Corrigé technicien 2026 : artisanat et métiers d’art

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Proposition de corrigé — non officielle. Session 2026. Concours externe, spécialité artisanat et métiers d’art, questions techniques. Durée : 3 heures. Coefficient : 1.

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Les quatre questions, notées respectivement sur 7, 5, 4 et 4 points, couvrent la sûreté, l’exposition d’art contemporain, le marquage des collections et la communication auprès des enfants. Les réponses associent les documents aux connaissances professionnelles, comme l’autorise l’énoncé.

Question 1 — Renforcer la sûreté du musée

a) Note au conservateur sur les dispositifs techniques — 4 points

À l’attention du conservateur du musée de Techniville
Objet : sécurisation du bâtiment et des œuvres présentées

La sûreté doit associer protection mécanique, détection électronique et surveillance humaine. Un diagnostic préalable recensera les accès, les faiblesses du bâtiment, les œuvres sensibles et les délais d’intervention. Il permettra de choisir des dispositifs compatibles avec la conservation, l’accueil du public et la sécurité incendie.

La protection physique doit couvrir les abords, les portes, les fenêtres, les toitures et les sous-sols. Clôtures, bornes, portes renforcées, grilles et vitrages retardateurs d’effraction ralentissent l’intrusion. Les performances doivent concerner l’ensemble posé, y compris encadrements, serrures et ancrages. Les réserves et locaux sensibles peuvent être isolés par des recoupements intérieurs. Les durées d’essai en laboratoire citées dans le dossier ne garantissent pas un délai identique en situation réelle.

Le contrôle des accès limite les personnes autorisées dans chaque zone. Les clés et badges sont attribués individuellement, suivis et récupérés lors d’un départ. Les accès des prestataires sont restreints aux besoins de leur mission. Les serrures électroniques nécessitent une solution adaptée en cas de panne. Les issues de secours restent utilisables conformément aux exigences de sécurité : renforcer la sûreté ne signifie pas bloquer l’évacuation.

Une centrale multizone reçoit les signaux des détecteurs périphériques, des contacts d’ouverture, des capteurs volumétriques et de la détection rapprochée des œuvres. Elle dispose d’une alimentation de secours, de protections contre le sabotage et d’une transmission vers les personnes ou services désignés. Des procédures de levée de doute et d’intervention sont indispensables. Les essais, la maintenance et la formation des agents conditionnent l’efficacité du dispositif.

La vidéo complète cet ensemble : surveillance des zones sensibles, levée de doute et conservation d’éléments utiles à une enquête. Son implantation respecte les formalités applicables aux espaces ouverts au public ou réservés au personnel, l’information des personnes, la limitation des accès aux images et la protection des données. Elle ne remplace pas les obstacles physiques.

Dans les salles, les objets sensibles sont présentés dans des vitrines résistantes, verrouillées et éventuellement sous alarme. Les cadres et supports reçoivent des fixations antivol compatibles avec les œuvres ; les socles sont stables, les petits objets protégés et les circulations maintenues à distance. Aucun dispositif ne doit percer, contraindre ou altérer une œuvre. Les supports au contact sont chimiquement compatibles. L’installation sera étudiée avec les responsables des collections et les conseillers sûreté, puis testée dans les conditions réelles d’exploitation.

b) Procédure en cas de vol — 3 points

La première priorité est la protection des personnes. L’agent alerte les forces de l’ordre et la direction selon la procédure interne, sans poursuivre le voleur ni exposer le public. La zone est protégée pour préserver les traces et éviter les manipulations ; l’évacuation reste possible.

Le responsable vérifie rapidement que l’absence ne correspond pas à un mouvement enregistré, puis consigne les circonstances : heure de découverte, dernière présence connue, emplacement, témoins et événements d’alarme. Les vidéos et journaux d’accès sont préservés, sans les diffuser publiquement. La police ou la gendarmerie conduit les constatations.

Le représentant habilité dépose plainte. Il transmet un dossier d’identification : numéro d’inventaire, titre, auteur, dimensions, matériaux, photographies, marques distinctives, statut et propriétaire, ainsi que les documents de prêt si nécessaire. La direction informe la collectivité, le prêteur et l’assureur selon les contrats. Avec les services compétents de la Culture et de l’enquête, ces éléments permettent les signalements dans les bases spécialisées, notamment celles de l’Office central de lutte contre le trafic des biens culturels. Le musée ne se substitue pas aux enquêteurs.

Après sécurisation et autorisation des services compétents, un retour d’expérience examine la chaîne d’alerte et les vulnérabilités pour arrêter les mesures correctives. Le ministère de la Culture explique le rôle de la documentation et des signalements.

Question 2 — Exposer et conserver l’art contemporain

a) Protocole de mise en exposition — 3 points

Avant le montage, réunir pour chaque œuvre la fiche technique, le constat d’état, les instructions de l’artiste ou du prêteur et les conditions du contrat : matériaux, assemblage, poids, fragilités, éclairage, environnement, fonctionnement et éventuelles possibilités de réactivation. Les œuvres instables ou composites demandent un examen avec un conservateur-restaurateur.

Un plan d’implantation prévoit les dégagements, l’accessibilité, les distances au public et les moyens de manutention. Supports et fixations doivent être stables, sans substances nocives ni contacts abrasifs. L’exposition d’installations électriques ou interactives suppose aussi de vérifier les risques pour les visiteurs et les agents, sans modifier l’œuvre sans accord.

Le calendrier sépare les travaux des autres corps de métier de l’arrivée des œuvres. La salle est propre, les vitrines nettoyées, les conditions climatiques mesurées et les chariots protégés. Des agents formés réalisent déballage, constats contradictoires et installation, avec assistance spécialisée si nécessaire. Un essai contrôle stabilité, éclairage, alarmes et fonctionnement avant ouverture.

Pendant l’exposition, les mesures d’ambiance et les constats suivent une fréquence adaptée aux fragilités. Au démontage, les œuvres sont constatées, retirées et mises à l’abri avant le début des travaux, puis conditionnées pour leur destination.

b) Conservation dans la collection permanente — 2 points

L’entrée en collection exige une documentation durable : matériaux, instructions de montage, fichiers et logiciels éventuels, droits, éléments remplaçables et limites des interventions autorisées. Une matière périssable ne doit pas être remplacée arbitrairement ; la possibilité de recréer l’œuvre doit être établie avec l’artiste ou ses ayants droit.

Les conditions de réserve sont adaptées aux matériaux, avec suivi de température et d’humidité, prévention des nuisibles, conditionnements compatibles et contrôle régulier de l’état. Papier et textiles imposent notamment de limiter la lumière et la durée d’exposition. Le dossier cite 50 lux et trois mois comme repères pour ces catégories : ils ne constituent pas une recette universelle pour toutes les œuvres contemporaines. La mise au noir limite l’exposition future ; elle ne répare pas les dégradations lumineuses déjà subies.

Pour les œuvres numériques, conserver les fichiers, leurs caractéristiques et des copies vérifiées, documenter le matériel et anticiper l’obsolescence. Toute migration doit respecter l’identité et les instructions de l’œuvre.

Question 3 — Marquer des collections pluridisciplinaires

a) Enjeux — 2 points

Le marquage relie physiquement le bien à son inventaire et à sa documentation. Il facilite les mouvements, le récolement, la gestion des réserves et l’identification en cas de vol. Il faut distinguer identification, gestion et sûreté : un code-barres de gestion ne remplace pas nécessairement le numéro d’inventaire intelligible.

L’enjeu de conservation impose un compromis entre lisibilité, pérennité, discrétion et réversibilité. Le produit et la méthode ne doivent pas altérer le matériau. Les prêts et dépôts ne sont pas marqués comme les biens appartenant au musée. Si le marquage direct est inadapté, une étiquette ou le conditionnement peut porter le numéro, avec une photographie permettant le rapprochement. Les anciens numéros sont conservés et documentés.

b) Protocole et planning — 2 points

Commencer par vérifier identité, propriété, inventaire, matériaux et état de chaque objet. Regrouper les biens par typologie et difficulté, puis faire valider les méthodes et emplacements par le responsable des collections et un restaurateur. Former les opérateurs et préparer un poste stable, propre, ventilé et équipé selon les produits utilisés.

Une série pilote teste les méthodes retenues. Pour chaque objet, reporter le numéro vérifié sur une surface compatible ou un support indirect, laisser sécher, contrôler la lisibilité et photographier l’emplacement. Pour un ensemble démontable, identifier les éléments sans provoquer un démontage dangereux. Enregistrer opérateur, date, méthode, produit et localisation du marquage dans la documentation.

Un planning réaliste comporte quatre étapes : diagnostic et priorisation ; formation et essais ; campagnes par lots ; contrôle final et traitement des cas difficiles. La durée et les effectifs dépendent du nombre d’objets et du temps mesuré sur le pilote, absents du sujet. Les pièces fragiles sont réservées aux personnes compétentes ; aucun objectif de cadence ne justifie une intervention risquée.

Question 4 — Une publication municipale pour les enfants

a) Adapter le support — 2 points

Définir la tranche d’âge et les capacités de lecture : un support pour la maternelle ne se conçoit pas comme celui du CM2. Choisir des sujets concrets liés à leur quotidien, expliquer les mots nouveaux, employer des phrases courtes et associer textes, illustrations, jeux et exemples locaux. La mise en page doit rester lisible et accessible, sans surcharge.

Tester un prototype avec des enfants et les équipes éducatives permet de vérifier compréhension et intérêt. Le conseil municipal des enfants peut proposer des thèmes, sans que la continuité de la publication dépende exclusivement de lui. La commune fixe une fréquence, un budget, une responsabilité éditoriale et une diffusion par les écoles, bibliothèques et site municipal. L’information reste adaptée au jeune public et ne devient pas une publicité personnelle pour les élus.

b) Formats proposés — 2 points

Un journal vidéo court, préparé avec les enfants et le service communication, peut présenter une visite d’équipement ou une initiative environnementale. Un podcast, une bande dessinée, une carte illustrée du quartier ou un jeu de découverte complètent le magazine papier. Chaque format apporte une fonction précise : écouter une interview, comprendre un service, explorer son environnement ou réaliser une activité.

Des sous-titres, transcriptions et versions imprimables évitent l’exclusion liée au handicap ou au manque d’équipement. Pour les productions participatives, organiser l’encadrement, les autorisations nécessaires pour l’image et la voix, la protection des données et la modération. Un questionnaire simple après diffusion aide à améliorer le prochain numéro.