet et au loueur le détail des loyers, frais et conditions de sortie ; nous comparerons les deux solutions avec votre trésorerie et le nombre de produits sauvés. Une décision fondée sur ces données préservera la capacité de l’entreprise à payer ses charges courantes.

Je reste à votre disposition pour établir ce suivi et examiner les offres de financement.

Veuillez agréer, Madame, l’expression de mes salutations distinguées.

Le service d’accompagnement des entreprises

Option « Problèmes économiques et sociaux »

Question 1 — Précarité

La précarité désigne l’instabilité des ressources, de l’emploi et des conditions de vie qui empêche de se projeter et expose au risque de pauvreté. Pour l’emploi, elle peut prendre la forme de contrats courts, de missions d’intérim, d’horaires variables, de temps partiel subi ou d’alternances répétées entre emploi et chômage. Elle ne se réduit pas à une catégorie de contrat : la sécurité du revenu, les droits et les perspectives comptent aussi (documents 1 et 3, p. 15–17).

Question 2 — Jeunes en France

Les débuts de carrière restent plus risqués que les parcours installés. Dans le tableau Insee du dossier, 14,2 % des actifs sortis de formation depuis un à quatre ans sont au chômage en 2023, contre 9,3 % pour ceux sortis depuis cinq à dix ans et 5,6 % depuis onze ans ou davantage. Parmi les jeunes en emploi sortis depuis moins de cinq ans de l’école, le document 3 donne 22 % de CDD ou intérim chez les diplômés du supérieur contre 47 % chez ceux sans diplôme. Ce document note une amélioration depuis 2015 pour les moins diplômés, mais leur part de travail précaire reste élevée ; 35 % des personnes sans diplôme se trouvent encore en emploi précaire cinq à dix ans après leur sortie. Il faut distinguer taux de chômage parmi les actifs et part de contrats précaires parmi les personnes en emploi : ils ne décrivent pas le même groupe (documents 2 et 3, p. 16–17).

Question 3 — Moyens d’action

Améliorer l’orientation et faire connaître les débouchés réels des formations permet d’éviter des voies sans perspectives claires. Des stages, une alternance de qualité, des compétences de base solides et une formation professionnelle adaptée aux besoins locaux facilitent l’entrée dans l’emploi. Un accompagnement personnalisé peut associer recherche d’emploi, accès au transport, au logement et aux droits, particulièrement pour les jeunes hors emploi et formation. Les entreprises peuvent proposer davantage de contrats durables et des parcours de progression plutôt que d’utiliser systématiquement les débutants comme variable d’ajustement. Ces actions doivent être évaluées sur l’emploi durable et sa qualité, pas sur le seul nombre d’entrées dans un dispositif (documents 1 et 4, p. 15 et 17–18).

Question 4 — Limites des dispositifs

Le dossier décrit une multiplication de programmes dont les effets moyens sur l’emploi et la rémunération peuvent être faibles ou incertains. Certains jeunes ne sont pas atteints : selon le document 4, un jeune sans emploi, études ni formation et sans expérience sur trois n’est accompagné par aucun organisme dans l’étude citée. Un même diplôme peut déboucher sur des résultats très différents selon l’établissement ; la qualité des conseillers, le tissu d’entreprises local et l’information sur les débouchés influencent aussi l’efficacité. L’orientation et le lien entre école, formation professionnelle et employeurs restent insuffisants. Il faut donc mieux coordonner les acteurs, suivre les trajectoires après la sortie et adapter les moyens aux jeunes les plus éloignés de l’emploi, sans attribuer à un dispositif isolé un résultat non vérifié (p. 17–18).

Option « Enjeux de la France contemporaine et de l’Union européenne »

Question 1 — Qui conduit la politique commerciale ?

La politique commerciale commune est une compétence exclusive de l’Union européenne. La Commission européenne prépare la stratégie et négocie avec les pays tiers sur la base du mandat fixé par le Conseil de l’Union européenne, qui représente les gouvernements et suit les négociations. Le Conseil décide de la signature et de la conclusion selon la procédure applicable ; le Parlement européen doit donner son approbation pour les principaux accords concernés. Si un accord couvre aussi des compétences nationales, les États membres deviennent parties et doivent le ratifier selon leurs règles. L’Union peut ainsi parler d’une seule voix sur les tarifs, l’accès au marché et les règles du commerce international, tout en restant encadrée par les traités et le contrôle des institutions (document 1, p. 19–20).

Question 2 — Défis

L’Union cherche à conserver les bénéfices des échanges tout en répondant à la concurrence déloyale, aux tensions commerciales et aux dépendances stratégiques. Le dossier mentionne les matières premières critiques, les puces, l’énergie et les médicaments, ainsi que la protection des données, technologies et infrastructures. Les réponses comprennent les instruments de défense commerciale, le contrôle des investissements étrangers et des exportations sensibles, et la diversification des fournisseurs. Leur emploi doit éviter de couper inutilement les échanges utiles aux entreprises et aux consommateurs ; l’UE doit aussi défendre un cadre de règles multilatérales (documents 1 et 4, p. 19 et 21–22).

Question 3 — Partenaires et priorités françaises

En 2024, les dix premiers partenaires représentent selon le dossier environ deux tiers des échanges français ; huit sont européens : l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, l’Espagne, les Pays-Bas, la Pologne, le Royaume-Uni et la Suisse. Les deux autres sont les États-Unis et la Chine. L’Allemagne demeure le premier client et fournisseur, avec environ 13 % des échanges contre 16,5 % en 2016 dans cette source ; l’Italie, la Belgique et l’Espagne pèsent chacune entre 7 et 8 %. Le Royaume-Uni et la Suisse sont les deux partenaires de ce groupe avec lesquels la France enregistre un excédent bilatéral dans le document. Les priorités françaises citées sont de réformer l’Organisation mondiale du commerce, lutter contre les pratiques déloyales et faire contribuer les accords au climat, à la biodiversité et aux conditions de travail. Ces orientations sont portées dans la politique commerciale de l’UE, dont la France ne fixe pas seule les règles (documents 2 et 3, p. 20–21).

Question 4 — Commerce et développement durable

L’UE peut inscrire dans ses accords des engagements sur le climat et les droits fondamentaux du travail, suivre leur application et prévoir, en dernier ressort et selon l’accord, des conséquences en cas de violation persistante. Le document 5 présente le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières comme un moyen de limiter les « fuites de carbone » et le règlement sur la déforestation comme une règle pour les produits mis sur le marché européen, quelle que soit leur provenance. Il évoque aussi l’interdiction de produits issus du travail forcé. L’accompagnement des partenaires est nécessaire : l’alliance pour un cacao durable avec la Côte d’Ivoire et le Ghana associe producteurs, acheteurs et aide technique pour que des exigences plus élevées ne se réduisent pas à une exclusion de leurs marchés. Ces instruments ont des calendriers et modalités propres : le sujet décrit une orientation et des mesures, pas un résultat écologique déjà mesuré (document 5, p. 22–23).